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La loi Veil de 1975 sur l’infanticide par avortement en France : l’histoire d’une manipulation des masses

Publié le 29 novembre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Si vous pouvez regarder cette image sans éprouver un dégoût profond, inutile de poursuivre la lecture de cet article.avortement

 

Mc 9:42-

 » Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient,

il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou

une de ces meules que tournent les ânes et d’être jeté à la mer. »

 

 

 

Les étapes d’un effondrement moral en France (et l’analyse particulière de la loi sur l’avortement de 1975)

 

 

1955: l’avortement thérapeutique est autorisé en France par un décret du 11 mai. Gregory Pincus, médecin américain, met au point la pilule contraceptive qui sera commercialisée en 1960 aux Etats-Unis

1956: création de « la Maternité heureuse », qui deviendra le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) en 1960, dans le but de légaliser les moyens anticonceptionnels.

1967 : Le général de Gaulle par l’intermédiaire de Lucien Neuwirth autorise les moyens anticonceptionnels dite pilule contraceptive.

Loi Neuwirth (1967) : la droite orléaniste lance le mouvement des lois sociétales от Léonidas Durandal на Rutube.</

1971 : 343 « salopes » signent un manifeste pour affirmer qu’elles se sont mises volontairement en situation illégale en avortant, et qu’elles dénient à la loi française le droit de les sanctionner (le manifeste des 343 salopes)

1972 : procès de Bobigny. Toutes les femmes mises en cause durant ce procès, la mère, l’avorteuse, la fille ayant avortée, seront acquittées (procès de Bobigny)

Précisions : La mère de Marie-Claire est une fille-mère qui a eu 3 enfants du même homme, à la suite, sans se marier avec lui, ni exiger qu’il n’en reconnaisse un seul. Le géniteur est finalement parti définitivement. Marie-Claire est l’aînée des enfants. Elle avorte par l’entremise de sa mère, et des amies de sa mères. Elle est arrêtée par les gendarmes grâce à son petit ami, un voyou qui avoue le crime. Pour se défendre, Marie-Claire déclare aux officiers, qu’elle aurait été violée par celui qui l’a dénoncée… Gisèle Halimi se sert des affirmations douteuses de la petite et de son réseau politique (Simone Veil) pour instrumentaliser le procès. Elle en fera le procès de l’infanticide par avortement.

1973, 3 février : manifeste de 331 médecins ayant déclaré avoir pratiqué l’infanticide par avortement (GIS, étudiants et médecins d’extrême gauche).

1973, avril : création du MLAC (mouvement de libération pour l’avortement et la contraception) qui regroupe tous les mouvements d’extrême gauche et libertaire pour l’avortement.

1973, juin : le MLAC refuse la loi Messmer qui doit libéraliser l’infanticide par avortement (dans le cas de malformations du foetus, santé de la mère, viols inceste…). Le MLAC veut un infanticide par avortement libre et gratuit.

1973 : l’opposition à la libéralisation de l’infanticide par avortement s’organise : 17 000 médecins, 12 000 élus, 10 000 juristes signent une pétition contre (fondation Jérôme Lejeune, association Laissez-Les vivre).

1974, mai : procès de Grenoble. Le MLCA, le planing familial, le MLF (mouvement pour la libération de la femme) médiatisent le procès d’une autre mineure qui a tué son enfant.

1974 : élection de Valéry Giscard, présentation de la loi sur l’infanticide par avortement en novembre.

1975 : la loi Veil autorise la pratique de l’infanticide par avortement.

1979, décembre : la loi est entièrement confirmée.

1980 : le Conseil d’Etat refuse aux pères et aux maris le droit d’empêcher leur femme d’avorter (interview Gisèle Halimi 04/11/1980).

1982 : remboursement possible de l’infanticide par avortement grâce à la Loi Roudy.  L’assurance médicale sera quant à elle, et désormais, remboursée par l’Etat.

1993: loi Neiertz créant notamment un délit d’entrave aux infanticides par avortements et supprimant la pénalisation de l’auto-avortement.

1999: mise en vente libre de la « pilule du lendemain ».

2001: allongeant le délai légal de recours à un infanticide par avortement de 10 à 12 semaines (soit 14 semaines d’aménorrhée); les mineures peuvent avorter sans que leurs parents ne soient au courant. Les infirmières scolaires peuvent distribuer des « pilules du lendemain » (abortives) à des enfants. L’entretien psychosocial n’est plus obligatoire pour les majeures. Loi Aubry.

2004: autorisation d’avorter chez le gynécologue ou le médecin généraliste en prenant de la Mifégyne (la molécule RU486).

2013 : remboursement total de l’infanticide par avortement par l’assurance sociale.

2014 : la notion de détresse de la femme qui était un préalable à l’avortement est supprimée de la loi, notion devenue effectivement désuète au fur et à mesure des années. La même année, un vote de l’Assemblée nationale réaffirme solennellement le « droit » à l’infanticide par avortement. Après 40 ans de décadence sociale, ils ne sont pourtant plus que 7 députés à voter contre…

2015 : Malgré sa généralisation, les professionnels de santé sont de moins en moins nombreux à vouloir pratiquer des infanticides par avortements. Marisol Touraine, ministre de la santé, lance donc une grande campagne publicitaire pour « dé-stigmatiser » l’acte. Elle oblige les sages-femmes à pratiquer des avortements médicamenteuses. Elle rend gratuit tous les actes médicaux connexes. Elle permet à tous les médecins de centre médicaux de pratiquer des infanticides par avortement chirurgicaux. Elle envisage la réquisition des autres médecins à un niveau régional. 

 2016 : les mineures peuvent avorter sans même prévenir leurs parents. Les professionnels de santé et de l’instruction publique sont tenus au secret sous peine de sanctions pénales. Article L2212-7 Modifié par LOI n°2016-41 du 26 janvier 2016 – art. 127

 

 

 

1 Émergence d’un mal ancien (avant 1966).

 

Les tabous moraux, unions, modalité de fidélité, maternités, autorisations sexuelles, respect de la vie, ont toujours été remises en questions par des familles en perte de sens dans les sociétés évoluées. Dès le 4ème siècle avant JC, le serment d’hypocrates précise qu’un médecin n’est pas autorisé, au nom d’apollon, à délivrer des pessaires abortifs (poisons pour avorter).

Grâce aux progrès médicaux en Occident, ces revendications qui étaient inadmissibles, car elles mettaient en danger la santé des femmes qui les pratiquaient, deviennent soudainement acceptables.

Mais plus, la pilule, le désir de multiplier les partenaires sexuels avant le mariage, la remise en cause des institutions morales (dont celle du mariage), la course à la croissance, la rentabilisation des processus productifs, tout cela, arrive en même temps dans nos sociétés dîtes « modernes » pour lever le tabou de l’élimination des enfants non désirés.

 

 

Le progrès médical a agi comme un révélateur de l’état moral de nos sociétés. Les possibilités offertes par la science et notre richesse ont déstabilisé nos institutions morales en nous donnant l’impression que tout se réduisait à nos seuls désirs, dont celui de gérer la vie comme d’une affaire rentable. Mais pas seulement. 

