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AIMELES Antiféminisme

La répudiation des pères.

Publié le 4 mars 2014 par Léonidas Durandal à 22 h 00 min

un temps, on put croire que la ligne de partage entre les devoirs imputés aux hommes, poussés au maximum et ceux imputés aux femmes, à un niveau minimum, ne bougerait pas. Mais ça, c’était avant que notre société ne devienne très riche. En effet, si le mariage catholique préservait entièrement le pouvoir des femmes en matière familiale, la détention du pouvoir social et politique directs était une forme de compensation pour les hommes. Cette complémentarité obligatoire dans un monde difficile, permettait d’équilibrer un peu les forces au sein du couple, sachant que le pouvoir de l’argent étant issu du pouvoir de la chair, les femmes gardaient encore leurs prérogatives. Au niveau de l’instruction, les pouvoirs de chacun étaient équilibrés puisque les filles riches pouvaient bénéficier d’une éducation payée par leurs parents (voir « La Nouvelle Eloïse » de J J Rousseau), alors même que de nombreuses écoles de filles se développaient pour les pauvres grâce aux couvents. Et si le nombre penchait en faveur des écoles de garçons (et c’est encore à vérifier), il faudra y voir que celles-ci étaient surtout utiles dans un cadre de représentation sociale et politique, rôle qui était dévolu à l’homme par nécessité. Les femmes bénéficiaient donc de nombreux avantages dans la société sans avoir à se mettre en concurrence avec des hommes qui les auraient surpassées socialement (voir le paiement du travail ouvrier hommes-femmes-enfants au 19ème siècle). D’ailleurs comment auraient-elles pu survivre durant leur grossesse sans assurance sociale, sans revenus, sans le soutien des hommes, en particulier en période de disette ? Le célibat généralisé faisant disparaître purement et simplement la société, ce cas ridicule et improbable n’aura pas à être étudié et il faudra en conclure que les femmes étaient à la meilleure place sociale possible tandis que les hommes auraient pu, eux, exiger bien d’autres compensations de leurs femmes en occident (et au minimum l’une de celles-là : la possibilité de répudiation pour cause d’adultère). Jusqu’à aujourd’hui, les hommes occidentaux ont cru que ces concessions feraient leur gloire. L’idée que le niveau de civilisation se mesure au traitement des femmes à l’intérieur de cette civilisation existait depuis au moins le Moyen-Age chez nous (voir les romans de chevalerie). Les hommes vivaient donc sur leurs lauriers en pensant qu’ils traitaient bien leurs femmes et ils se félicitaient de ne pas leur imposer des conditions plus dures. Et les femmes flattaient leur soumission.

 

Les raisons actuelles d’un effondrement de la paternité.

 L’époque de la galanterie envers les femmes a duré autant que les femmes ont eu intérêt à en bénéficier, même en France. Or la richesse et le fonctionnariat ont fini par gagner dans nos pays. Et des femmes avides y ont vu la possibilité de pousser le bouchon encore plus loin. Beaucoup d’entre elles ont alors cédé à leurs instincts les plus bas. Par l’intermédiaire des féministes, elles se sont « libérées ». Cette libération leur a surtout donné la possibilité de se libérer de toute obligation envers leurs enfants et leur mari. Elles ont donc fait exploser le mariage tout en créant des obligations identiques pour les hommes concernant les enfants naturels nés hors mariage. Double contrainte : les hommes se retrouvaient à devoir remplir les obligations du mariage sans plus n’en tirer aucun bénéfice. Pendant un temps, les pères ont pu espérer que la généralisation des tests ADN pourrait leur bénéficier et qu’ils seraient contraints à des obligations alimentaires uniquement sur leur progéniture. Mais très vite, ils ont dû déchanter. Ce test ADN est surtout offert aux femmes qui veulent faire reconnaître une paternité, le père qui tenterait de s’y soustraire étant reconnu automatiquement comme le géniteur supposé de l’enfant. De toutes les manières, passé la reconnaissance de l’enfant à la mairie, alors que l’homme est encore plein de ses belles illusions sur l’amour, il n’y a plus de moyen de revenir en arrière. Plus loin encore, même si ce test ADN était généralisé à la naissance de l’enfant, cela ne réglerait absolument pas la situation des hommes en terme d’égalité.  En effet, le moindre rapport sexuel, la moindre union faite sur de mauvaises bases oblige un homme à nourrir des enfants qu’il n’a pas désiré. Imaginez qu’il suffit à une femme de récupérer un peu de sperme pour bénéficier d’une obligation alimentaire de la part d’un homme. Les moyens technologiques qui permettent de faire des tests ADN, permettent également de faire bien des expériences de récupération de sperme en la matière, « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Un survivaliste ultraviolent et surarmé : Frederik Limol, itinéraire d’une radicalisation" Le Monde du 02/01/2021.

    Poussé à devenir une bête, cette société lui reproche désormais d'être devenu une bête. Un classique de la mise à l'écart des pères.