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L’arnaque marketing Star wars 7 : une réécriture au féminin des anciens épisodes

Publié le 29 décembre 2015 par Léonidas Durandal à 9 h 59 min

du point de vue de ceux qui ont été incapables de se remettre en question : les parents de Kilo Ren, Han Solo et Leïa. Kilo Ren qui doute, est présenté comme coupable de ses hésitations.

Han Solo est prêt à pardonner pour le faire revenir à la maison (brisée), tel le Père éternel de la Bible accueillant l’enfant prodigue au retour de son grand périple. Or Kilo Ren est définitivement converti au côté catholique de la force. Il ne veut pas vivre l’hypocrisie fragmentée de ses parents et il ne va pas hésiter à plonger le glaive de sa foi dans le ventre de son père naturel (Mat 10 34).

Han solo perd son fils

L’Église catholique est donc décrite comme le mal absolu, tandis que les païens qui croient en la force/farce immanente (les franc-maçons jedis), pourtant incapables de remise en question, sont portés aux nues. Le pardon de Han Solo est un faux pardon. Certes, il va chercher la brebis égarée (Luc 15 4) mais avec une conscience partielle de ses actes. Se positionnant comme Dieu le Père, tel tous ces nouveaux adeptes de fausses religions, il ne pouvait donc sauver son fils car il n’avait pas pris en compte le mal qu’il avait en lui.

Le récit qui nous est fait est celui d’un père scénariste divorcé qui s’est senti trahi par un fils qui n’a pas voulu suivre le même chemin que lui. Et puisque l’initiation du père a échoué en direction du fils, une fille va devoir recueillir ses enseignements masculins.

En vérité, il ne s’est pas remis en question et le fils a choisi la vie. Il a délégitimé un père qui s’était déjà trompé par une volonté de confondre filiation masculine et féminine. Ou/et suivant le mal, le fils n’a fait qu’accomplir la médiocrité que ses parents avaient cultivée en lui. Dans tous les cas, il est le fruit d’une éducation dont les parents ne peuvent/veulent pas assumer les conséquences.

Comme pour la Reine des neiges, le story telling spirituel américain devient de plus en plus obscur. Il n’est plus un récit uniquement christique comme à l’époque des Westerns, mais subit des influences diverses, variées et souvent contradictoires. Dans ce pays encore chrétien, la subversion avance masquée mais l’esprit indifférenciateur gagne.

 

Mon sentiment concernant l’influence maçonnique

Kilo Ren nous est présenté comme soutenant le mal, mais il n’est pas déconnant de se demander quel est ce mal. Or l’épisode 7 n’approfondit pas la question. Tout juste peut-on comprendre entre les lignes que le côté obscur veut étendre son pouvoir sur les populations, et les priver de liberté de conscience. Le fantasme franc-maçon par excellence concernant l’Église catholique. En même temps l’assimilation avec le nazisme est évidente, dans les costumes, dans la forme, dans l’utilisation de la technique. Contre toute attente, le film a donc tendance à réduire le catholicisme au nazisme tandis que la filiation entre nazisme et franc-maçonnerie est beaucoup plus évidente (origines scientistes, affinités au protestantisme). Ainsi, il ne faut pas s’étonner d’entendre circuler cette idée chez le commun puisqu’un certain nombre de films reprennent ce raisonnement faussé de manière plus ou moins directe.

Les Siths qui sont du côté obscur de la force, peuvent être assimilés à des directeurs de conscience catholiques qui empêcheraient la République (sic) de prospérer. Ils sont accusés de laisser place à quelques généraux avides de destruction et de contrôle, qui formateraient les populations en voulant leur donner des limites. A l’inverse, les petits Jedis sortis de l’école de la République, enfin je veux dire de l’école des Jedis, ne seraient pas formatés eux, et leur liberté de conscience serait préservée. Ouaih…

 

That’s all folk

« L’ordre » des jedis qui véhiculait une idée plus orientale de la religion au début des années 80 puis qui s’est vu endosser le rôle de défenseur de la démocratie autour de l’an 2000, est désormais devenu le parangon des croyances indifférenciatrices. Entre temps le venin immanent aura progressé dans le corps social américain.

Après la Reine des Neiges, il y a deux ans de cela, qui mélangeait les archétypes et les croyances chrétiennes de manière un peu bizarre, il semble même que Walt Disney soit devenu un foyer à succès de cette dégénérescence programmée. La religion qui ne dit pas son nom se met du côté du bien comme d’une évidence, sans songer qu’elle ne détient ses vérités de personne et qu’elle fomente, comme à son habitude, les guerres modernes.

35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Alita Battle Angel : le premier gros flop de 2019 au box-office ?” Le Point du 07/02/2019.

    En voulant créer un film vraiment féministe, je crois qu’ils ont réussi à fabriquer l’image très exacte d’un monstre. Plutôt réussi en un sens.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Kathleen Kennedy, l’impératrice de Star Wars”, Le Point du 13/12/2017.

    Je comprends mieux comment cette saga a pu devenir une telle daube.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Star Wars : les Derniers Jedi” : un curieux épisode queer et shakespearien”, L’Obs du 12/12/2017.

    A Disney, ils pensent que la réussite au masculin n’est qu’un accident de l’histoire.

    Ils vont seulement réussir à transformer la poule au oeufs d’or en bécasse.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Rogue One: A Star Wars Story, le grand retour de la Force”, Figaro du 13/12/2016.

    Une “nouvelle Jeanne d’Arc” de l’espace selon l’article.

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