Accueil » Paternité » Le dilemme des pères concernant la résidence alternée : égalité ou masculinité ?
Antiféminisme Aimeles

Le dilemme des pères concernant la résidence alternée : égalité ou masculinité ?

Publié le 22 mars 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 02 min

La possibilité pour une mère de répudier le père de ses enfants a mis les hommes face à des situations inextricables.

La distinction entre couple parental et couple amoureux.

Les psychologues le disent et le répètent : il faut séparer le couple parental du couple amoureux. Ce genre de distinction a surtout pour but de déculpabiliser les grands enfants qui ont des enfants et qui veulent se séparer. Or l’enfant résiste à ces vues d’adultes. Il ne va pas céder facilement à ce qu’il vit comme une régression. Pour s’en sortir, il lui faudra souvent choisir son camp. Même lorsque la séparation se passe plutôt bien, il aura un travail de deuil à faire, un travail qu’il ne pourra jamais réellement accomplir entièrement. Car comment accepter d’être issu d’une lignée où hommes et femmes n’ont pas réussi à s’entendre ? En un sens la polygamie est moins grave que le divorce. La polygamie introduit des hiérarchies entre femmes et entre enfants de ces femmes. Rien à voir avec le renoncement auquel doit faire face un enfant qui voit ses parents divorcer (sans parler des familles recomposées foncièrement polygames). Dans ce cas, soit il doit accepter de couper avec sa lignée et il devra se construire en revisitant entièrement les modèles qu’il a reçus, soit il ne coupe pas avec sa lignée et sera condamné à revivre les mêmes expériences de vie que ses parents. Il n’y a pas de bon divorce pour un enfant. Le couple amoureux, est celui de ses parents. Et distinguer l’amour qu’ils ont entre eux et l’amour qu’il reçoit d’eux n’est qu’une vue d’adulte qu’il aura d’autant plus de difficultés à intégrer que ses parents se déchireront pour être le parent référent auprès de lui (3). En effet cette question n’évacuera jamais le modèle d’entente qu’il aurait dû recevoir et qu’il ne recevra jamais. Et s’il doit aussi faire deuil de ce modèle, il risquera surtout de se construire tout seul, en ne sachant jamais comment se comporter avec ses partenaires, toujours angoissé face aux prémices du moindre conflit, inadapté familialement.

 

La répudiation sociale et familiale des pères.

Comme je l’ai écrit dans un précédent article, les femmes sont en position de force comme référent principal auprès de leurs enfants grâce à la relation précoce qu’elles entretiennent avec eux (1). De plus, les hommes connaissent désormais plus de chômage en France que les femmes (2). Ils sont donc plus facilement répudiés socialement. Autant dire qu’en cas de séparation, ils ne sont pas en position de force surtout eu égard à la façon dont les juges les traitent.

 

La richesse d’une société orgueilleuse.

On l’entend partout : « Pour que la crise s’arrête, il suffirait de faire ceci ou de faire cela. » En vérité, il ne suffit pas de faire. Nous avons vécu dans une société riche et nous avons perdu tout ancrage par rapport à la réalité. Le développement de l’esprit scientifique a renforcé cet esprit d’omnipotence. Aujourd’hui, le citoyen moyen qui réfléchit à ces sujets pense qu’on peut tout, et « qu’il suffit ». Le monde a perdu de son sens à cause d’une richesse dont nous avions hérité et pour laquelle nous ne nous étions pas battus. Dans une société un peu plus dure, jamais il n’aurait été possible de se passer des hommes comme la société a voulu s’en passer ces dernières années. Jamais même il aurait été imaginable de vouloir les remplacer par des femmes. Si cela avait été une question de survie, jamais nous ne nous serions permis de multiplier ce genre d’erreurs doctrinales comme « il faut l’égalité » sans même penser à savoir si cette égalité était souhaitable. La masturbation intellectuelle de nos élites universitaires n’a été rendue possible que par le gaspillage et la médiocrité, tout comme la féminisation totalitaire de nombreux secteurs d’activité professionnel. La richesse fait perdre toute mesure et les pères, leur société de l’effort, du réel, en ont été les premières victimes.

 

Dans ce cadre, comment un père soucieux de ses enfants peut agir ?

S’il subit la séparation et c’est très souvent le cas, il devra accepter de voir ses enfants atteints par le choix égoïste de sa femme. Encore en couple, si la mère de ses enfants choisit de le destituer et s’il choisit tout “>

Lire la suite

24 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “”On a fait un micmac entre nous”: Séparés, ils ont choisi la garde alternée”, L’Express du 30/11/2017.

    La résidence alternée fonctionne ici grâce à une petite sainte de maman : elle accepte la résidence alternée et égale contre une pension alimentaire (!), il faut que le mari déménage à chacun de ses changements de domicile, et surtout, surtout, elle récupère la part complète du quotient fiscal de l’enfant, sinon exit la résidence alternée et égale. Enfin une femme qui pense au bien être de ses enfants.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Garde alternée : mon ex a trouvé le bon plan pour ne pas payer la pension alimentaire”, Figaro du 28/01/2015.

    Voilà à quoi mène le déni de la catastrophe du divorce. Il ne reste plus que le fric pour retrouver de la considération.

  3. Commentaire de kasimar:

    ” Mais peut-être faudrait-il que la parole de la sacro-sainte mère se fasse plus silencieuse. DE MON TEMPS, les mères la fermait !”

