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« La reine des neiges », un christianisme matriarcal et féministe de Disney

Publié le 26 mars 2014 par Léonidas Durandal à 17 h 06 min

style= »margin-bottom: 0cm; padding-left: 60px; »>Que penser de ce film bien fait ?

Personnellement plusieurs scènes m’ont ému. Par exemple, celle où l’une des deux sœurs veut convaincre l’autre qu’elle peut maîtriser ses pouvoirs. La scène de la disparition des parents ou du sacrifice d’Anna sont également bien amenées. Il y a de l’humour dans Olaf le bonhomme de neige ou dans le dialogue sur les crottes de nez. La trahison du prince est assez imprévisible (je suis si naïf). Conseiller à une petite fille la mesure n’est pas hors de propos non plus. Le fait qu’un père puisse se tromper aidera nos adolescentes immatures et entourées à vivre leurs propres expériences. Les autres seront d’autant plus effrayées par cette image de père raté. Qui sait si dans l’ensemble cette leçon de narcissisme sacrificiel ne profitera pas à des enfants d’employés ambitieux ? Ou à des adultes plus paumés encore que les personnages de ce film d’animation… Et puis les petits, c’est élastique, ça rebondit en général et ça ne retient que le meilleur, même quand les féministes insistent dans leur modernité régressive.

Cependant, il est à espérer que plus tard, quelqu’un parle à ces jeunes spectateurs, de serment, d’engagement, de la prédominance de l’autorité qu’un homme doit avoir dans sa famille en comparaison au pouvoir incommensurable que les femmes ont d’enfanter, de sorcières méchantes, même si par exemple ces vrais éducateurs pourront garder la définition de ce dessin animé sur les vraies preuves d’amour. Il sera également important de leur faire comprendre qu’un marchand n’est pas nécessairement un voleur, ou que ce dessin animé est plutôt fait pour des filles, et qu’ils peuvent avoir une place dans le monde de demain s’ils sont des garçons. Enfin, il faudra certainement faire accepter aux filles sensibles à ce film, l’idée qu’elles doivent entamer un dialogue intime avec des hommes pour pouvoir réellement progresser.
Voilà, le pire et le meilleur se mélangent dans ce film. Un conte traditionnel ne devrait jamais tant reposer sur les idées d’une génération car il véhicule des archétypes puissants qui doivent être passés au tamis de l’expérience d’une culture riche et profonde. Ce recul sur le féminisme nous manque encore pour bouleverser de fond en comble les scénarios des contes traditionnels et surtout pour faire que ceux-là soient réellement positifs. Les enfants en tireront quelques bénéfices, mais risquent de ne jamais apercevoir le plan d’ensemble de leur vie et de ne jamais comprendre quel est le manque de sens profond auquel ils se sont attachés. Tout comme les auteurs, ils se seront basés sur des chimères plutôt que sur l’expérience de contage de toute une vie, expérience irremplaçable quand elle se fait de gré à gré et non par écrans interposés. Il est aussi inquiétant de voir que ces histoires sont de moins en moins transmises par des personnes faites de chair qui aiment leurs enfants, mais par des réalisateurs à qui l’ont donne le pouvoir de formater des millions de cerveaux en même temps, sans avoir à assumer dans leur vie personnelle, les conséquences des bêtises qu’ils racontent forcément.

 

 

1 « La reine des neiges, une apologie de l’homosexualité et de la zoophilie », Figaro du 14/03/2014.

 

 

2 « La reine des neiges », Andersen, feeclochette.com

 

 

3 « La reine des neiges : ou quand Disney avance d’un pas et recule de trois », le cinéma est politique.com du 23/12/2013.

 

 

4 Jeux online forum de discussion « Les films du moment » p52.

 

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8 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « «La Reine des Neiges 2»: Elsa, première princesse lesbienne de Disney? », 20minutes du 04/05/2016.

    Et pourquoi pas une aventure zoophile avec l’âne ?

  2. Commentaire de Croix:

    Bonne analyse, merci.

  3. Commentaire de Manuela:

    si je compare les dessins animés de maintenant avec ceux que je regardaient quand j’était gamine je remarque à chaque fois que les dessins animés évoluent avec la société. la Reine des Neiges, Rebelle, Princesse Raiponce n’ont pas la même personnalité que Belle, Blanche-Neige, Cendrillon, Ariel ou Jasmine. dans les dessins animés actuels elles se battent par exemple, rien que ça, me suffit pour ne plus regarder en fait il n’y’a plus de « conte de fée ».

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Interdit de prononcer le mot Dieu chez Disney. », Alteia.org du 29/04/2014

  5. Commentaire de Zorro le renard:

    Puis pour ta gouverne, les femmes n’ont jamais voulu se mouiller pour écrire des histoires ou montrer la force de leur caractéristique féminine, sans jouer au mec qu’elles ne pourront jamais égaler physiquement (la biologie ça te parle ducon ?) Bref, le prend pas mal l’ami mais ton raisonnement est très ambigu pour ne pas dire absurde.

  6. Commentaire de Zorro le renard:

    Oui je crois que notre ami n’a pas bien saisi ce billet, en même temps quand on a pas beaucoup de neurones et que l’on simplifie de façon péremptoire et caricatural ce qui nous dépasse.Celà dit c’est son point de vue, point de vue qui me rappelle étrangement celui dans l’ère du temps.Petit inquisiteur du dimanche « d’abord une femme aussi elle peut être forte adada prout prout »Faut sortir de ton nid le troll  

  7. Commentaire de bulleblue:

    J’ai l’impression que vous ne voyez la réalité que par le prisme de votre misogynie. Combien d’œuvres célèbrent les grands hommes de l’histoire ? Combien d’œuvres ont pour héros des hommes ?  Pourquoi cela vous dérange-t-il qu’un film d’animation présente des personnages féminins forts qui n’ont pas besoin des hommes pour vivre ? Plutôt que de porter une fois de plus sur un piédestal le schéma « l’homme sauve la femme » Disney a choisi de montrer l’amour fraternal et d’offrir un modèle différent aux enfants : non la femme n’a pas TOUJOURS besoin d’être sauvée par un homme. Les femmes peuvent aussi être fortes. Vous dîtes que les héroïnes sont parfaites mais votre argumentaire lui même va à l’encontre de cette phrase… Elsa et Anna sont bien loin d’être parfaites, certes elles ne sont pas mauvaises mais tout comme Kristoff n’est pas mauvais et seulement maladroit dans sa façon de s’exprimer.

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