 

 

 

2 Les filles en rupture avec leur milieu bourgeois : des sociopathes en puissance de plus en plus écoutées après 1968.

 

La révolte adolescente a toujours existé. Mais elle pose un problème particulier pour les filles de bourgeois. Les adolescences mal gérées chez les pauvres ne provoquent que des dégâts qui se limitent à leur environnement proche. Chaque individu dans ces milieux n’en influence qu’un petit nombre. Chez les puissants, il en est tout autrement. La révolte du garçon sera toujours positive. Elle l’amènera à remplacer symboliquement le père en faisant mieux que lui dans la société, ou à perpétuer le roman familial. Même s’il échoue, le garçon aura concouru  au développement de son pays. Je parle bien évidemment de familles traditionnelles et pas des familles modernes où la féminisation est telle qu’elle provoque l’implosion des adolescents, et non leur révolte. Donc, dans ces familles traditionnelles, seules familles viables dans une civilisation viable, il reste le cas des adolescentes bourgeoises. Non appelées à remplacer leur père, pourtant soumises à son éducation, ayant les moyens culturels de prendre la place d’un homme dans la société, n’ayant pas de problèmes financiers ou d’intégration sociale les obligeant à se marier, si l’éducation de ces filles là est ratée et qu’elles finissent par se révolter contre leur famille, elles deviennent immanquablement facteur de désordre social(cas Gisèle Halimi). En effet, la révolte qu’elles nourrissent au sein de leur famille, il leur faut la retourner contre la société. Pour elles, pas de possibilité de prendre la place du père, ni de s’y identifier entièrement. Si l’exemple familial de leur mère ne leur paraît pas acceptable ou assez gratifiant, et si elles ne veulent pas martyriser un homme en étant sa femme ou des enfants en devenant leur mère, il ne leur reste plus qu’à engager toutes leurs frustrations dans une reconnaissance des femmes à l’identique de celle des hommes dans la société, ou carrément à s’identifier à un homme. L’origine du mal féministe est à aller chercher dans un ratage complet de l’éducation de quelques filles de la bourgeoisie. Ces femmes cultivées et malades, ayant la nostalgie du phallus (voir la relation de Simone Veil avec son père), soignent leurs blessures intimes en détruisant la société et en se servant des armes qui leur ont été transmises, raison pour laquelle elles sont très dangereuses : dès le début, elles ont des réseaux, de l’argent, et manipulent habillement la culture de l’élite, sans parler de l’utilisation de la solidarité de caste entre femmes.

 

Leur richesse et leur statut leur permettent de cacher plus ou moins habillement leur maladie intime dans un combat social d’émancipation individualiste clivant pour les familles, les hommes et les femmes, et par des revendications marxisantes. La lutte pour l’avortement, symboliquement d’un enfant qui n’aurait jamais dû naître, n’est que le reflet du monstre qu’elles n’ont jamais dominé en elles, ou de l’amour pour leur père qu’elles n’ont jamais réussi à réellement modérer, accepter pour s’ouvrir à la maternité, quand elles ne sont pas incapables de restreindre leurs pulsions homosexuelles. Le père est la société, et elles désirent soumettre la société, non la servir. Le patron est assimilé à l’homme et parfois au mari, qui est assimilé à l’ennemi. Tous ceux-là les empêchent de chérir leur phallus en toute quiétude. Jamais à leur place, elles veulent que la société change de place. Pour elles, la présence de responsables hommes est une injure à la bonne marche de leur monde fantasmagorique : ceux-là réintroduisent matériellement, le phallus dont elles ne sont pas pourvues et qu’elles essaient de conquérir avec une psychologie inappropriée de femme. Il leur faut détruire cette concurrence déloyale. Grâce au travail de ces bourgeoises, les classes sociales deviennent encore plus étrangères les unes aux autres, car ces dernières ignorent les problèmes spécifiques aux femmes des milieux pauvres qui ont justement besoin de partenaires hommes présents et forts. Ne leur parlez surtout pas de complémentarité qui les renverrait à un rôle qu’elles ne peuvent assumer. Pour elles, la morale, comme tout ce qui les ferait réfléchir sur leurs motivations, n’est qu’une illusion, elle n’est pas perçue comme une nécessité individuelle, elle est assimilée à un instrument de domination social  car elles sont immatures et sont incapables de concevoir des rapports sociaux en dehors de la défense de leurs intérêts : « Aux fascistes de tout poil — qu’ils s’avouent comme tels et nous matraquent ou qu’ils s’appellent catholiques, intégristes, démographes, médecins, experts, juristes, “ hommes responsables ”, Debré, Peyret, Lejeune, Pompidou, Chauchard, le pape — nous disons que nous les avons démasqués. Que nous les appelons les assassins du peuple. Que nous leur interdisons d’employer le terme “ respect de la vie ” qui est une obscénité dans leur bouche » (Manifeste des 343 salopes)

Voici pourquoi quand elles ne versent pas dans la déstabilisation sociale féministe, ces femmes si elles s’intègrent sont plus autoritaires que les hommes qui occupent les mêmes postes qu’elles (Margaret Thatcher) et pourquoi, si elles devaient se multiplier et se coopter, elles signeraient l’avènement d’un monde plus tyrannique.

 

Féministe et sociopathe, un pléonasme :

La remise en cause des institutions morales est particulièrement relayée chez les bourgeoises en rupture familiale. On peut même avancer que leur aveuglement hystérique et partial est au centre de la question féministe. Ces bourgeoises ont tendance à déplacer leur conflit familial sur le terrain social, et elles ont les moyens de leurs ambitions. Les bourgeoises mal encadrées dans leur enfance auront tendance à vouloir disséminer leur idéal émancipateur auprès de toutes les femmes, oubliant que toutes les femmes, for heureusement pour la diversité sexuelle et la paix sociale, for malheureusement pour celles transformées en poules pondeuses et salariées qui les auront crues, n’ont pas les moyens de leur idéal totalitaire. En remettant en cause des règles psychologiques, biologiques, liées à l’évolution et au bon sens, fruit de dizaines de millénaires de maturation, ces femmes là ont souvent des propos d’une bêtise crasse car elles ne sont capable d’écoute qu’envers leurs propres besoins. Cette attitude narcissique peut séduire des hommes immatures qui vont les soutenir.

Malgré tout, elles manient la culture bourgeoise, parfois avec brio, ce qui les rend d’autant plus dangereuses socialement : elles sont capables de propager leurs idées auprès de gens encore plus ignorants qu’elles ou moins malades. Leur révolte est à ce point ridicule que tout ce qu’elles ont de bon, leur a été transmis par ce milieu bourgeois contre qui elles dirigent leur révolte, tout en le perpétuant par la destruction des familles de prolétaires qui les écoutent.

 

 

 

 

3 L’armée des idiots utiles entre en marche : « sauvons la veuve et l’avorteuse ! ».

 

En général :

Une femme commet une faute et demande du secours. Eh bien vous aurez toujours une majorité d’imbéciles pour vouloir l’excuser quelque soient les circonstances.

 

Au moment de la loi sur l’avortement  :

Quand l’avortement est encore illégal, ce sont d’abord quelques médecins hommes qui orientent les femmes vers l’étranger pour se faire avorter (histoire cachée du manifeste des 343 salopes).

 

Puis quand le phénomène est devenu une question de société, ce sont des journalistes hommes qui défendent la légalisation de ces actes médicaux : Jean Moreau du Nouvel Observateur et son manifeste des 343 salopes.

 

Ils seront également bien assez nombreux à manifester devant le tribunal de Bobigny pour faire pression sur les débats alors qu’au même instant, à l’intérieur de la salle, comme le dit Gisèle Halimi, les hommes ne sont pas concernés par ces questions de femmes.

 

Souvent jeunes, inexpérimentés, facilement manipulables, ces adolescents au grand coeur, sont des proies faciles pour les totalitaires de tout bord.

 

Ces femmes qui se servent de ces idiots utiles, en appellent au meilleur de l’homme pour lui faire accomplir le pire. 

 

Psychologie de l’idiot utile féministe : il veut être gentil avec les femmes sans avoir à réfléchir aux conséquences de ses actes : il souffre du « complexe de la bonne poire ». Homme, immature, il veut identifier le mal de manière évidente, sans avoir à réfléchir sur lui, dans une fusion puérile avec les désirs de sa maman imaginaire.

 

Ce genre d’attitude bête suit naturellement l’effondrement moral qui a précédé puisque les individus issus d’un effondrement moral, sont des individus féminisés incapables de réfléchir aux conséquences de leurs actes, réduisant le monde, aux sentiments de leur mère (réelle ou imaginaire).

