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« La vie d’Adèle », un joli documentaire animalier

Publié le 4 avril 2014 par Léonidas Durandal à 12 h 01 min

Abdellatif Kechiche vient d’inventer un nouveau genre de cinéma, raison pour laquelle il a peut-être été primé à Cannes. Dans tous les cas, il peut être fier de lui.

La nouvelle vague.

 

« La vie d’Adèle » se situe entre le documentaire animalier et une émission de téléréalité type « Secret story », avec ses caméras qui filment le quotidien des participantes, leurs scènes de sexe, leurs dialogues. C’est véritablement très bien vu. Le sujet ? Les attirances sexuelles d’une mineure et d’une artiste, excusez du peu. Car dans la nature, le sexe prend une place déterminante, quand tout ne tourne pas autour de lui ! Enfin ici, c’est autour de « elles » puisqu’on parle plutôt de femmes et un peu moins de nature.

 

Goudouland.

 

Comme les hommes et les femmes qui s’embrassent quand ils sont ensemble, la faune goudou fait de même. Elle embrasse, elles s’embrassent, elles se frottent. Chez les animaux, on n’oserait appeler cela de l’amour. Mais pas chez les hommes et les femmes de notre pays moderne, malgré, vous le noterez, leur part animale. Car sur ce point, quand M Kechiche ne fait pas de différences sur les questions de vulgarité entre deux femmes ou un homme et une femme qui s’embrassent, on peut l’en féliciter : les uns sont aussi ridicules que les autres. Les gros plans de baisers répétitifs, de lèvres consommées, et la chair absurde paraissent tellement futiles quand on a passé l’âge mental de 20 ans qu’il faut bien le montrer au spectateur et le lui montrer encore pour bien lui signifier là où il doit voir la vulgarité.

Qui qui c'est qui s'embrasse ?

Qui qui c’est qui s’embrasse ?

Regarde pas derrière petite ingénue !

Regarde pas derrière petite ingénue !

Groin groin

Groin groin

On ne regarde jamais quand on embrasse, c'est pas poli.

On ne regarde jamais quand on embrasse, c’est pas poli.

Le réalisateur de « La vie d’Adèle » n’hésite donc pas à nous répéter ce genre de scènes, longuement : oui, l’amour et l’attirance sexuelle se confondent chez les hominidés, et ils s’embrassent ou baisent pour vivre cet « amour ». On se croirait revenu en mai 1968. Pour enrober cette farce érotique à 4 millions d’euros, parfois un peu longue, il mâtine tout cela d’un fond de philosophie. Les êtres vont vers leur destin de manière immanquable, c’est leur tragédie. Adèle est attirée par Emma, il va falloir qu’elle lui attrape le minou, même si elle ne s’assume pas et ne dit pas non à une petite turlutte de temps en temps avec son collègue ou avec son camarade de classe, la coquine. Et puis Emma finit par se tourner vers Lisa bref… ce n’est pas ce sketch des inconnus où Liliana, Fabiana et Corélia s’aiment toutes mais pas en même temps, même si cela y ressemble, en plus trash, modernité oblige :

 

Et même si ces êtres son happés par leur destin, ils sont quand même libres selon M Sartre et M Kechiche qui reprend ce premier. Pour la faire courte, le concept d’aliénation au corps, et de liberté auraient mérité d’être un peu plus creusés, la démonstration que Sartre avait tort, les personnages suivant tous leurs pulsions homosexuelles sans savoir pourquoi, devant déboucher nécessairement sur une mystique de la tragédie et non sur une impasse individuelle et bassement corporelle de tous… comme il aurait été bon de voir Emma accepter son propre corps de femme et se donner à un homme !

 Homo responsableRetrouvez le blog de M Sani ici.

Une fresque sociale.

Oui donc pour revenir au sujet si nous l’avions quitté, plongeons, plongeons toujours plus profond dans les antres de cette jeunesse de gauche formatée par l’école, mais gare aux phallus impétueux tout de même, jeunesse donc qui manifeste pour que les clandestins soient reconnus français aux côté de la CGT, ça ne mange pas de leur pain d’irresponsables, qui se tape des parents franchouillards, pinardiens et « >

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9 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « La belle saison, romance lesbienne », Marie-Claire du 12/08/2015.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Love interdit aux moins de 8 ans », Le Point du 04/08/2015.

     

    Le réalisateur se demande comment décrire une passion sans scènes de baise. Je ne sais pas… mettre en scène des sentiments ?

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Sexiste le festival de Cannes ? Le président répond« , Figaro du 23/05/2015.

    Alors qu’il y a plus de femmes scénaristes et productrices, le président du festival doit subir la question sur les réalisatrices qui sont moins nombreuses que les hommes.

  4. Commentaire de Durandal Léonidas:

    En 2014, le président du festival de Cannes (pour rappel, La vie d’Adèle a obtenu la palme d’or avant), est jugé « Queer » par ses pairs du Monde :« Bruce Labruce, président Queer », Le Monde du 15/05/2014.

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Léa Seydoux, Eva Green… Et James Bond succomba au charme des Françaises. », Figaro du 11/10/2014.

    L’actrice de la Vie d’Adèle va devenir James Bond girl. AHAHAHAHAHAHAHAH.

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