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Antiféminisme Aimeles

La masturbation comme contrôle social des garçons

Publié le 4 décembre 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 21 min

Le temps de l’éducation jésuite semble bien loin, où dans les dortoirs, les garçons adolescents devaient laisser leurs mains en dehors des draps pour éviter toute caresse coupable. Depuis les radios nous ont rassurés « Ce n’est pas sale ». La masturbation serait même saine si on en croit un rapport de l’ONU (1). Dans ce dernier, elle est même conseillée pour les enfants. La machine à déculpabiliser est en marche.

Flatter l’ignorance des enfants

Nos ancêtres voulaient transmettre aux jeunes que la masturbation était contre-productive. Ils le faisaient en posant une sorte de tabou par la contrainte psychologique en la décrivant comme sale. Ce genre d’éducation semble complètement anachronique aujourd’hui. Plus rien ne doit être sale, tout doit être compris. La limite elle-même est suspectée d’être malsaine. Les seuls tabous acceptables sont ceux issus du fruit de la spontanéité qu’un individu se donnera seul. La société laisse au frêle enfant la tache de réinventer l’eau chaude pour sa propre vie. Il doit s’éduquer par ses propres moyens, et à la rigueur, on l’y aide en lui faisant découvrir son corps, ses mécanismes et son bon usage dans la maîtrise de sa fécondité, quitte à devoir lui parler de masturbation ou d’avortement à un âge pour le moins jeune (1). Et toute autre interaction venue de l’extérieur sera considérée comme une intrusion si elle n’est d’abord acceptée. On mise sur l’intelligence, on flatte l’ego, on éduque sans le dire. On considère que les enfants sauront bien choisir dans leur environnement, les personnes les plus à même de les faire grandir ou quand la flatterie tient lieu d’autorité.

enfant

Pas de liberté sans l’autorité d’un père.

Or s’il y a bien une aspiration au bon et au vrai chez les enfants, il y en a une autre qui n’est pas moins forte et qui les fait pencher vers le plus facile. Sans l’intervention de l’adulte, le résultat est connu d’avance chez un enfant : il se laissera aller à la facilité jusqu’à devenir esclave de ses passions. Plus tard, faisant œuvre d’intelligence, il pourra revenir sur ce qu’il fait, et essayer de se corriger. Il sera alors bien tard et l’épaisse couche de gras amoral et d’hypersexualisation dans ce cas précis qu’il aura accumulés l’éloigneront d’autant plus d’une quelconque forme de rédemption. L’amoralité des adultes n’est pas moins forte parce qu’ils démissionnent de leurs fonctions en flattant les enfants pour mieux éviter la confrontation. Ils se croient expérimentés et intelligents parce qu’ils les encouragent à se laisser-aller. Pas besoin d’être très intelligent pour cela. En fait, ils ne font que leur léguer un asservissement. Ainsi, des personnes comme moi qui ont le désir de vivre dans une société plus libre et donc mieux éduquée, se retrouvent obligées de consacrer leur temps et leur intelligence à expliquer longuement les ressorts d’une éducation ancienne tandis qu’elles devraient se consacrer à des œuvres d’intelligence d’avenir. gleedenEn espérant que ce travail ingrat payera un jour, concurrencé que je suis par une société qui déploie des trésors d’imagination pour flatter ses consommateurs en les bêtifiant et les détourner de cette intelligence comprise qu’on leur avait promise, il me faut donc expliquer de manière intelligible aujourd’hui, en quoi la masturbation est une aliénation. J’aimerais vraiment écrire sur autre chose, mais il faut prendre sa société et les individus de son époque là où ils en sont. Et il est des époques où tous, nous ne sommes pas à un niveau mirifique.

Avant la société : l’individu.

Hier la masturbation était désignée comme sale, dans le langage d’aujourd’hui, il faudra arriver à en conclure qu’elle est bête. Avant toute chose et pour éviter l’hypocrisie que nos féministes reprochent tant aux époques passées, je me suis masturbé, et il est probable que je me masturberai encore. Cependant, je me masturbe beaucoup moins qu’avant et j’y ai gagné en liberté. Je sais désormais que moins je me masturbe, plus je suis équilibré, plus je suis en accord avec le monde extérieur. Pourquoi ? Tout d’abord la masturbation prive d’une énergie vitale qui “>

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67 Commentaires

  1. Ping de Mindstyle:

    Hier, alors que flânais dans une bibliothèque, je regardais les livres traitant de la sexualité et j’ai longuement parcouru cet ouvrage :

    http://www.amazon.fr/Malaise-dans-sexualit%C3%A9-pi%C3%A8ge-pornographie/dp/2709628147

    Les remugles féministes pouvaient être perçus à la lecture de certains passage.

