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Antiféminisme Aimeles

« La reine des neiges », un christianisme matriarcal et féministe de Disney

Publié le 26 mars 2014 par Léonidas Durandal à 17 h 06 min

le dire à nos garçons naïfs. Il faut propager l’idée que les femmes pourraient tourner leur amour vers des hommes qui seraient déchus de leurs rôles… elles même essayent de s’en persuader.

 

A sa suite, tous les autres personnages masculins sont encore plus branlants que Kristoff :

– Le marchand idiot et avide accompagné de ses mercenaires sanguinaires.
– Le prince des Iles du Sud arriviste, meurtrier et machiavélique.
– Le père enfermant incapable d’éduquer sa fille et de lui apprendre à maîtriser son pouvoir.
– Le gérant du magasin décrit comme un escroc.

D’un certain point de vue, ce genre de défauts même s’ils s’accumulent en notre direction, fait encore de nous des êtres humains. Et je préfère toujours cela à la description des femmes parfaites telle qu’elle nous est faite dans ce dessin animé et qui transforme en monstres d’égocentrisme, ces belles demoiselles.
Elsa et Anna, ce n’est pas une allégorie homosexualiste, pas encore, mais un couple formé par une reine seule qui s’est libérée pour vivre sa vie en dehors de sa famille comme elle le chante si bien, femme libereeet d’autre part, une petite fille idiote qui ne voit que par la famille. « La reine des neiges » se propose donc de réconcilier ces deux désirs chez la femme moderne. La reine devra apprendre à contrôler sentimentalement son désir de vivre comme elle l’entend sans personne pour conquérir les plus hautes marches sociales. La jeune cruche devra savoir accepter sa part de pouvoir glacé pour contrôler sa vie familiale. La reine sera toujours seule si elle choisit entièrement son métier à la place de sa famille. Et la petite Anna sera malheureuse si elle ne voit que par sa famille : en somme, il s’agit de réconcilier les irréconciliables. Donner du temps à sa famille et devenir reine au boulot, à la place du calife marital : le programme est exigeant, certains diraient impossible à mener, mais qu’importe, car voilà le casus belli que les féministes nous imposent désormais.

Car ici, pas question de remettre en question ces désirs fous dont nos filles ont été la cible. Il faut que les femmes puissent vivre dans l’omnipotence, tous les aspects de leur personnalité. Et je le rappelle encore, les hommes n’apparaissent ici que comme des faire-valoirs, des facilitateurs pour ces dames, sans structure de désir autonome. Il n’y a donc que des femmes qui s’auto-conçoivent en tant que femmes. Quant aux hommes, ils doivent impérativement les suivre comme des caniches dans ce qui pourrait apparaître aux plus claire-voyants d’entre nous, comme un désir incestueux et sans limite.

Et ces femmes, ont-elles des défauts ? Non, pas la moindre méchante sorcière-belle-mère à l’horizon. Même l’effacement de la mère attentionnée signe l’échec du père d’Elsa et d’Anna. Cette attitude a pour but de dénoncer une prédominance masculine pas de stigmatiser la mère. Quant à Elsa et Anna, quels sont leurs défauts réels ? Les enfants ont du mal à les identifier et pour cause (4). La reine des neiges est peut-être méchante dit un enfant, parce qu’elle laisse son royaume en désordre. Oui… En réalité, les deux personnages féminins n’ont pas vraiment de défauts. La naïveté de l’une est dû à son manque d’expérience, pas à une tare affective. L’omnipotence de l’autre est dû à des pouvoirs magiques qu’elle a reçu à la naissance, et que son père ne lui a pas appris à contrôler. Anna est jeune et insouciante. Elsa est effrayée par ses pouvoirs. Mais aucune des deux n’agit véritablement mal, ni véritablement bien d’ailleurs. Pire encore, l’innocence enfantine est pervertie par le manque d’expérience des adultes, et non parce que les enfants peuvent être volontairement cruels. Ces deux petites filles sont parfaites et font plaisir à voir, comme si la génération spontanée existait et que le reste de la vie n’était qu’une longue perversion dont il faudrait réussir à s’extraire. Or navré de vous l’annoncer, mais les enfants ne sont pas naturellement bons. Ils font parfois n’importe quoi, volontairement, justement pour tester l’assurance qu’ils peuvent avoir dans les adultes qui leur font face. Et si un enfant est bon, il ne le doit qu’à lui-même ou à l’éducation de ses parents, pas au fait d’être né d’un utérus. Quant on prête toutes les qualités aux enfants, à ses enfants par conséquent, la perversion incestueuse de la déesse mère n’est pas loin. Les hommes ne deviennent dans ce cadre, qu’une variable d’ajustement à des désirs aveugles.

 

 

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “«La Reine des Neiges 2»: Elsa, première princesse lesbienne de Disney?”, 20minutes du 04/05/2016.

    Et pourquoi pas une aventure zoophile avec l’âne ?

  2. Ping de Manuela:

    si je compare les dessins animés de maintenant avec ceux que je regardaient quand j’était gamine je remarque à chaque fois que les dessins animés évoluent avec la société. la Reine des Neiges, Rebelle, Princesse Raiponce n’ont pas la même personnalité que Belle, Blanche-Neige, Cendrillon, Ariel ou Jasmine. dans les dessins animés actuels elles se battent par exemple, rien que ça, me suffit pour ne plus regarder en fait il n’y’a plus de “conte de fée”.

  3. Ping de Zorro le renard:

    Puis pour ta gouverne, les femmes n’ont jamais voulu se mouiller pour écrire des histoires ou montrer la force de leur caractéristique féminine, sans jouer au mec qu’elles ne pourront jamais égaler physiquement (la biologie ça te parle ducon ?) Bref, le prend pas mal l’ami mais ton raisonnement est très ambigu pour ne pas dire absurde.

  4. Ping de Zorro le renard:

    Oui je crois que notre ami n’a pas bien saisi ce billet, en même temps quand on a pas beaucoup de neurones et que l’on simplifie de façon péremptoire et caricatural ce qui nous dépasse.Celà dit c’est son point de vue, point de vue qui me rappelle étrangement celui dans l’ère du temps.Petit inquisiteur du dimanche “d’abord une femme aussi elle peut être forte adada prout prout”Faut sortir de ton nid le troll  

  5. Ping de bulleblue:

    J’ai l’impression que vous ne voyez la réalité que par le prisme de votre misogynie. Combien d’œuvres célèbrent les grands hommes de l’histoire ? Combien d’œuvres ont pour héros des hommes ?  Pourquoi cela vous dérange-t-il qu’un film d’animation présente des personnages féminins forts qui n’ont pas besoin des hommes pour vivre ? Plutôt que de porter une fois de plus sur un piédestal le schéma “l’homme sauve la femme” Disney a choisi de montrer l’amour fraternal et d’offrir un modèle différent aux enfants : non la femme n’a pas TOUJOURS besoin d’être sauvée par un homme. Les femmes peuvent aussi être fortes. Vous dîtes que les héroïnes sont parfaites mais votre argumentaire lui même va à l’encontre de cette phrase… Elsa et Anna sont bien loin d’être parfaites, certes elles ne sont pas mauvaises mais tout comme Kristoff n’est pas mauvais et seulement maladroit dans sa façon de s’exprimer.

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