 

 

 

 4 Dramatiser, généraliser à partir de cas minoritaires, médiatiser et mentir officiellement au bon peuple pour le « rééduquer » et l’habituer à une idée contre-nature.

 

Dès 1966, la campagne pro-infanticide par avortement va commencer. Des sondages orientés, des films, vont réussir à renverser l’opinion publique dès 1970.

Lors du manifeste de 1971, Jean Moreau suscite le témoignage de personnalités publiques, certaines qu’on force à moitié (Catherine Deneuve) d’autres dont on rajoute le nom arbitrairement (Sheila, Françoise Hardy). Le manifeste des 343 salopes se fait probablement sur la base de nombreux faux témoignages, militantes qui veulent faire pression sur l’opinion publique : Nous sommes 27 000 000 rien qu’ici. 27 000 000 de “ citoyennes ” traitées comme du bétail.

Ici, elles se font les représentantes arbitraires de toutes les femmes, qu’elles considèrent arbitrairement être traitées « comme du bétail ».

 

Même encadré, l’infanticide par avortement est dangereux pour une femme à cette époque. Elles veulent faire croire le contraire : « elles avortent dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples » (manifeste des 343 salopes) .

 

Pour finir de convaincre les gens encore sceptiques, le ventre mou de la société, de la nécessité d’une loi, on met en avant un cas qui brusque l’imaginaire et dont on arrange la présentation pour le rendre encore plus dramatique, ici le cas d’un avortement à la suite d’un pseudo viol (1972 Giselle Halimi et le procès de Bobigny). Le mensonge historique, est validé par toute une propagande d’Etat, mais aussi par les internautes du Wikipédia qui n’hésitent pas à valider la thèse du viol sans concession ! Pour faire vivre le mensonge dans l’imaginaire des nouvelles générations, un film sera même produit en 2006.

(Récemment sur un autre sujet, une femme dont on n’était pas certain qu’elle ait organisé l’assassinat de son mari violent ou non, a pourtant été acquittée lors d’un procès volontairement médiatisé, et ceci pour que la société puisse stigmatiser les hommes à bon compte quant aux violences conjugales)

 

Si le cas personnel dramatisé ne suffit pas, on met en avant des chiffres imaginaires de mortes par fausses-couches exagérés et soit-disant causés par les conditions sanitaires de ces avortements (Manifeste des 343 salopes). En 1971, les féministes avancent le chiffre de 5000 femmes mortes par an à cause des avortements (Manifeste des 343 salopes), chiffre sans aucune assise scientifique, qui semble délirant par rapport au nombre de morts pour la tranche d’âge 15-45 ans (par exemple pour les femmes de cette tranche d’âge, en 2008, il y en a eu approximativement 9000, toutes causes confondues).

 

 

 

En fait, tous les chiffres sont grossis. Tout est dépeint de manière dramatique pour affoler les gens. Il y a 50 000 avortements en France par an à cette époque mais Simone Veil avance le chiffre d’1 million. L’Ined se décrédibilisera à jamais sur ce genre d’étude politique en avançant son chiffre de 250 000 avortement an, chiffre qui servira à faire voter la loi.

 

Dédouanés de tout impératif moral, des militants convaincus en viennent à justifier consciemment tous leurs mensonges, au nom du bien dont ils se font les seuls représentants (comme les autres sont pour eux les seuls représentants du mal) quitte à décrédibiliser les institutions qu’ils représentent. Aujourd’hui cette même mascarade se répète sur les viols qui seraient au nombre de 75 000 en France tandis que les dépôt de plaintes avérés sont de l’ordre de 1500. Cherchez l’erreur… (L’article « faire passer les hommes pour des violeurs », L’appel de Clémentine Autain qui fait plouf)

 

 

 

5 Éviter d’aborder la réalité de toutes ces « victimes » et les propos des militantes.

 

En 1971, il faut surtout empêcher le MLF (mouvement de libération de la femme) de saborder le mouvement qu’il a initié. Les hommes pro-avortement contiennent leurs revendications ou ne relaient pas certains propos pour protéger la cause, des initiatrices de la cause  :« Quand vous êtes enceinte et que vous ne voulez pas garder votre enfant, préférez-vous : les aiguilles à tricoter, la branche de vigne, le fil de fer barbelé, le cuivre, le laiton ? » et autres  « domination et pouvoir patriarcal » à l’adresse de journalistes hommes qui relaient pourtant toutes leurs demandes avec empressement (l’histoire cachée du manifeste des 343 salopes).  Les féministes jugées extrémistes sauf par les féministes elles-mêmes, considèrent très souvent les hommes comme des sous-déchets de l’humanité. Mais si elles ont influencé toutes les féministes, jamais le public n’entendra parler d’elles. Elles trouveront des hommes pour les soutenir, même des hommes qui sont au courant de ce fondement idéologique, et qui les dédouaneront de toute responsabilité dans une forme de compassion misérabiliste. Ces hommes renforcent en elles l’image de sous-déchet qu’elles se font des hommes. Les hommes dégénérés s’imaginent uniquement dans le rôle du père compatissant, jamais d’homme individué. Ils pensent calmer ces femmes en se faisant les médiateurs de toutes leurs revendications. Inconsciemment ils sont flattés de la supériorité qu’ils éprouvent à leur égard, tandis qu’ils ne sont que des niais qui veulent ignorer que des femmes puissent accomplir des actes mauvais.

 

De même, lors du procès de Bobigny en 1972, Gisèle Halimi décrit avec force émotion, la pauvre victime d’un viol, mais on ne fera surtout pas la peinture de ce milieu matriarcal dégénéré, où le laisser-aller et le mensonge sont de mise, et dont on allait faire la promotion par l’anéantissement de toute morale grâce à la loi qui allait suivre.

 

40 ans après, dans l’affaire Alexandra Lange, la plaidoirie du procureur de la République illustre bien à quel point cet esprit pathétique s’est bien répandu dans notre société. Un homme hautain que sa charge sociale écrase, sensé représenter les intérêts de la société, se fait le défenseur d’un assassin parce qu’elle est une femme battue, et va même jusqu’à accuser la société des choix familiaux de cette femme, qui a vécu 12 ans auprès son agresseur, tout en tombant régulièrement enceinte de lui, avant de l’éliminer, soit-disant dans une scène de ménage où la preuve de la légitime défense de l’accusée ne sera jamais apportée.  

 

Les hommes ont souvent jugé les femmes émotives. Je crois plutôt que ce sont eux qui ont une tendance à l’émotivité face aux femmes, émotivité qu’ils ont du mal à contenir et dont les plus perverses d’entre elles, se jouent aisément (un pauvre Eric Raoult fait voter la loi sexiste en 2010 sur les violences spécifiques faîtes aux femmes, il se gargarise que les hommes violents puissent être expulsés de leur logement, puis il est accusé par sa femme de violences conjugales et pète un plomb dans tous les médias).

 

Enfin cerise sur le gâteau des discussions autour de l’IVG (interruption volontaire de grossesse), en juin 1973, le MLAC (mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) refuse la loi Messmer sur l’avortement qui prévoyait sa légalisation dans les cas dramatiques (viols, incestes, malformations, santé de la mère…). Le MLAC change brutalement de stratégie marketing en disant que cette loi ne répondra pas aux demandes réelles des femmes. Pour appuyer sa versatilité, le MLAC publie des chiffres inventés pour soutenir son raisonnement. En fait le réseau pro-avortement ne veut rien céder.

 

Le mouvement ment donc sur la réalité mais aussi sur ce qu’il est et sur ses fins, afin de se protéger de toute remise en question qui viendrait de l’extérieur.

