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La perte de l’innocence

Publié le 24 novembre 2016 par Léonidas Durandal à 15 h 51 min

d’homosexualité, il la voit affichée quand ils sortent de l’école, ils ont des téléphones et visionnent de la pornographie, à 9 ans ils s’envoient des photos de leurs parties intimes, pour faire comme tout le monde. Ils s’habillent en adultes pour séduire, qui ? Le petit ami qui comble leurs manques familiaux, le groupe harceleur et avide d’expurger sa violence, pour devenir ce qu’ils s’imaginent être grands.

Oui, il faut grandir. Nous ne pouvons rester d’éternels innocents. Seulement pourquoi aller jusqu’à exposer inutilement les enfants ? Tout s’est affreusement mélangé de nos jours. Les adultes d’aujourd’hui ne s’aiment plus, ils voudraient redevenir petits. Ils calquent leurs désirs sur ce temps qui leur a été volé, ou bien ils fantasment un retour puéril à Marie. Ou bien, ils sont comme moi, un peu cyniques. Les uns salissent de leur regard trompeur les enfants, les autres ne veulent pas voir comme ils sont ou ce dont ils auraient besoin. Peu peuvent regarder cette publicité Laudate et s’émerveiller sans une once de naïveté.

 

medaille

 

Voilà bientôt 4 ans, lors du campement en plein Paris en opposition à la loi Taubira, un homme s’est approché de nous. Lourd de son corps qu’il détruisait à force de manger, il ne pouvait se battre. Il a décidé de nous soutenir à sa manière, par la prière. Il nous a donné une médaille de Marie. L’innocence est horrible car son destin c’est la destruction. Seulement nous en avons besoin pour continuer. D’ailleurs trop innocents, sans chef, nous n’avons pas su nous battre ce jour là. Et pourtant, sans une forme d’innocence, nous n’aurions pas été là, comme ce gros monsieur qui voulait faire quelque chose. Tous trop innocents avec un peu de ce regard de petite fille, mais présents à cause de cela. Où que nous en soyons dans nos vies, les protecteurs ne peuvent laisser le monde aux cyniques ou aux naïfs. J’ai toujours la médaille, je la regarde encore avec circonspection. J’aurais certainement dû la mettre autour du cou au moment de décider. Combattre avec un coeur naïf, cela s’apprend.  

Un jour, il faut la perdre cette innocence, et pourtant il faut la garder au fond de soi. L’aimer et la mépriser. La protéger et lui permettre de muer.

Cette publicité est étrange. Je regrette de ne plus pouvoir la regarder sans innocence. Je la déteste, elle et le monde qui me l’a fait détester. Malgré tout, elle reste belle, et même si elle n’est plus de notre temps, elle conserve pourtant un petit goût d’éternité.

Un commentaire

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) “De Joe Dassin à Otis Redding : écoutez la bande-son de Mai-68”, L’Obs du 18/05/2018.

    Des chansons qui résonnent comme un appel à vivre des amours innocents. Quelques années plus tard “il est où le bonheur il est où ?”

    Aujourd’hui, les couleurs des chansons sont plus, comment dire, résignées :

    – –Marc Lavoine : “Les adultes sont des enfants qui ont raté leur vie”
    l’Obs du 20/05/2018.

    Quand elles ne sont pas outrageusement politisées :

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