    Ainsi, si les hommes s’enferment dans la pornographie, ce serait parce qu’ils ne parviennent plus à composer avec les exigences et les critères imposés par les femmes modernes.

    Mais ce qui m’a le plus choqué, c’est que malgré certaines analyses fort intelligentes, qui faisaient ressortir l’aspect “marchandisation du corps humain” dans la pornographie, c’est que l’auteure, vers la fin de son ouvrage mettait au même plan celui qui fantasme sur le viol et celui qui “chante les louanges des temps anciens” où la femme restait à la maison pour s’occuper de son foyer.

    Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié le passage où l’auteure explique que l’accès à la pornographie, facile et instantané, empêche le désir de naître, désir qui naît de la frustration qui doit s’apprivoiser.

    Après coup, j’ai réfléchi à la question et je pense que le désir qui est “mort né”, celui qui n’a pas eu le temps d’éclore et de se manifester, de mûrir, reste dans le subconscient, comme si on avait “contracté une dette” et qu’après un certain temps, ce désir nié car satisfait avant même de naître finit par se manifester de façon plus où moins violente dans un passage à l’acte utilisant la coercition :

    viol ou bien le fait de s’adonner à la prostitution.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    Culpouhiou, un blogueur qui utilise son énergie pour de grandes causes :

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Porno à la récré et attouchements”, JDD du 14/05/2015.

     

    La pornographie loin de permettre de gérer la mixité, l’a rendue de plus en plus difficile à vivre. Les apprentis sorciers qui croyaient que la généralisation de la pornographie permettrait l’expression des sentiments “naturels”, qu’il n’y avait “rien de sale à cela”, ont enfermé toute une génération de garçons entre onanisme et hyper sexualisation… au profit des filles sauf ici quand les esclaves veulent se faire payer en réalité.

  4. Ping de Stigmate:

    Je viens de découvrir ce site et un mot me vient . . . merci tout simplement merci cher durandal pour cet énooooooorme travail que tu as fourni en vue de rééduquer ce pays . Je te souhaite bonne continuation et te passe un salut fraternel en christ

    • Ping de observateur:

      J’ai lu l’article, soyez prudent. Il me semble que le but de cet article n’est pas de dénoncer la pornographie mais de faire passer dans les esprits la notion de culture de viol.

      Pour ceux qui l’ignorent il semblerait que la culture de viol désigne dans la bouche des féministes radicales toutes culture qui n’a pas encore banni l’hétérosexualité.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Il faut bien comprendre également que nous trouvons dans une situation ubuesque : les féministes qui ont promu la révolution sexuelle, sont maintenant en train de faire croire que cette libération sexuelle est une oppression patriarcale… En tout et pour tout, nous devons rester droit et dénoncer la manipulation : les féministes ont échoué en matière de libération sexuelle et leur culture du viol est une invention puritaine pour contrer la libération sexuelle. Elles ont donc faux sur tous les points. C’est leur dialectique le problème. Mais comment faire pour prendre la parole sans risquer d’être accusé soit de défendre la libération sexuelle, soit la culture du viol. Vous voyez bien que cela fait partie des positions contradictoires des féministes qui n’ont qu’un seul but : asseoir un totalitaire féminin. Plus que les idées féministes qui se contredisent perpétuellement, il faut absolument que le lecteur antiféministe perçoive cette dialectique de pouvoir. Dans ce combat, on ne peut se placer du point du vue du discours féministe mais essayer d’agir contre le méta discours : celui qui se situe en dehors du champ de la philosophie, celui des luttes de pouvoirs, de la domination d’un sexe sur l’autre, le marxisme dominateur d’état qui fait écho au libéralisme totalitaire individualiste. Prudence pour le lecteur vous avez raison, mais aussi invitation à manipuler avec discernement critique ces concepts qu’on lui lance à la tronche comme des vérités définitives, mais qui n’arrêtent pas de changer.

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