 

 

 

6 Culpabiliser et menacer (les hommes) ou le droit du plus fort masqué en rébellion du plus faible.

 

Dans ce manifeste des 343 salopes, la morale n’est déjà plus humaine. Elle est une morale de femme qui s’oppose à une morale d’homme. La femme y est décrite comme la productrice des enfants qui, au besoin, fera la grève du ventre:

 

– Comme tout producteur, je peux, en attendant mieux, faire pression sur la société à travers ma production (grève d’enfants).

en utilisant la terminologie de l’esclavage dans un discours séparatiste sur la famille :

 

« Lutter contre notre oppression c’est faire éclater toutes les structures de la société et, en particulier, les plus quotidiennes. Nous ne voulons aucune part ni aucune place dans cette société qui s’est édifiée sans nous et sur notre dos. »    

                                   

– les êtres humains qui, dans les sociétés modernes, n’ont pas la libre disposition de leur corps (les femmes). Jusqu’à présent, seuls les esclaves ont connu cette condition.   

 

Ou alors, on accuse les hommes de juger des femmes selon leurs critères, et d’être donc forcément partiaux, ou de traiter d’affaires qui ne les concernent pas. Gisèle Halimi au procès de 1972 à Bobigny se permet :

 

« Regardez-vous messieurs. Et regardez-nous. Quatre femmes comparaissent devant des hommes. Pour parler de quoi ? D’utérus, de grossesses, d’avortements. Ne croyez-vous pas que l’injustice fondamentale soit déjà là ? » (histoire cachée du manifeste des 343 salopes)

            

et finalement, dans ce processus d’indépendantisme entre la femme et la mère, entre la femme et l’homme, entre l’épouse et le mari, entre le fonctionnaire et son administré, les féministes finissent même par comparer la grossesse à une tumeur :

 

 être soi à tout moment, ne plus avoir cette crainte ignoble d’être “ prise ”, prise au piège, d’être double et impuissante avec une espèce de tumeur dans le ventre ;    

 

Là encore, ces femmes minoritaires, peut-être psychiquement très instables, imposent leur vision à la majorité des autres femmes, majorité qui ne soutient pas ces féministes sur la forme, mais qui semble bien les soutenir sur le fond par un silence coupable, de manière tacite, comme les sondages de l’époque l’indiquent (66% des femmes auraient été pour l’avortement en 1971) (chiffre comparable à la majorité de femmes pour le mariage homosexuel en 2012). Les droits du citoyen, deviennent les droits de la femme qui veulent se concevoir en dehors des droits de l’humain. Le féminisme, ou l’oppression en général, n’est donc pas un processus foncièrement égalitaire, mais au contraire, une forme de communautarisation inégalitaire, à partir d’une minorité oppressive. L’égalité de traitement aboutit à la reconnaissance des différences naturelles. L’égalitarisme, impossible à atteindre et au profit d’une seule caste, n’a pour fin que de détruire toutes ces différences au nom de la domination d’un groupe social sur l’autre. Le féminisme n’a été que le renforcement d’une forme de domination qui pré-existait et à qui le changement de société donnait de nouvelles perspectives totalitaires, grâce à la richesse, grâce à la technologie.

 

Ici, le maître se présente en esclave, mais il fait bien sentir, tout le long du manifeste, qui a le vrai pouvoir. La femme qui faisait quelques concessions, ne veut plus en faire. Elle veut tous les droits, pour elle, en dehors, des hommes, en dehors de la famille, en dehors des enfants, puisque maintenant, plus rien ne l’en empêche, elle ne voit plus qu’en terme de domination. Droit de tuer, droit d’exploiter les hommes par l’imposition, droit de remplacer les hommes dans les secteurs productifs si tout ce qui précède se révèle insuffisant. Dans une pensée de la domination, le second est un con. Ici, le second est un homme et l’arme fatale, le chantage à la maternité, préalable évident à la création de toute richesse dans une société arriviste. Le jouet de la réussite sociale qui a servi de faire-valoir aux hommes pour leur faire servir docilement les faibles femmes, devient par un retournement idéologique saisissant, l’instrument d’une domination dénoncé par celles qui en profitait : « celles qui te couvraient, t’ont découvert. »

 

 

 

                              

7 Confondre les revendications dans un même mouvement, cacher sa vraie nature.

(ou dire défendre la communauté quand on défend une communauté spécifique, et l’individualisation des rapports humains).

 

A cette époque, la libéralisation de l’utilisation de la pilule, du divorce, du mariage d’amour, du travail salarié, l’augmentation de la richesse individuelle, si on y réfléchit un peu, toutes ces revendications n’ont rien à voir directement avec la défense du droit des femmes. Il s’agit plutôt ici, d’une forme d’individualisme poussé à son extrême. Le féminisme fait le lien avec son concept de « libération de la femme ». Qu’importe si cette libération n’en sera pas une, et au final, amoindrira le statut social de « la femme », en se soldant par un appauvrissement des gens subissant un divorce, ou même un appauvrissement chez ces familles pour qui les deux membres du couple doivent travailler pour maintenir un niveau de vie équivalent à celui des années 60, ou encore si les mariage d’amour aboutiront à plus de malheur, plus de séparations, et toujours moins d’enfant. Le féminisme, ce principe marketing qui cache un individualisme forcené, gagne en masquant sa vraie nature et en compilant des revendications qui n’ont rien à voir avec la défense des femmes, sauf à considérer la femme en dehors de tout autre rapport social. Cette confusion entre droits « des femmes », et de « la femme », est entretenue par le féminisme et cette erreur l’amène aux résultats catastrophiques qu’on lui connaît : augmentation des divorces, suicides, dépressions, appauvrissement familial, maltraitance des enfants, augmentation des viols, clochardisation… Voilà aussi pourquoi le fond du féminisme est anti-religieux, car il est individualiste. Si le féminisme s’était considéré comme un mouvement de défense de « la femme », jamais, il ne se serait institué en tant que mouvement. Nous aurions vu apparaître des associations féminines pro-famille et structurantes pour la société. Au contraire, pour défendre « les femmes », les féministes se sont acharnées à détruire « la femme » qui les empêchait de se réaliser en tant qu’individus asexués ou masculins.

Désormais, quand elles ne sont pas parties dans un délire androgyne pour réduire cette nature féminine et masculine (théorie du genre), les féministes, constatant la nature spécifique de « la femme », ne peuvent se contenter d’une égalité de droits : il leur faut instaurer un diktat dans la société, c’est à dire obtenir que les femmes aient plus droits que les hommes, pour compenser leur nature de « faible » femme (quotas, loi spécifique sur les violences). Abandonnée l’égalité. Processus foncièrement inégalitaire (Simone Veil se présentera comme « une femme » à l’Assemblée Nationale et non comme député pour présenter son projet sur l’avortement en 1974), le féminisme entraîne chaque communauté à revendiquer non seulement des droits au moins identiques aux autres, mais également des droits qui vont lui permettre de gommer chaque différence naturelle qu’elle dira subir de manière injuste. Chaque différence est assimilée au mal si cette différence n’avantage pas la communauté qui réclame. Ces communautés d’intérêts sont incapables, dans cette concurrence à la victimisation, de concevoir toute forme de complémentarité positive qui induirait un fonctionnement réellement communautaire. Opportunisme idéologique ou volonté de nuire, le résultat est le même. Les autres communautés ou les autres individus de la société, ne voient pas pourquoi ils n’obtiendraient pas les mêmes avantages que la caste dominante des femmes. En bout de course, la société risque d’imploser sous les revendications de chaque communauté, et surtout à cause de l’injustice que lui fait subir la plus puissante de celle-là : celle des femmes. De là l’impératif d’être toujours perçu comme une victime, sinon c’est la guerre civile, raison pour laquelle les féministes déploient tant d’énergie à se plaindre.

 

En plus de réussir à être perçu comme une victime, il faut aussi réussir à représenter un conglomérat assez important de victimes pour pouvoir décrocher la timbale démocratique. Seules les femmes ont eu ce pouvoir jusque là de paraître faibles, tandis qu’elles étaient majoritaires, et qu’elles imposaient au monde tout un tas de lois scandaleuses pour la cohésion sociale sans même être représentées au pouvoir, surtout sans être représentées, et en y étant maintenant élues de force (ce qui préserve les apparences). Depuis des décennies, les hommes politiques, ces grands naïfs, multiplient les lois sociales pour faire plaisir à ces dames (divorce, avortement, allocations familiales) tandis qu’ils subissent déjà leurs décisions plus ou moins directement au sein de leur famille.

