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La survivance de la déesse mère dans l’imagerie religieuse mondiale

Publié le 22 janvier 2018 par Léonidas Durandal à 13 h 27 min

src= »https://www.aimeles.net/wp-content/uploads/2018/01/drapeau-lesbien3.jpg » alt= » » width= »324″ height= »324″/> Plus rond, plus cohérent[/caption]

 

 

triangle et rondeurs pour une autre version du drapeau lesbien

 

Gaïa est aussi très proche de Nuwa, la déesse créatrice chinoise. Celle-ci est représentée avec un compas dans les mains (tiens-tiens) et son frère incestueux avec une équerre… ce dernier lui étant inférieur.

Le taoïsme, le bouddhisme ne sont pas avides d’explications sur les raisons du pourquoi du monde. Simple description d’une nature divinisée, d’ancêtres qui ne le sont pas moins, il mélange le tout dans une mythologie expliquant surtout le fonctionnement de l’univers, ceci permettant aux hommes de vivre mieux, d’atteindre une sagesse ultime. Ces deux « religions » se sont éloignées du culte des divinités à la mode védique/brahmanique/hindouiste dans une forme de sécularisation. L’imaginaire y a perdu ce que la philosophie et le culte de l’homme y ont gagné.

Yin-Yang du taoïsme
L’homme, la femme, spermatozoïdes tout en rondeurs, à l’intérieur d’un ovule.
Tout au moins du rond du rond du rond

Car l’imaginaire hindouiste est protéiforme et d’une richesse extraordinaire, tant par la forme que par le fond. Le principe créateur Brahman a fait naître d’un œuf d’or Brahmā qui lui-même a créé la terre. Nous avons ici droit à des divinités plutôt masculines comme dans nos religions monothéistes. Mais comme chez nous, elles peuvent faire l’objet d’une féminisation qui a toutes les apparences d’un braquage. Le Shaktisme défend l’idée que Le Brahman est un principe féminin qui se décline sous plusieurs formes : Kâlî (« la noire »), Durgâ (« l’inaccessible »), Sarasvatî (« essence du soi »), Lakshmi (« la Millionnaire »), Bhâvanî (« Celle qui donne l’existence ») ou Lajja Gauri (« la dorée modeste ») (source Wikipédia du 18/01/2018).

Différents aspects de Shakti

La multiplicité des visages féminins ressemble à bien des comportements que nous connaissons. Shakti est aussi supérieure à son mari Shiva sans qui il ne pourrait exister… L’éjaculation de l’homme est sensée rendre gloire à la femme. Autre forme probable d’influence de la déesse mère : le symbole de la roue, du Shakra qui symbolise les règles de la vie. La roue se retrouve sur bon nombre de drapeaux, et il est à penser que les rondeurs qui sont presque toujours associées à la femme ou aux hommes sous tutelle féminine, marquent ici cette influence.

L’hindouisme mêle d’ailleurs habillement une vision circulaire (féminine) et linéaire du monde (masculine). La vie est une immense roue, mais le monde a une fin. Tout d’abord l’homme peut sortir de la répétition des existences par un accès à la sainteté, telle que l’enseigne le Bouddhisme par exemple. De surcroît, l’humanité traverse 4 époques, dont la dernière doit établir un âge d’or pour l’homme. Enfin de très nombreux autres textes sacrés montrent l’influence probable de ce concept de déesse mère comme dans le Mahabharata. Draupadi épouse 5 frères, fils de Kunti. Et ensemble, ils vont reconquérir leur royaume.

Leurs 100 rivaux naissent de la cuisse d’une femme, Gandhari, et pour résumer, il s’agit d’un combat de mères par fils interposés, dont l’une des deux doit sortir vainqueur, et que les dieux aident selon leurs intérêts et leurs visions du monde. Il ne faut pas s’étonner qu’en Inde actuelle, des hommes puissent être lynchés en public par des femmes qui les accusent de viol.

Dans ce bouillonnement oriental, la symbolique la plus évidente nous vient du Japon et de son Shintoïsme. Le drapeau japonais représente le disque solaire. Pourquoi ? Parce que les empereurs sont identifiés comme les descendants d’Ameratsu, divinité solaire, féminine.

 

 

Ameratsu : la Marie solaire au style oriental

 

Représentation moderne d’Ameratsu

 

20 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Manara : « C’était un devoir de rendre hommage au courage de femmes épuisées »" L'Obs du 13/05/2020.

    Pauvre Manara, son amour des femmes, n'était qu'amour du corps des femmes et donc perméabilité. Aujourd'hui, les femmes jugent pervers ce genre de type dans la rue. Et elles le regrettent déjà.