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Antiféminisme Aimeles

Le clown

Publié le 18 mai 2020 par Léonidas Durandal à 23 h 53 min

Mal dans sa famille, il rêvait de jouer un autre. Réussissant tout ce qu’elle entreprenait, elle fantasmait d’être la muse d’un élève talentueux qu’elle porterait aux nues. Dans ce petit collège de province catholique étriqué, ils suivirent leur voie. Personne ne les en empêcherait puisque dans ce monde, tout n’est qu’apparence. L’enseignement catholique ? Une façade. D’ailleurs, les prélats conciliants se pressèrent de recaser la femme adultère, pauvre pécheresse en direction d’un mineur de moins de 15 ans sur qui elle avait autorité. Pour le bien de tous évidemment. Le milieu bourgeois ne fut pas en reste. La liaison du professeur et de l’élève en fit rire plus d’un ouvertement. Allons donc, dans trois ans, tout serait oublié. Le petit trouverait vite une plus jeune sur qui s’appuyer. Quant à cette femme, si belle, ne pas lui pardonner aurait été un péché.

Ainsi le couple iconoclaste donna-t-il bonne conscience à tous. Tel est le malheur de la chute. Ceux qui vous jalousent finissent par vous plaindre. Ils vous dépassent enfin, irrémédiablement. Assis sur leur orgueil, ils croient comprendre le drame, mais parfois, il les dépasse. Jusque là, ils en jouissent. Au moins les sort-il de leur ennui. Ne leur reste plus qu’à s’apitoyer sur les coupables, plus que de les conspuer, ou bien en rire selon le niveau de cynisme atteint. Ils ne se sont surtout pas dit que tout un pays allait faire les frais de leur hypocrisie. Eux-aussi, croyaient aux apparences, au théâtre, à la magie des petits personnages qui déclament. Et de leurs croyances, le scénario est né. Ils le savent, secrètement. Rien ne serait arrivé sans cette corruption ambiante qui juge qu’il n’y a rien de moins important que la compétence. 

Par la suite, la façade d’obscurs notables de provinces a rencontré la grande mascarade de la capitale. L’un a suivi l’autre, pas que symboliquement, puisque le jeune amant et son professeur se sont vite retrouvés à Paris, pour poursuivre leurs ébats. Ces deux-là ne sont pas l’expression d’une anomalie dans notre pays. Ils expriment sa quintessence même, la poursuite acharnée d’une femélisation de notre société. Un tournis. 

Dans cette pièce, pas si moderne, tout est pardonné, tout est minoré s’il s’agit d’un personnage jouant la mère auprès de son élève dénaturé. Evidemment, la femme est l’avenir du garçon. Elle va le former à ses désirs, lui apprendre la vie, lui dire comment réagir. Grâce à sa marionnette, le monde deviendra lumineux. Nous sortirons de la tyrannie patriarcale par la rééducation au berceau. Les hommes sont idiots. Il faut leur apprendre d’autant plus tôt. Laisser faire celles qui savent, qui ont toujours su, et que la société n’a pas laissé faire. Nous, nous sommes au courant. L’inceste pratiqué sur des enfants, allons allons, c’est pas grave quand le sexe femelle en est coupable. Le progrès en passe par là. Nous pourrissons tout ce que nous touchons ? Ah, encore une remise en question des vieux barbons. Le « plus de femmes » a échoué, certainement parce qu’il n’y en avait pas assez.

Acte 2, naturellement, la politique n’est pas très sérieuse dans de telles conditions. Elles votent pour leur enfant. Et les enfants votent pour l’enfant. Ils ont le choix entre la fille du père et l’enfant. Ils se disent minorité oppressée. Ils décident pourtant des élections. Pour cette fois, ce sera l’enfant car ils l’aiment plus que la fille du père. A coup de communication, à coup de mensonges. Le spectacle profite de notre propre aveuglement. Il s’agit d’y croire ou pas. Voilà ce qui fait réussir, ou pas. Et il a la tête de l’emploi, il a été créé pour ça. Il s’est construit autour de ça. Etre un acteur de talent, c’est ce que les féminisés demandent. Fuir la réalité. Ils veulent retrouver leurs héros DVD, fabriqués sur critères politiques, qui font échapper à la vie, et rêver à la fin de l’oppression des pères, à l’avènement de l’enfant roi, au jeune mystérieux brillant venu de nulle part et qui crève l’écran.

Le petit, plein de talent, va réussir, bien entendu, jusqu’à ce qu’il se cogne à la réalité. Acte 3 : l’incompréhension. Les enfants élevés par les femmes, saignent quand les épreuves arrivent. Dès les premiers émois, ils fuient, ils sont communistes, d’amère en fils de fumée. Notre président n’échappe pas à la règle. « >

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