 

Ce petit jeu ne leurre aucune communauté d’intérêt dans notre Nation, sauf celle d’hommes devenus trop faibles pour comprendre, d’hommes qui ont été volontairement affaibli par l’éducation d’un mère qui leur a fait croire que la force absolue d’un homme résidait dans une capacité ridicule à retenir ses larmes quand il se blessait physiquement. Non, la vraie force est plutôt une force morale qui vous rend capable de pleurer si les circonstances l’exigent.

A part celle des hommes, toutes les autres communautés d’intérêt, les gays, les lesbiennes, les femmes, les minorités visibles ou invisibles (juives), savent très bien quel est le vrai but du jeu : rester perçu comme une victime, et user de la force de sa communauté, tout en cherchant des alliances avec d’autres. Cette guerre souterraine facilement repérable quand on est doté d’un coeur ou d’un cerveau, semble échapper à 99,99% des autochtones mâles de ce pays.

 

Tout le monde est différent. Nous sommes tous complémentaires les uns des autres. Malheureusement grâce au jeu féministe, nous avons tous fini par nous désirer identiques en croyant que cela ferait notre bonheur. Nous avons tous désiré être à l’égal de l’autre communauté, dans une concurrence destructrice (voir le concept de violence mimétique René Girard). Nous avons même désirés, en tant qu’hommes, que les femmes soient nos égales, tandis qu’elles nous étaient déjà supérieures de bien des façons. Face à l’impossibilité de nous rendre égaux socialement et familialement, face aux troubles que cet égalitarisme engendre, aux rapports de force qu’il exacerbe, nous nous effondrons collectivement, et individuellement. Nous n’aurions jamais dû aller au-delà d’une égalité citoyenne, et si des lois avaient dû protéger une catégorie de citoyen, elles auraient dû d’abord protéger les hommes des femmes (voir devant la justice aux affaires familiales) puisque ceux-là ouvraient largement la boîte de pandor du travail rémunéré aux femmes, tandis qu’ils n’étaient pas prêt psychologiquement à assumer un conflit dans leur famille.

 

L’infanticide par avortement est un individualisme.

La revendication pour l’avortement s’est jointe à d’autres pour se donner plus de force. Ces revendications individualistes sont assimilées à des droits tandis qu’ils ne font l’objet d’aucune réflexion collective. Notre République s’effondre : les revendications individuelles peuvent primer sur l’intérêt collectif au nom de cet individualisme qu’est le féminisme, agrégat communautariste d’intérêts individuels de citoyens qui devraient pourtant être égaux sur un plan légal et différents sur un plan social. Le féminisme inverse cette situation de bon sens et crée un désordre mimétique.

 

 

 

8 Silence juridique, le pouvoir d’une minorité active prend le pas sur le pouvoir juridique sensé représenter la majorité.

 

En 1971, lors du manifeste des 343 salopes, les journalistes qui publient le brûlot, ne sont pas poursuivis, bien qu’il soit illégal de faire la promotion d’un crime, et très douteux éthiquement de mentir ou de relayer consciemment des fausses informations. Un long travail de sape a habitué les populations, même dans le milieu juridique, à considérer l’infanticide par avortement comme une question à part, piégée ou entrant dans ces « évolutions normales de la société, qui devraient être accompagnées » (Cf développement de l’usage du Cannabis dans les années 90).

Le laxisme judiciaire en la matière est perçu comme un encouragement à la rébellion. Dans le procès de Bobigny en 1972, Gisèle Halimi avance dans sa plaidoirie que « désobéir à une loi injuste, c’est faire avancer la démocratie » (histoire cachée du manifeste des 343 salopes). Tout comme les journalistes de 1971, elle gagne grâce à une manoeuvre anti-démocratique en plaçant les questions concernant les femmes en dehors du champ d’une forme de responsabilité publique, juridique ou sociale.

En 1973, les 331 médecins déclarant avoir pratiqué l’avortement ne sont pas radiés de l’ordre des médecins.

En 1974, le planning familial avorte ouvertement certaines femmes pour imposer une « situation de fait » au gouvernement, ou bien conseille aux femmes d’aller dans des pays où l’avortement est autorisé, voire négocie les prix auprès des médecins étrangers.

 

Cette absence de réaction de l’ordre des médecins ou de la justice est proprement sidérant, comme si les pro-avortement avaient été protégés par des gens de pouvoir. Dans la même période l’association « Laissez-les vivre » regroupe 17 000 signatures de médecins contre l’avortement, 12 000 signatures d’élus et 10 000 de juristes. Non seulement leur pétition est mal relayée par les médias, mais en plus, cette majorité de professionnels ne sera jamais prise en compte.

 

La brèche est largement ouverte. Il n’y aura pas de retour miraculeux à une situation plus morale.

 

A l’époque le progrès c’est l’évolution. Et l’évolution est individualiste. Les braves gens auront beau descendre dans la rue, personne ne les entendra. En 1982, ils sont des milliers contre l’avortement, et seulement une 10aine du MLAC (Soir 3 du 15 mai 1982), mais l’avortement n’est pas prêt d’être remis en question. La prévention, l’information échoueront totalement.

 

Quand on ne sanctionne pas, ou plus, il faut légaliser, et permettre à des minorités actives de gouverner la société. Dans un Etat fort, ce laxisme ne peut s’envisager que dans le cas où une opinion publique a été suffisamment manipulée, ou/et dans le cas où un appareil judiciaire est sous contrôle de forces anti-démocratiques.

 

 

 

9 Faire voter une loi en rassurant l’opinion publique : le « tout va bien se passer » et le « rien n’a changé ».

 

Le discours officiel rassurant :

La loi ne va rien changer, elle doit seulement permettre de donner une issue médicale à un phénomène sanitaire et social. Elle doit permettre d’attendre que la contraception se généralise, jusqu’à ce que le nombre d’avortements baisse. Selon la loi, l’avortement ne sera autorisé qu’en cas de détresse de la mère et devra être validé par une commission pour vérifier la situation familiale de l’avortée (pauvreté, présence de nombreux autres enfants, etc…) (loi Veil de 1975).

 

Le vote de la loi :

La loi sur l’avortement est votée avec l’approbation de 66% des femmes dans l’opinion publique. En 1975, l’Église catholique française, composée de nombreuses femmes pro-avortement n’est déjà plus qu’une coquille vide. C’est la droite qui présente le projet. C’est la gauche qui le vote. La famille est déjà clivée entre hommes et femmes, et ce n’est qu’un début.

 

La confirmation de la loi :

Durant 4 années, la loi est évaluée, sur la base de chiffres faux, maquillés par l’INED. Les acteurs sociaux ne se mobilisent pas plus avant qu’après. Selon les organisateurs de la manifestation de 1979, ils ne sont pas plus de 50 000 à contester sa validation. A la date buttoir, la loi Veil-Pelletier est donc entièrement confirmée.

 

Juste après :

Le pékin moyen légitime « l’évolution » en attendant des lendemains qui chantent. Les hommes se disent que leur copine peut avorter. Cela va les soulager de paternités non désirées. Les femmes se disent qu’elles en ont le pouvoir, et qu’elles sauront agir au mieux. On imagine pouvoir baiser comme des bonobos, voilà notre imaginaire comblé. Le pouvoir individuel des femmes de tuer leurs enfants est perçu, au quotidien comme un progrès pour l’humanité, quand il n’y a plus d’humanité.

