Accueil » Eglise/Religion » La nouvelle traduction féminisée du “Notre Père”
Antiféminisme Aimeles

La nouvelle traduction féminisée du “Notre Père”

Publié le 4 mars 2018 par Léonidas Durandal à 13 h 43 min

de vouloir être libérés du péché. Par contre, la phrase « Ne nous laisse pas entrer en tentation », ne souffre elle d’aucune ambiguïté : le catholique qui prononce cette phrase ne veut pas vivre. Il veut rester sous les jupes de Marie et en rester à l’état d’enfant, sans avoir à redevenir un enfant après de longues épreuves.

Dans le fond, comme dans la forme, les nouvelles traductions sont donc régressives. Elles sont le signe de communautés qui ne veulent pas avoir à s’affronter au monde, à l’altérité. Elles sont le fait de petites femmes qui veulent ignorer le Père éternel et en rester à un culte de leur maman qu’ils confondent avec l’Église, de communautés qui ont peur, de plus en plus peur, et qui se réfugient dans une position sécuritaire.

Dès lors, pas étonnant que des étrangers nous trouvent bizarrement mièvres et sectaires. Cela n’a rien de contradictoire. Derrière la volonté de ne pas blesser, il y a surtout une immaturité profonde, qui est un refus de grandir, notamment par et dans la foi, ceci afin de rester enfermé dans des certitudes. La communauté devient alors un refuge pour ne pas penser, et pour ne pas agir, de peur de blesser les égos de chacun.

Un signe de cette presque démence : le refuge de certains dans une manière de prier irréfléchie, laissant à Dieu soit disant toute la place pour qu’Il agisse à notre place, sans avoir à trouver les mots justes qui nous feraient avancer. Un autre signe : cette façon de mépriser la parole. Toute parole est effectivement péché. Mais ne pas accepter de parler, c’est refuser de commencer à marcher. Même le silence doit être habité par une présence. Il est vrai que nous pouvons parler sans prendre en compte l’autre que nous avons en face de nous. Mais nous pouvons aussi rester en silence dans un péché confortable…

Voilà pourquoi la foi diminue, la croyance devient fragile. Voilà pourquoi aussi nombre de pratiquants apparaissent irresponsables à ceux qui ne le sont pas. Irresponsables, ils le sont bien, même si les non pratiquants ne sont pas en reste, n’ayant même pas commencé à marcher. Tout au moins nombre d’entre eux ont soif et restent à l’écart de l’Église simplement parce que personne ne leur donne les clefs pour comprendre. Avoir soif, ou vivre dans la régression, des deux choix, il m’apparaît souvent qu’il vaut mieux être dans la première situation.

Le manque de respect en Dieu, se traduit par un manque de respect envers l’institution. Le prêtre est honni s’il prononce la moindre parole qui dérange. Dès lors, l’arrivée de prêtres en provenance d’Afrique, et qui sont eux, bien plus croyants que nous, ne se fait pas sans difficultés. Eux, ont l’habitude d’exercer leur ministère en toute confiance, sans avoir à se méfier des langues perfides. Malheureusement, ils comprennent bien vite que les communautés qu’ils ont en face d’eux sont organisées pour rester de petites sectes attachées à leur clocher, avides de rester dans leur fange, hermétiques à toute parole différente, jalouses de celui qui a été pourvu de plus de talents qu’eux par Dieu. Le peuple catholique ose alors rejeter ceux qui ont été désignés par plus grand que leur personne. Et tous ces crétins tolérants et pro-nègres, se muent alors en xénophobes sanguinaires, tant leur ambivalence est grande. Nous avons les prêtres qui nous ressemblent. Aujourd’hui, ceux-là nous fuient tant nous sommes devenus laids.

D’un autre côté, quand nous voyons des prêtres qui rendent un culte à la déesse mère plutôt que de nous parler des épreuves, du chemin de croix de Jésus, de notre chemin de croix et de notre rédemption. Quand nous voyons une hiérarchie de théologiens qui cautionnent des traductions à ce point féminisées, la conclusion arrive d’elle-même : pour paraphraser Georges Brassens, ils scient la sainte branche sur laquelle ils sont posés et dès lors, ils ne doivent pas s’étonner des difficultés qu’ils rencontrent en pratique. Si le pasteur n’est pas sorti des jupes de Marie, comment les brebis pourraient s’aventurer en dehors de la bergerie. En ce sens, le traditionaliste n’est pas si différent du conciliaire. Moins mièvre, plus cultivé, il compense par une désobéissance plus grande à notre Sainte Institution et n’en est pas moins sectaire que le conciliaire.

 

En revenir à l’Esprit Saint

Une bonne traduction mêlerait, à mon avis, le vouvoiement d’avant 1966, à la formule de l’abbé Carmignac : « Gardez-nous de consentir à la tentation », ou plus simplement « Ne nous laissez pas esclave de la tentation », ou encore “Ne nous laissez pas choisir le péché”. Quant “>

Lire la suite

Un commentaire

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Luc 11  : “27 Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! 28 Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !”

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.