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Le dilemme des pères concernant la résidence alternée : égalité ou masculinité ?

Publié le 22 mars 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 02 min

La possibilité pour une mère de répudier le père de ses enfants a mis les hommes face à des situations inextricables.

La distinction entre couple parental et couple amoureux.

Les psychologues le disent et le répètent : il faut séparer le couple parental du couple amoureux. Ce genre de distinction a surtout pour but de déculpabiliser les grands enfants qui ont des enfants et qui veulent se séparer. Or l’enfant résiste à ces vues d’adultes. Il ne va pas céder facilement à ce qu’il vit comme une régression. Pour s’en sortir, il lui faudra souvent choisir son camp. Même lorsque la séparation se passe plutôt bien, il aura un travail de deuil à faire, un travail qu’il ne pourra jamais réellement accomplir entièrement. Car comment accepter d’être issu d’une lignée où hommes et femmes n’ont pas réussi à s’entendre ? En un sens la polygamie est moins grave que le divorce. La polygamie introduit des hiérarchies entre femmes et entre enfants de ces femmes. Rien à voir avec le renoncement auquel doit faire face un enfant qui voit ses parents divorcer (sans parler des familles recomposées foncièrement polygames). Dans ce cas, soit il doit accepter de couper avec sa lignée et il devra se construire en revisitant entièrement les modèles qu’il a reçus, soit il ne coupe pas avec sa lignée et sera condamné à revivre les mêmes expériences de vie que ses parents. Il n’y a pas de bon divorce pour un enfant. Le couple amoureux, est celui de ses parents. Et distinguer l’amour qu’ils ont entre eux et l’amour qu’il reçoit d’eux n’est qu’une vue d’adulte qu’il aura d’autant plus de difficultés à intégrer que ses parents se déchireront pour être le parent référent auprès de lui (3). En effet cette question n’évacuera jamais le modèle d’entente qu’il aurait dû recevoir et qu’il ne recevra jamais. Et s’il doit aussi faire deuil de ce modèle, il risquera surtout de se construire tout seul, en ne sachant jamais comment se comporter avec ses partenaires, toujours angoissé face aux prémices du moindre conflit, inadapté familialement.

 

La répudiation sociale et familiale des pères.

Comme je l’ai écrit dans un précédent article, les femmes sont en position de force comme référent principal auprès de leurs enfants grâce à la relation précoce qu’elles entretiennent avec eux (1). De plus, les hommes connaissent désormais plus de chômage en France que les femmes (2). Ils sont donc plus facilement répudiés socialement. Autant dire qu’en cas de séparation, ils ne sont pas en position de force surtout eu égard à la façon dont les juges les traitent.

 

La richesse d’une société orgueilleuse.

On l’entend partout : « Pour que la crise s’arrête, il suffirait de faire ceci ou de faire cela. » En vérité, il ne suffit pas de faire. Nous avons vécu dans une société riche et nous avons perdu tout ancrage par rapport à la réalité. Le développement de l’esprit scientifique a renforcé cet esprit d’omnipotence. Aujourd’hui, le citoyen moyen qui réfléchit à ces sujets pense qu’on peut tout, et « qu’il suffit ». Le monde a perdu de son sens à cause d’une richesse dont nous avions hérité et pour laquelle nous ne nous étions pas battus. Dans une société un peu plus dure, jamais il n’aurait été possible de se passer des hommes comme la société a voulu s’en passer ces dernières années. Jamais même il aurait été imaginable de vouloir les remplacer par des femmes. Si cela avait été une question de survie, jamais nous ne nous serions permis de multiplier ce genre d’erreurs doctrinales comme « il faut l’égalité » sans même penser à savoir si cette égalité était souhaitable. La masturbation intellectuelle de nos élites universitaires n’a été rendue possible que par le gaspillage et la médiocrité, tout comme la féminisation totalitaire de nombreux secteurs d’activité professionnel. La richesse fait perdre toute mesure et les pères, leur société de l’effort, du réel, en ont été les premières victimes.

 

Dans ce cadre, comment un père soucieux de ses enfants peut agir ?

S’il subit la séparation et c’est très souvent le cas, il devra accepter de voir ses enfants atteints par le choix égoïste de sa femme. Encore en couple, si la mère de ses enfants choisit de le destituer et s’il choisit tout “>

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”On a fait un micmac entre nous”: Séparés, ils ont choisi la garde alternée”, L’Express du 30/11/2017.

    La résidence alternée fonctionne ici grâce à une petite sainte de maman : elle accepte la résidence alternée et égale contre une pension alimentaire (!), il faut que le mari déménage à chacun de ses changements de domicile, et surtout, surtout, elle récupère la part complète du quotient fiscal de l’enfant, sinon exit la résidence alternée et égale. Enfin une femme qui pense au bien être de ses enfants.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Garde alternée : mon ex a trouvé le bon plan pour ne pas payer la pension alimentaire”, Figaro du 28/01/2015.

    Voilà à quoi mène le déni de la catastrophe du divorce. Il ne reste plus que le fric pour retrouver de la considération.

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