 

En avant vers le paradis féministe :

On attend le bonheur, et bizarrement, il se fait attendre (« si la loi est bien appliquée, on ne verra peut-être que des enfants heureux« ). Après quelques années, on doit se contenter d’un « rien n’a changé » ou d’un « c’était pareil avant ». Les lendemains qui chantent sont déjà loin. Cette rhétorique sans espérance se met en place, face à la triste réalité. L’avortement n’a rien apporté à l’humanité, même officiellement. Par contre, à cause de lui, nous ne sommes plus coupables de rien, le mal n’existe plus dans nos sociétés, le mal est une invention de confesseurs complice des dominants. Et ce progrès évident qui consiste à ignorer le problème plutôt que de l’affronter, si contre toute attente, rien ne s’améliore, alors l’essence du monde est son figement. Le temps redevient une illusion de l’impermanence, et nous redevenons les victimes de cette illusion quand nous croyons percevoir des modifications dans notre environnement. Honnis sont la souffrance, le chemin, l’imperfection, l’histoire : tous des signes de changement. Nous vivons un retour à la fin de l’histoire, forcé, anti-catholique. L’abandon de la confession permet l’inconscience, le statu quo. Nous pourrions redevenir animistes, si l’esprit catholique ne nous avait pas donné précédemment l’esprit d’invention hérité de la confession qui admettait l’erreur. Mais l’esprit d’invention est maintenant là, découplé du père. Et l’esprit d’invention s’oppose frontalement à l’esprit animiste. Or sans l’esprit catholique, cette science devient sans conscience. Terrible. Au moment de l’avènement de l’esprit scientifique, tout devient possible quand rien ne peut plus être empêché.

 

Nous n’avons jamais eu tant besoin de l’esprit catholique qu’au moment où nous nous en débarrassions collectivement. Ironie.

 

Car, avec l’esprit scientifique seul, plus rien n’existe en dehors de nos désirs et de nos décisions. Il faut suivre le long fleuve de l’impermanence. Et comme l’homme peut tout, et qu’il est tout…la technologie devient sa fin puisqu’il s’est libéré de « l’emprise catholique ». Des restes de notre religion, nous en gardons un des moindres que nous déifions : l’esprit scientifique comme esprit religieux. L’enfant a tué le père. Tout peut donc continuer dans le sens d’une « libéralisation » des moeurs et d’une forme d’animisme scientifique à la condition qu’on constate bien que « rien n’a changé ». Sinon, c’est rétablir ce dont on ne veut pas : une régression à l’animisme bouddhique par un abandon de la science et l’obligation de la poursuite d’un idéal individuel, ou pire, la liberté de conscience soumise à des impératifs religieux catholiques. Non, il paraît qu’on vient de réinventer le monde. Il faut faire mieux que ces deux formes de religion.

 

Et dans cette mission folle que nous nous donnons, qui tient toute une société de la déchéance en marche, il faut surtout réussir à convaincre les générations qui arrivent du ridicule de l’impermanence du temps, idéal bouddhiste donné collectivement et comme par miracle à toute une société qui ne pratique plus, et surtout pas prendre en compte cette impermanence du monde pour la changer comme le ferait tout bon catholique qui se respecte. Car si on n’arrive pas à convaincre les générations nouvelles que rien ne change et que surtout, rien ne peut changer, on réintroduit la morale et les responsabilités, honnies de cette société. Or nous avons voué un culte à l’esprit technologique pour nous permettre de nous exonérer de nos responsabilités.

 

Alors même si le nombre d’avortements augmente, si le nombre de viols augmente, si  le nombre de dépressions augmente, si le nombre de suicides augmente, si le nombre de naissances baisse, si le nombre de divorces augmente, si le nombre d’illettrés augmente, il faut surtout que nous puissions nous dire : « rien n’a changé. » Les séparations sont moins identifiables socialement car les gens ne se marient plus. Et puis, « les gens  d’avant ne savaient pas qu’ils étaient malheureux et qu’ils pouvaient divorcer« . Le nombre de suicides se stabilise grâce à des anti-dépresseurs plus efficaces. L’augmentation du nombre d’avortement est atténuée par l’utilisation de la pilule du lendemain. Nous relativisons notre perception de l’avortement par rapport aux chiffres faux et grossis qu’on nous avait donné en 1975. L’augmentation des viols multiplié par 7 provient, selon les féministes, de l’augmentation des déclarations des femmes. Il n’y a pas moins d’illettrés puisque chaque année, nous baissons notre niveau d’exigence aux examens. L’augmentation des dépressions est due à une reconnaissance des phénomènes dépressifs. La baisse des naissances est masquée par l’immigration… etc etc…

 

Au besoin les chiffres sont tus ou les études interdites si elles concernent des groupes ethniques particuliers. Ainsi, tout un système féminisé se donne raison par le contrôle de l’information ou en évitant le sérieux de débats cruciaux pour l’avenir de notre société. Le non-marxisant qui ne validerait pas toutes ces explications, est jugé fasciste, ou réactionnaire, tant et si bien que le parti socialiste chez nous, encore aujourd’hui, a toutes les peines du monde à se penser en dehors de cette idéologie qui a échoué en tout. Les partis politiques sont minés. L’opinion publique est minée. Nos universités sont minées sans parler de nos journaux ou de la fonction publique d’Etat.

 

On a donné à une catégorie de citoyen le permis de tuer, mais cela « n’a rien changé » puisque ces enfants morts n’auront jamais existé socialement, et qu’on ne leur aura pas laissé le temps de troubler nos consciences.Ils n’apparaissent pas dans les chiffres des enfants conçus en 2012, ils n’existent donc pas.

 

Seulement les faits sont têtus.

 

Tout a bien changé. Tous, tout autour de nous, nous pouvons faire certaines observations, nous avons une sensibilité, certes très imprécise, mais qui nous renseigne sur notre environnement. Bizarrement ces observations sont, aujourd’hui et depuis une longue période, toujours contredîtes par les gardiens du temple, sensés être mieux renseignés que nous, eux, en qui nous devons faire confiance. Nous vivons dans une forme de bipolarité constante entre les informations que nous recevons des autres, et les informations que nous ressentons. Aujourd’hui, les gardiens du temple ne veulent surtout pas s’intéresser à leur ressenti qui est certainement, le même que le nôtre, parce qu’il les renverrait à leurs responsabilités. Ils restent dans une intellectualité d’où il leur faut aussi exclure des pans entiers de notre culture pour se préserver : entre autres, la biologie, la psychologie sont des sciences douteuses pour eux.

 

Ces enfants du matérialisme en sont venus à s’attaquer à toute forme de culture qui limiterait la toute puissance de l’être humain. A cette fin, ils échafaudent des théories bizarres, comme la théorie du genre, la domination comme moteur de l’humanité, le liberté totale comme source de richesse.

 

Ces théories se reconnaissent facilement : pour elles, les faits doivent se plier à l’idéologie, à leur intellectualité, à ce paradis qui n’existe que dans leur tête de sociopathes. Pour eux le sexe des enfants est une invention. L’amour est une perversion qui sert à maintenir le pouvoir de la classe dominante. Il ne faut pas de limite à l’être humain ou à l’économie.

 

Comment une élite a pu générer une telle maladie en son sein ?

 

Le mal est au moins ignorance, mauvaise-foi, laxisme face au mensonge, volonté du laisser-aller.

 

Vous, vous savez que les enfants ont un sexe. Vous savez que l’humanité ne vit autour de vous, que par amour. Vous savez qu’il faut des limites à tout dans le monde. Mais ces gens sont si intelligents, ils sont si haut placé, et ils parlent si bien, ils flattent tant notre volonté de détruire, et notre désir d’atteindre ce monde merveilleux, tous ensemble, dans la tolérance et l’indifférenciation… eh bien, comment, nous, petites être humains, pourrions-nous les remettre en cause ? Ils sont notre élite, et nous avons intérêt à les croire pour garder une forme d’équilibre psychique fondé sur un destin commun ou tout simplement, pour éviter d’être ostracisés. En compagnie des idéologues, nous nous laissons donc aller au mensonge. Pour survivre psychiquement au cynisme, individuellement, nous nous forçons à croire, collectivement, soit que tout va bien, soit que c’est la faute aux autres, ou que la raison de tout ça est économique et que « la crise est terminée », dernière phrase incantatoire d’une société à moitié rationnelle et qui n’a plus que les yeux de sa croyance scientifique pour pleurer, quand la crise n’en finit pas et qu’elle est, à l’évidence, morale.

