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Antiféminisme Aimeles

La femme objet, entre mythe et fantasme.

Publié le 3 janvier 2010 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

D’aucuns pensent qu’il existerait des femmes-objets. La timidité affichée de certaines femmes, leurs manières affectées, nous confortent dans cette opinion commune. Pour la plupart des gens, la maîtrise de l’autre  s’exerce de façon extravagante. Il faut forcément en faire beaucoup pour posséder sa propre vie et contrôler celle des autres. Or la timidité affichée de certaines femmes, ne les empêche en rien de dominer dans le couple. Bien entendu, quand on demande aux gens de désigner des femmes-objets de leur entourage, ce ne sont ni leurs mères, ni leurs femmes, ni leurs filles. Ce sont toujours les femmes des autres. Et bizarrement quand on demande à chaque homme si sa mère, sa femme ou sa fille sont des femmes-objets, tous vous répondront que non ! Pleins de dédain, certains hommes se permettent de juger que ce sont les femmes des autres familles qui sont des femmes-objets. Ils n’en ont jamais vues, ils n’en ont jamais connues, mais ils savent qu’elles existent!

A vrai dire, la femme objet n’existe pas.

 

Chez les féministes, la femme objet sert de repoussoir ou d’épouvantail face aux hommes. Pauvre femme-objet qui serait exploitée et soumise aux méchants hommes. Chez les hommes, la femme-objet est un fantasme. Dominés par leur propre mère, et la dominant à leur tour, tous les enfants ont le fantasme de renverser les rôles adultes avec leur propre compagne, de transformer cette femme en un objet rassurant, une sorte de doudou : la femme-objet. Ils l’appellent de leurs voeux. Et plus ils sont restés prisonniers de cette relation maternelle, plus le fantasme est présent, plus les féministes gagnent les cerveaux, grossissant d’un trait ce qui l’entretient et qui leur fait peur. Le fantasme étant présent en chacun d’entre nous, il parle à tous. Mais ce fantasme généralisé, ne prouve pas qu’il soit significatif d’une quelconque réalité, au contraire, puisque le fantasme échappe, par définition à la réalité.

 

Cette image fantasmagorique est celle de la femme qu’on voudrait pouvoir protéger, frêle, et fragile dont la faiblesse flatte nos ego narcissiques blessés. La femme-objet c’est la femme des autres, certainement martyrisée par son mari, dont nous nous ferions un devoir de la sauver pour nous valoriser (ou plutôt pour prendre symboliquement la place du père). Elle flatte notre besoin de donner de l’amour. La femme-objet est la femme des féministes, pauvre demeurée, exploitée par la condition masculine. Elle justifie le pire.

Personne ne veut s’apercevoir que la femme-objet n’est que le fruit d’angoisses partagées entre des hommes et des femmes qui ont une frousse terrible de la domination de l’autre sexe. La peur prolonge le fantasme.

 

 

Et puis le syndrome (très minoritaire) des femmes battues participe également à faire vivre le mythe.  Celles-là ne sont pas plus objet que les autres, victimes seulement de leurs propres attirances ou de la manipulation d’un autre homme qui profite de besoins inassouvis chez sa victime, homme victime lui-même d’un mauvais exemple ou même “éduqué” par ces femmes à les faire souffrir, femmes qui, quelque soit l’origine du problème, reviennent immanquablement vers leur bourreau accros à une relation perverse qu’elles subissent ou qu’elles ont provoqué (difficile de démêler le vrai du faux de ce genre de relations). L’homme et la femme étant responsables à parts égales du maintient de la relation, il faudra parler de couples pervers, plutôt que de femme-objet. Et pour aller plus loin, même si on reconnaissait le concept de femme-objet dans ce genre de relation, il serait inadmissible que le fonctionnement pervers de quelques couples justifie une stigmatisation de tous les hommes sains d’esprit. 

 

 

Les féministes se font peur avec ce concept car elles sont térrifiées de la possibilité d’un retournement de situation. Dans la réalité, les femmes arrivent très bien à se défendre toutes seules, quand elles ne font pas de leur homme un homme-objet. Cette dernière espèce est d’ailleurs beaucoup plus répandue que la femme-objet. En effet, combien de fois, ce sont les femmes qui sont les donneuses d’ordre dans le couple. Ca passe très bien parce que ce sont des femmes ? Moi je m’interrogerais plutôt sur l’autoritarisme dont certaines femmes usent insidieusement envers leur mari. Beaucoup de femmes arrivent à faire faire n’importe quoi à leur homme, et parfois le pire jusqu’à le battre en sachant qu’elles jouiront d’une totale impunité. Ce genre de femmes cachent cette attitude autoritaire par un comportement mielleux au début, en arrivant même jusqu’à insulter et mépriser leur partenaire par la suite ou à lui faire faire des activités dangereuses pour sa santé (par exemple). Il faut bien être naïf pour “>

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6 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “EMILY RATAJKOWSKI NUE SUR UN CHEVAL POUR LA CAUSE FÉMINISTE”, Marie Claire du 11/07/2016.

    C’est une femme objet dans un cas, c’est une féministe dans un autre. Allez comprendre la cohérence si ce n’est celle de la domination par double langage.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Jean-Marie Le Pen se battra jusqu’au bout de ses forces”, Figaro du 12/05/2015.

    La naïveté des hommes sur les femmes dans toute son ampleur : la seule explication que trouve Jean-Marie Le Pen à son exclusion décidée par sa fille, est qu’elle serait victime d’une manipulation. Il n’imagine pas qu’elle ait joué les communicantes à son service durant des années en sachant que c’était le prix à payer pour y arriver et pouvoir l’évincer.  Il a cru la contrôler durant des années et il ne veut envisager que 1 Il se soit fait duper 2 Elle puisse contrôler son entourage. La perméabilité presque complète des hommes aux femmes rend l’exercice du pouvoir périlleux en cas de mixité, démocratie ou pas.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Le ministre démissionnaire Jérôme Cahuzac, trahis par sa femme ?

     

    Sud-ouest du 04/04/2013

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