Accueil » Enfance détruite » La masturbation comme contrôle social des garçons
Antiféminisme Aimeles

La masturbation comme contrôle social des garçons

Publié le 4 décembre 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 21 min

doit être transcendée. Lorsque vous vous masturbez, je parle bien aux garçons, vous perdez la force d’aller vers les autres, d’être blessé et donc de vous remettre en question et de progresser. Vous restez alors des rapports immatures avec les filles. Les femmes en général sont disponibles dans votre imaginaire, vous exigerez alors que les femmes dans la réalité, le soient. Et comme elles ne le seront pas, sauf peut-être pour une passade, vous resterez confortablement installés dans votre imaginaire. Et le pire arrivera quand vous trouverez l’amour de votre vie. Ce jour là, vous voudrez l’avoir à disposition et si elle ne l’est pas vous ne comprendrez pas. Au début, bien entendu, elle sera aussi disponible que vous. C’est une question hormonale. Mais vous fondrez votre couple sur un mensonge. Le jour où elle ne sera plus disponible, et ce jour arrivera tôt ou tard, vous vous jugerez trahi. Et vous vous autoriserez alors toutes les tromperies possibles et imaginables.

L'avenir selon Jacques Attali

Retrouvez le blog de M Sani ici.

Or, votre partenaire ne peut pas être constamment disponible pour vous. Cette envie est une mauvaise interprétation du devoir conjugal. Le devoir conjugal ne peut s’entendre que dans la chasteté. Sinon, il n’est que masturbation, cette masturbation pouvant parfois aboutir à la tentation du viol. Il faut bien entendu savoir se donner à l’autre, mais pour l’autre, et non pour satisfaire son égocentrisme. Le devoir conjugal est donc d’abord un devoir qu’on se fait mutuellement, avant d’être une prérogative qu’on pourrait exiger de l’autre. Le vrai devoir conjugal est à l’opposé d’une pratique masturbatoire. Il cherche à voir en l’autre, et la vertu qui y est attachée incline même à exiger d’être vu de l’autre. A l’opposé de la masturbation, il y a donc la retenue et donc, la chasteté qui rend libre et qui n’empêche aucunement les rapports sexuels avec sa femme (bien au contraire 🙂 ) (2).

On peut donc se demander maintenant pourquoi la société promeut une pratique individuelle à ce point néfaste pour les relations de couple et la vie en société.

La société actuelle a intérêt à ce que les hommes se masturbent.

Consommatrice en pleurs

Autant la société passée avait besoin de couples forts et d’hommes virils prêts à consacrer leur énergie à des œuvres monumentales, voire à la guerre, autant la société d’aujourd’hui riche se contenterait bien de femmes célibataires pour avoir à gérer le moins de problèmes possible. La femme célibataire consomme, est dévouée à la société, est source de stabilité. Elle n’interroge pas la société sauf pour son propre avantage matériel qu’elle confond avec celle-ci. Elle la reproduit sans même se reproduire, ou en se reproduisant le moins possible. L’énergie masculine dans ce cadre est complètement rejetée, elle qui bouscule, cherche à proliférer, préfère produire plutôt que consommer. A l’opposé du jeune homme qui conserve son énergie pour le monde, le jeune homme qui se masturbe est plus facilement contrôlable. Il évacue son énergie en la rendant improductive. Il s’habitue au célibat. Il s’enfonce dans une vie où la sexualité est tout, représente tout et va vers tout. Plus il se masturbera, plus le jeune homme deviendra un consommateur, il ne fera pas de vague. Ce serait d’ailleurs marrant de demander aux adolescents actuels d’arrêter de se masturber tous ensemble durant un mois. On créerait un joli bordel dans nos établissements scolaires féminisés. Ce serait une explosion de testostérone comme il y a longtemps qu’on en a jamais vue ! En vérité, la pratique masturbatoire n’est pas combattue et elle est même encouragée pour cette raison. Notre société molle préfère gérer les garçons qu’avoir à les éduquer. Notre société riche préfère les voir gaspiller leur énergie dans des fantasmes plutôt que de les voir devenir actif et donc forcément dangereux. Car c’est plus facile. L’enfant flatté d’hier est devenu l’adulte indolent d’aujourd’hui qui conseille à ses enfants de ne pas vivre, mais surtout qui ne lui en donne pas les moyens. Nos jeunes garçons sont ainsi encouragés à se masturber plutôt qu’à envisager une vie de couple sérieuse, et donc à baiser plutôt qu’à faire l’amour. Ce penchant n’a pourtant pas à être flatté dans une “>

Lire la suite

67 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Accro au sexe, j’ai fini par comprendre pourquoi je multipliais les conquêtes””, L’Express du 09/03/2019.

    Un homme réapprend à voir dans les femmes des êtres humains. Pendant ce temps :

    “La masturbation féminine, parlons-en ! Mais sans clichés”, Le Monde du 10/03/2019.

    L’énergie féminine devient l’enjeu de la stérilisation. Les femmes doivent réapprendre à s’écarter des hommes, certainement pour rester désirables, ou toujours plus stériles. Et les hommes sont appelés à utiliser leur énergie de manière respectueuse envers les femmes.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “La prude Zambie déclare la guerre aux poupées gonflables”, AFP du 12/03/2018.

    La masturbation est mal vue dans les pays féconds et elle est bien vue chez nous. D’un autre côté, la présence de telles poupées dans les pays féconds n’est pas acceptée car elles concurrencent de manière déloyale les femmes…

    • Ping de Pauvreconsentimental:

      C’était il y a 15 ou 20 ans, une féministe assimilait un utilisateur de poupée gonflable à un violeur !!! (Authentique!). Aujourd’hui, les sex-toys féminins sont célébrés, glorifiés sur tous les tons. La sexualité féminine est portée aux nues, la sexualité masculine est décriée, stigmatisée, réprimée. criminalisée !!!

  3. Ping de Mindstyle:

    Hier, alors que flânais dans une bibliothèque, je regardais les livres traitant de la sexualité et j’ai longuement parcouru cet ouvrage :

    http://www.amazon.fr/Malaise-dans-sexualit%C3%A9-pi%C3%A8ge-pornographie/dp/2709628147

    Les remugles féministes pouvaient être perçus à la lecture de certains passage.

    Ainsi, si les hommes s’enferment dans la pornographie, ce serait parce qu’ils ne parviennent plus à composer avec les exigences et les critères imposés par les femmes modernes.

    Mais ce qui m’a le plus choqué, c’est que malgré certaines analyses fort intelligentes, qui faisaient ressortir l’aspect “marchandisation du corps humain” dans la pornographie, c’est que l’auteure, vers la fin de son ouvrage mettait au même plan celui qui fantasme sur le viol et celui qui “chante les louanges des temps anciens” où la femme restait à la maison pour s’occuper de son foyer.

    Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié le passage où l’auteure explique que l’accès à la pornographie, facile et instantané, empêche le désir de naître, désir qui naît de la frustration qui doit s’apprivoiser.

    Après coup, j’ai réfléchi à la question et je pense que le désir qui est “mort né”, celui qui n’a pas eu le temps d’éclore et de se manifester, de mûrir, reste dans le subconscient, comme si on avait “contracté une dette” et qu’après un certain temps, ce désir nié car satisfait avant même de naître finit par se manifester de façon plus où moins violente dans un passage à l’acte utilisant la coercition :

    viol ou bien le fait de s’adonner à la prostitution.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    Culpouhiou, un blogueur qui utilise son énergie pour de grandes causes :

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.