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La loi Veil de 1975 sur l’infanticide par avortement en France : l’histoire d’une manipulation des masses

Publié le 29 novembre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

du MLAC (Soir 3 du 15 mai 1982), mais l’avortement n’est pas prêt d’être remis en question. La prévention, l’information échoueront totalement.

 

Quand on ne sanctionne pas, ou plus, il faut légaliser, et permettre à des minorités actives de gouverner la société. Dans un Etat fort, ce laxisme ne peut s’envisager que dans le cas où une opinion publique a été suffisamment manipulée, ou/et dans le cas où un appareil judiciaire est sous contrôle de forces anti-démocratiques.

 

 

 

9 Faire voter une loi en rassurant l’opinion publique : le « tout va bien se passer » et le « rien n’a changé ».

 

Le discours officiel rassurant :

La loi ne va rien changer, elle doit seulement permettre de donner une issue médicale à un phénomène sanitaire et social. Elle doit permettre d’attendre que la contraception se généralise, jusqu’à ce que le nombre d’avortements baisse. Selon la loi, l’avortement ne sera autorisé qu’en cas de détresse de la mère et devra être validé par une commission pour vérifier la situation familiale de l’avortée (pauvreté, présence de nombreux autres enfants, etc…) (loi Veil de 1975).

 

Le vote de la loi :

La loi sur l’avortement est votée avec l’approbation de 66% des femmes dans l’opinion publique. En 1975, l’Église catholique française, composée de nombreuses femmes pro-avortement n’est déjà plus qu’une coquille vide. C’est la droite qui présente le projet. C’est la gauche qui le vote. La famille est déjà clivée entre hommes et femmes, et ce n’est qu’un début.

 

La confirmation de la loi :

Durant 4 années, la loi est évaluée, sur la base de chiffres faux, maquillés par l’INED. Les acteurs sociaux ne se mobilisent pas plus avant qu’après. Selon les organisateurs de la manifestation de 1979, ils ne sont pas plus de 50 000 à contester sa validation. A la date buttoir, la loi Veil-Pelletier est donc entièrement confirmée.

 

Juste après :

Le pékin moyen légitime « l’évolution » en attendant des lendemains qui chantent. Les hommes se disent que leur copine peut avorter. Cela va les soulager de paternités non désirées. Les femmes se disent qu’elles en ont le pouvoir, et qu’elles sauront agir au mieux. On imagine pouvoir baiser comme des bonobos, voilà notre imaginaire comblé. Le pouvoir individuel des femmes de tuer leurs enfants est perçu, au quotidien comme un progrès pour l’humanité, quand il n’y a plus d’humanité.

 

En avant vers le paradis féministe :

On attend le bonheur, et bizarrement, il se fait attendre (« si la loi est bien appliquée, on ne verra peut-être que des enfants heureux« ). Après quelques années, on doit se contenter d’un « rien n’a changé » ou d’un « c’était pareil avant ». Les lendemains qui chantent sont déjà loin. Cette rhétorique sans espérance se met en place, face à la triste réalité. L’avortement n’a rien apporté à l’humanité, même officiellement. Par contre, à cause de lui, nous ne sommes plus coupables de rien, le mal n’existe plus dans nos sociétés, le mal est une invention de confesseurs complice des dominants. Et ce progrès évident qui consiste à ignorer le problème plutôt que de l’affronter, si contre toute attente, rien ne s’améliore, alors l’essence du monde est son figement. Le temps redevient une illusion de l’impermanence, et nous redevenons les victimes de cette illusion quand nous croyons percevoir des modifications dans notre environnement. Honnis sont la souffrance, le chemin, l’imperfection, l’histoire : tous des signes de changement. Nous vivons un retour à la fin de l’histoire, forcé, anti-catholique. L’abandon de la confession permet l’inconscience, le statu quo. Nous pourrions redevenir animistes, si l’esprit catholique ne nous avait pas donné précédemment l’esprit d’invention hérité de la confession qui admettait l’erreur. Mais l’esprit d’invention est maintenant là, découplé du père. Et l’esprit d’invention s’oppose frontalement à l’esprit animiste. Or sans l’esprit catholique, cette science devient sans conscience. Terrible. Au moment de l’avènement de l’esprit scientifique, tout devient possible quand rien ne peut plus être empêché.

 

Nous n’avons jamais eu tant besoin de l’esprit catholique qu’au moment où nous nous en débarrassions collectivement. Ironie.

 

Car, avec l’esprit scientifique seul, plus rien n’existe en dehors de nos désirs et de nos décisions. Il faut suivre le long fleuve de l’impermanence. Et comme l’homme peut tout, et qu’il est tout…la technologie devient sa fin puisqu’il s’est libéré de « l’emprise catholique ». Des restes de notre religion, nous en gardons un des moindres que nous déifions : l’esprit scientifique comme esprit religieux. L’enfant a tué le père. Tout peut donc continuer dans le sens d’une « libéralisation » des moeurs et d’une forme d’animisme scientifique à « >

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