 

Notre orgueil nous a placé au-dessus de notre condition d’humains, tout en faisant de nous des êtres plus vils que ceux du règne animal. Individuellement, nous persistons à faire confiance aux prêtres de la croissance qui nous rassurent quant aux soubresauts de l’économie ou à faire confiance aux parangons du progrès qui imaginent des chemins délirants pour l’humanité, unie et indistincte. Nous le faisons jusqu’à ce que tout aille trop mal dans nos vies, et qu’il soit déjà trop tard. Car leur omelette humaniste a déjà cassé bien des oeufs. Ils sont nombreux à se suicider, beaucoup à tomber en dépression, mais surtout, beaucoup beaucoup trop nombreux à devenir des pisses-froid, nouvelle forme d’onanisme d’une population sans amour et qui ne croit plus qu’en ses pouvoirs individuels pour se satisfaire spirituellement et socialement. A attendre trop longtemps, la plupart des révoltés de la dernière heure n’ont même plus assez de souffle pour un baroud d’honneur. Ils meurent psychiquement sans avoir trouvé suffisamment d’amour autour d’eux pour commencer le combat, car des imbéciles se sont chargés de leur faire croire que Dieu était mort, traduisant mal la pensée de Nietzsche, ou bien parce qu’ils ont gâché l’étincelle d’amour qui avait été placée en eux à la naissance.

 

Comment peut-on placer sa croyance dans une machine ?

 

 

Avant de faire parti de ceux-là, avant que le souffle ne me manque, je voudrais simplement dire : depuis quelques temps, depuis que nous avons accepté d’avorter des foetus, tout va de plus en plus mal. Et : c’était mieux avant. Qu’importe les quolibets, il y a des époques d’effondrement moral et des époques de prise de conscience. Qu’importe la richesse dans ces moments là. Nous vivons un effondrement moral et aucune technologie ne nous en sauvera. Tout va plus mal qu’avant, ça se sent de plus en plus, et ça se voit de moins en moins. Tel est le paradoxe d’une société à la pointe de la technologie mais qui ne veut même pas l’utiliser pour s’inspecter, voire qui la travestit pour se fabriquer de pieux mensonges, comme : « nous avons gagné en richesse », tandis qu’à l’évidence, nous vivons de plus en plus seuls, isolés et fragiles. Un couple dont l’homme gagnait 1000 était beaucoup plus riches que 2 célibataires d’aujourd’hui qui gagnent 800, sans même parler d’argent.

 

Que nos PIB ont mal été construits !

 

Nous avons individuellement gagné plus, pour nous retrouver dans des situations familiales plus difficiles à assumer financièrement, sans parler des manques affectifs qu’elles induisaient. De manière évidente la baisse de moralité a entraîné notre société dans une forme de suicide collectif masquée par une augmentation sur deux générations de la richesse pécuniaire individuelle tandis que nos situations familiales, elles, nous rendaient moins riches, et moralement, et financièrement, et psychologiquement et en tout. Or le préalable à l’enrichissement d’individus sains, c’est la famille. Nous avons vécu à crédit sur une stabilité familiale passée que nos idéologues délirants se sont chargés de détruire avec notre concours de dégénérés lascifs.L’économie devrait suivre d’ici peu.

 

La loi fut votée…

 

Nous sommes encore trop nombreux à croire que l’esprit scientifique a tué l’histoire et que nous sommes dans le meilleur des mondes, tandis que nous nous ennuyons, tout simplement, et que nous désirons, seulement, nous guérir de notre ennui par un effondrement.

 

Pitoyable élite intellectuelle qui a instruit le peuple à singer sa mort.

 

Tout a changé depuis la loi de 1975 sur l’avortement et pour le pire.

 

Pour accomplir le crime, il a fallu :

 

 

10 Se donner raison après coup malgré certaines évidences, refaire l’histoire, légitimer des décisions sans base morale.

 

La prise de conscience tant attendue, ne s’est jamais produite : le nombre d’avortements ne cessera d’augmenter après la loi, malgré la généralisation de la contraception. Ce nombre s’est « officiellement » stabilisé autour de 220 000 enfants par an, ou de 225 000 selon la Dress. En fait, il ne cesse d’augmenter depuis 1975.

 

Aujourd’hui et depuis la légalisation, ce sont au moins 120 000 infanticides/an en plus qui ont été légitimés.

 

Aujourd’hui des gamines de 12 ans peuvent avorter sans le consentement de leurs parents.

 

Aujourd’hui, l’âge des foetus tués est de plus en plus avancé. On peut désormais les éliminer jusqu’à 3 mois depuis 2001.

 

Aujourd’hui, le chiffre des avortements est sous-estimé « grâce » à la pilule du lendemain, ce qui légitime les tenants du « rien n’a changé » dans la poursuite de leur expérience sociale.

 

Aujourd’hui, la pilule du lendemain est considérée comme une contraception d’urgence. En 2005, 24% des jeunes de 15 à 25 ans ont déclaré qu’eux-même ou leur partenaire avaient déjà utilisé la pilule du lendemain.

 

Aujourd’hui, les chiffres, maquillés depuis des années par des instances scientifiques pro-avortement, sont certainement sous-estimés comme ils l’ont été par le passé. Le maquillage des chiffres, et la propagande, sont une spécialité de ces fanatiques. Par exemple le maintien d’un nombre élevé d’infanticides par avortements clandestins dans les voir l’analyse très intéressante et chiffrée du site chrétien la trêve de Dieu, alors que la loi sur l’avortement était passée depuis longtemps, a servi à masquer durant des années les faux chiffres qui avaient servi à faire voter la loi, jusqu’à ce que le débat se calme. A partir de 1995, ce chiffre là est supprimé progressivement des statistiques. A partir de 2003 il n’apparaît même plus. Que s’est-il passé en 1995, les petits hommes verts ont commencé à empêcher les femmes d’avorter clandestinement ? On ne le saura jamais, car ces idéologues seront en enfer avant de lâcher leurs documents. En tous cas, il aura fallu l’intervention de beaucoup de réseaux et de beaucoup de gens pour coordonner de tels mensonges. A moins que la peur de la hiérarchie ou la croyance niaise de faire le bien commun n’aient suffi.. Possible…

 

Aujourd’hui, l’idéologie féministe abortive s’ancre de plus en plus dans les esprits, jusqu’à vouloir faire passer l’avortement pour un acte normal et à lancer des campagnes publicitaires à cette fin. A défaut d’avoir réduit le nombre d’avortements, la société féministé essaie désormais de l’assimiler à un simple moyen de contraception.

 

Le renoncement moral implique de perdre progressivement l’usage du coeur, de notre culture et de notre intelligence. Même la science devient un obstacle à la fin. D’où la tentative de certains de dénoncer des pans entiers de notre culture scientifique (théorie du genre), dénonciation qui permet l’ablation des dernières parties de notre cerveau qui réfléchissent encore. Cette contradiction entre notre être biologique et l’absence de morale sociale devient de plus en plus ingérable. L’accession au statut d’adulte se solde notamment par un gain en terme d’irresponsabilité par rapport à l’âge de l’enfance. L’enfant doit travailler. L’adulte peut chômer. L’enfant est de plus en plus responsable pénalement. L’adulte n’est jamais responsable des résultats d’une mauvaise éducation qu’il donne à son enfant. L’adulte a droit à l’enfant, il peut le tuer s’il ne le désire pas (avortement, congélation de bébés). L’enfant n’est plus un don de Dieu et il doit subir les désirs d’un adulte tout puissant, quel qu’il soit. L’adulte est payé pour avoir des enfants. L’enfant doit écouter un adulte qui ne l’aime pas forcément et dont il a pourtant besoin. L’adulte devient médiocre, l’enfant lui emboîte le pas, car jamais un enfant ne pourra relever un adulte sans se perdre lui-même.

