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AIMELES Antiféminisme

Le clown

Publié le 18 mai 2020 par Léonidas Durandal à 23 h 53 min

Depuis 10 ans, 20 ans, 30 ans, nous élisons des drogués. Tous des fils de la veuve. Des paumés aux allures de paons.

Mais revenons aux premiers instants de consécration, à l’apparence de la victoire. Le petit sent qu’il n’est que façade. Il va voir à gauche, il va voir à droite, si De Villiers ne pourrait pas lui servir de papa. De lui, comme des autres, il retient l’essentiel, les ficelles. Etre à travers, l’aura des gens qu’il veut incarner, aspirer leur personnalité. A l’opposé, dans l’intimité, il admire ces banlieusards femélisés, libres de faire ce qui leur plaît. En vrai, des prisonniers tout comme lui de leur mère. Mais qu’importe, ils se renvoient leurs images. Lui, il incarne le pouvoir. Eux, ils agissent au nom du pouvoir. Ben Alla n’est pas arrivé là par hasard. Avec son casque et sa matraque, il vit, par procuration, la vie du président qu’il protège. Ils se nourrissent dans leurs egos, personnages incongrus d’une scène de théâtre en décalage.

En amont, les gens sérieux qui ont voté pour l’enfant et qui ne comprennent pas pourquoi il ne veut plus jouer le jeu. D’abord, ils veulent croire que ses égarements ne sont que facéties. A leur tête, des acteurs dont la vie déborde sur scène. Il est ce qu’il est finalement. Seulement il l’est aux manettes de la commande nucléaire. Fâcheux les ratés. Peut-être même risqués. Les journalistes tiquent. Mais ils sont payés par l’état. Ils bruissent, mais ne se révoltent pas. Tant qu’ils se taisent l’avenir est assuré.

Acte 4 : l’opposition. En aval, des gens qui subissent l’inconséquence. Tous ces petits blancs vivent dans le même pays et pourtant, les journalistes ont du mal à les définir. Dans un premier temps, ils se disent que si l’enfant tape sur ces résidus de l’ancien monde, cela n’a véritablement aucune importance. Que connaissent les petites gens du pouvoir ? Rien, sinon ils l’auraient investi depuis longtemps. L’impôt injuste ? Une faribole si vous lui devez votre pitance. Ces gens qui protestent, les bourgeois de gauche les disent « séditieux ». Pour preuve, ils n’ont pas les mots. Ils ne parlent pas le même langage, probablement incapables de se plier au moule qui leur est si cher. 

La sédition est pourtant un devoir quand les séditieux sont au pouvoir. Mais les intégrés ne l’entendent pas. Ils veulent croire qu’ils sont France, tout en la détruisant. Et puis, la sédition signifie, fin de leurs privilèges, fin d’un système bien établi qu’ils ont peur de voir disparaître. Il ne faut pas trop chercher la grandeur d’âme et les motivations complexes, là où il n’y en a pas. Le langage est châtié, certes. Il n’empêche pas la bassesse, ou le ridicule des petites phrases assassines. 

Si la crise est mal gérée, s’il y a foule de mutilés, le président en sort pourtant vainqueur, l’image sauve auprès de ses soutiens. A force de mensonges, en jouant sur les peurs, la jalousie, et la médiocrité des lâches, il est encore dans son rôle. Rien de plus crucial. Le président doit encore avoir l’air d’un président, sinon le peuple des intelligents ne saurait plus à quel sein se vouer.

Et il leur en faut de la miséricorde pour leur cause. Car notre élève prometteur fait tout de mal en pis. Pour beaucoup d’observateurs avertis, il ne semble pas savoir où aller. Comme tout enfant roi, comme ce peuple puérile qu’il représente bien au-delà de son électorat, il est tombé dans l’abus. Il sait qu’ils sont prisonniers de leur relation toxique, entre lui l’enfant et eux, le peuple qui s’est fait acheter. Pas d’alternative. Puisque tout n’est qu’apparence, il faut continuer. Et rater. Ensemble. 

Acte 5 : le coup de grâce. Comme si ce n’était pas assez de son vide intérieur, la poisse le poursuit. Au début, il fallait continuer à aller au théâtre, voter, montrer que le jeu se poursuivait, qu’on était plus fort que la petite maladie, la grippette. Puis de nouveau, la réalité est apparue, confuse et hideuse pour l’enfant. La réaction s’est faite attendre, puis elle a été violente. Celui qui voulait jouer à visage découvert, a fini par le prendre, le masque. Et les Français avec. Le masque contre la maladie ou contre les pertes de liberté, indifféremment. Tant que le prendre, ou pas, nous évite de réfléchir. Nous réagissons à ses ordres, empressés d’autant, que « >

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Covid-19 : Macron fait «confiance» aux Français pour «freiner l'épidémie»" figaro du 30/01/2021.

    Donc les libertés publiques ont disparu pour empêcher la circulation du virus, mais chaque Français serait tout de même responsable de la circulation du virus. Voilà comment se déresponsabiliser entièrement. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La France 73e au classement des pays qui ont le mieux géré la crise du Covid" AFP du 28/01/2021.

    73ème sur 98, je trouve que c'est pas si mal par rapport à mon ressenti, parce que contrairement aux USA et au Brésil, en plus nous avons été privés totalement de libertés. Voilà qui n’est pas indiqué… Une paille. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "Allocution de Macron : qu'est-ce que de bons vœux en temps de crise ?" Le Point du 31/12/2020.

    Ce serait marrant que les gens tapent sur des casseroles sur leur balcon au moment de l'allocution. 

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    "Macron positif au Covid : mercredi soir, le long dîner de la majorité à l'Élysée" Le clown du 18/12/2020.

    En faire un martyre de son incompétence ? Ah non ! Qu’il survive bon sang !

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    "DÉRIVE AUTORITAIRE : POLICE ET JUSTICE OUTILS INDISPENSABLES DU MACRONISME" Vu du droit du 04/12/2020.

    La petite bourgeoisie étriquée resserre les rangs autour du pangolin.