 

A notre stade de moralité, les rapports traditionnels se sont inversés et sont devenus de plus en plus malsains. On dit tout faire pour nos enfants, mais c’est faux. On en fait de moins en moins. Nous sommes irresponsables et ce sont nos enfants qui travaillent à leur propre responsabilisation. Certes on les gave comme des oies mais surtout sans faire d’efforts pour leur donner une moralité, gage de faire d’eux des êtres humains admissibles dans l’espace social, et don d’amour réel de la part de leurs parents, ultime élévation au-dessus de la tribu. Ceux là grandissent des nourritures matérielles qu’on leur donne. Mais ils sont de plus en plus petits spirituellement et au mieux, croient en la science, mais même pour ça, de moins en moins.

 

Conclusion : 

Une minorité appuyée a réussi à retourner l’opinion publique. Elle a saboté le débat, provoqué, menti, médiatisé le mensonge grâce à des réseaux puissants.

 

Cela ne vous rappelle rien ?

 

Aujourd’hui, les gens qui composent cette société moderne, moi, nous, vous, sommes incapables de nous dire collectivement : Nous avons eu tort de parler de droit des femmes. Nous avons eu tort, en particulier de parler de droit des femmes sur leurs enfants. Cet engrenage est mortel pour ceux-là, et de plus en plus tard.

 

Quand il nous reste un peu de conscience, nous usons de nos forces contre les nouvelles revendications du golem… le mariage homosexuel, la vision ségrégationniste des féministes… nous sommes toujours plus en minorité de pensée dans une société riche qui ne s’effondre pas malgré toutes les décisions absurdes qu’elle prend.

 

Cependant, ces combats d’actualité sont une mauvaise stratégie, car en validant les acquis passés du golem par découragement ou inconscience, nous oublions de saper ses bases qui sont sa force. Nous les jugeons trop bien établies et nous ne voulons pas nous y attaquer. Il y a déjà tant à faire de nos jours ! Ou bien, nous voudrions nous dire que le vote sur l’avortement était justifié, que c’est un débat passé dont il faudrait se soulager pour se consacrer aux luttes à venir, qu’il faisait parti d’une évolution normale de nos sociétés, et qu’aujourd’hui si nous connaissons certains désordres sociaux, c’est pour avoir été, juste trop loin dans les revendications féministes. En somme, nous aurions péchés par excès.

 

Mais nous n’avons pas été trop loin dans les revendications féministes pour la simple et bonne raison que tout est pourri dans le féminisme. Une des forces du golem est d’avoir réussi à  nous  faire croire en l’horreur de l’infanticide par avortement. Privés de notre humanité, privés d’une partie de nos enfants avortés, il était facile pour lui de nous faire avaler toutes les autres couleuvres qui allaient suivre. Nous adoptions sa logique, pour la poursuivre de manière inéluctable. Dès lors, il lui était aisé de gagner ce combat.

Pourtant telle est aussi la faiblesse idéologique du monstre quand on sait que d’autres pays dits modernes, ont fait le choix d’avancer face à l’histoire sans ce genre « d’évolution », et qu’ils y ont bien réussi, jusque là (Irlande, Pologne, Hongrie…)

 

Chez nous, nous devrons nous affronter à une écrasante majorité de femmes qui voudront préserver leur domination idéologique sans concession. Le simple constat, évident, de l’échec du féminisme, ne suffira pas à convaincre des personnes intéressées par la domination. On leur donna un droit de vie et de mort sur leurs enfants, on leur dit que c’était normal, comment des arrivistes, encore plus cupides qu’avant, pourraient renoncer à un tel pouvoir, et pourquoi ne désireraient-elles pas l’étendre ?

 

 

Face aux évolutions familiales, tandis que les hommes misent sur une forme de résistance passive dont ils sont incapables de sortir, les femmes renforcent  leur pouvoir idéologique jusqu’à  vouloir maintenant supprimer toutes différences entre filles et garçons. Elles ont accompagné la théorie du genre, destruction programmée des garçons. Elles contrôlent l’éducation des enfants, l’école, les postes administratifs, et si les hommes continuaient à baisser les bras sur le marché du travail, toutes les institutions sont en place pour importer autant de main d’oeuvre masculine qu’elles le désireraient, s’il fallait faire tourner la machine envers et contre tout. Les hommes ne font plus partie réellement des familles en France, ni de la société, et ne sont pas indispensables à un marché du travail dans un cadre égalitaire socialiste. Ils ne servent aujourd’hui que de bonne conscience à des femmes omnipotentes qui semblent n’avoir besoin que d’un peu de temps pour accomplir leur oeuvre certainement bien inconsciente, qui avec toutes les bonnes intentions du monde, ne pourra finir que par un effondrement civilisationnel ou l’instauration d’une gynarchie d’esprit scientiste, sans aucune science. Autant dire que l’Islam s’imposera sans difficulté. Et ce sera un moindre mal.

 

L’histoire finira par donner raison à ces étudiants d’Asas militants de Laissez-les vivre ! dans les années 70, qui essayèrent de sensibiliser les esprits en faisant monter une jeune handicapée sur une estrade pour lui demander si comme le disait les pro-avortements, elle était vraiment malheureuse de vivre,  ou à cette centaine de personnalités révoltées par le projet de loi Peyret (qui proposait de légaliser l’avortement dans certaines conditions, en cas de viol ou d’inceste, notamment) dénonçant, à l’automne 1970, « cette tentative de légalisation du meurtre, premier pas dans la voie de l’extermination idéologique qui, après les bébés mal aimés, prendra pour cibles les infirmes et les impotents, les débiles mentaux et les clochards…« .

 

Pour rappel, à la suite de l’avortement, l’eugénisme s’est répandu dans notre société comme une traînée de poudre et il n’y a plus personne pour s’émouvoir de l’élimination des enfants « anormaux ». On ne cherche plus à guérir ou à vivre aux côtés des gens différents, on élimine.

 

La pression pour euthanasier les gens en fin de vie n’a jamais été aussi forte. Ce processus de rentabilisation de l’humain  enclenché il y a longtemps, « Les femmes comme tous les autres producteurs ont de fait le droit absolu au contrôle de toutes leurs productions » (manifeste des 343 salopes), ne semble plus vouloir s’arrêter, il se nourrit de sa propre logique. Jean-Paul 2 appelait cela la culture de mort. La loi sur l’avortement en France, fut l’une de ses plus spectaculaires avancées. Elle vient de déboucher sur la culture de l’asservissement telle que vient de la définir le Pape François.

 

Car si les féministes dénoncent l’emprise subie par des jeunes filles majeures qui ont désiré des relations sexuelles avec un majeur, par contre, elles couvrent l’anonymat des mineures qui veulent tuer leur enfant. Ici, l’emprise de l’état ou des féministes n’est pas reconnue comme possible, alors qu’elle s’exerce de manière évidente : des mineures peuvent-elles exercer un choix éclairé sur une décision si importante en se soustrayant au regard de leurs éducateurs principaux ? Ainsi, la société peut-elle les forcer à des décisions qui l’arrangent, les forcer à tuer un enfant, mais interdire de simples relations sexuelles qui respectent la loi naturelle.  La prochaine étape sera celle d’une sanction contre ceux qui refuseront la pratique abortive. L’objection de conscience est déjà attaquée, mais derrière elle, il faut songer au consentement même des individus. Car si une mineure est manipulée en ce sens, le tour viendra pour les adultes de l’être, de subir des pressions, si ce n’est pas déjà le cas dans notre société « rentable ». L’état, immanquablement, vise à l’infantilisation de tous les individus qui pour lui, n’agissent pas « bien », en suivant sa morale. 

 

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