    Non mais il faudrait que les femmes et non les mères arrêtent de construire une image utopique selon leur propre idéal, et gardent les pieds sur terre. On ne peut pas avoir à la fois un homme attentionné donnant les petits soins aux gosses et un étalon au lit à la fois. Il faut choisir… Je crois que le problème des mères contrairement à leurs prédécesseures se situe au niveau de la maturité de celles-ci. Elles ont la jugeotte prépubère. Pourtant d’aucuns prétendent que la femme mûrit plus rapidement que l’homme. Ce doit être un mensonge, ou alors on devrait prendre en compte qu’à un certain âge certaines régressent.

  4. Commentaire de ALLINE:

    Vous oubliez aussi les cas où les garçons
    élevés par leur mère ne deviennent pas délinquents mais féminisés, je serais
    curieux de vous entendre là-dessus
    .

    Mais si vous m’avez lu, vous m’avez entendu. Je milite pour la place du père passant par sa parole. E.Badinter, féministe s’il en est s’en inquiétait en 1987 craignant que les garçons s’androgynisent Se féminisent si vous préférez. Ce n’est pas moi qui milite pour la sacro sainte mère toute puissante construisant des hétéro-fiottes. Bien au contraire. Mais peut-être faudrait-il que la parole de la sacro-sainte mère se fasse plus silencieuse. DE MON TEMPS, les mères la fermait.

  5. Commentaire de kasimar:

    ” Les femmes étaient soumises puisque financièrement dépendantes. ”

    Oui mais qui gérait les portefeuilles.Par contre je ne sais pas d’où vous sortez le fait que la mère ne fut pas sacralisée à l’époque, mais je trouve celà un peu trop facile comme argument.

    ” pour constater que leur société est un chaos total. Ils ne manquent pas de mères”

    Parce que vous imaginez que c’est beaucoup mieux en Occident ? Vous vivez dans une grotte ou bien ?

    “En face, les Israéliens où les droits des femmes sont égaux et où elles font leur service militaire”

    Allez faire un tour dans les murs des lamentations et osez revenir me dire que les droits des femmes et des hommes sont égaux. Aujourd’hui à cause des orthodoxes, une femme ne peut pas faire son jogging en short et pire encore d’un point de vue des droits des femmes, elles ne peuvent pas se balader en robe.Alors question droits des femmes ahem.D’ailleurs la femme n’a pas à faire de services militaires, c’est complètement absurde. Comment les hommes pourront ils se reproduire avec leurs alter-egos à vagin. Il n’y a plus de complémentarité, mais une conformité à la soviétique, les gens n’en veulent pas, ils savent ce qui est bon pour eux sans que des pseudo-intellectuels malades leurs dictent ce qui selon eux est bon. Donc vos fake-valeurs on en veut pas pour une humanité plus saine !! Vous oubliez aussi les cas où les garçons élevés par leur mère ne deviennent pas délinquents mais féminisés, je serais curieux de vous entendre là-dessus. A mais attendez, c’est vrai vous ne voulez plus retourner en arrière, autrement dit tout ce qui n’est pas dans l’air du temps est obsolète.Vraiment vous avez une vision véritablement manichéenne des choses …

  6. Commentaire de ALLINE:

    L’amour, l’amour… A l’époque de St Paul, comme aujourd’hui
    dans les pays musulmans, il n’était pas question d’amour dans les unions, mais
    de raison. Les familles mariaient leurs enfants sans leur demander leur avis.
    Très jeunes en ce qui concerne les filles, et souvent avec de vieux barbons.
    Ces mariages consistaient à sceller des alliances familiales, voire tribales
    pour éviter des guerres et en contribuant à la richesse des familles, assurer
    une stabilité sociale. Il n’était pas question d’amour. Les femmes étaient
    soumises puisque financièrement dépendantes. L’histoire de l’humanité et des
    rapports homme/femme ne peut se lire autrement qu’économiquement. Dans l’ordre,
    chasse, pêche, cueillette, agriculture, industrie ET sa conséquence : Le
    tertiaire. Activité assurant l’indépendance financière de la femme dans
    laquelle elle s’est engouffrée. 8 divorces sur 10 à son initiative. C’était
    pourtant, censément, des mariages d’amour, non ? Depuis le 17ème
    siècle, les enfants passent de la nourrice au précepteur, les garçons
    grandissant, éduqués et instruits en pension (sans mère). Au domicile familial,
    seule la parole du père comptait. Ce n’est qu’à la deuxième moitié du 20ème
    siècle que la mère fut sacralisée, comme l’amour qu’elle était seule censé apporter
    à ses enfants (Freud) le père étant l’autorité dépourvu d’affect. Nul ne peut
    ignorer que d’innombrables mères aimèrent leurs enfants, on doit cependant
    noter qu’aujourd’hui infanticides (Et hier ?), Néonaticides et
    maltraitances à l’encontre des enfants sont statistiquement très majoritairement
    de leur fait (61% des mères biologiques pour les maltraitances, 98/% pour les
    meurtres). Aujourd’hui, 21ème siècle, le père s’est materno-métissé
    et aime ses enfants de la même façon. Les langent, leurs fait des câlins et les
    consolent. Les enfants ont besoin de vérité. Notamment sur leur filiation. De
    réapprendre le  respect d’eux et de l’autre.
    Dans la bible il est dit : « Tu honoreras ton père et ta mère »
    et non tu aimeras. (La véritable traduction hébraïque étant : tu leur
    rendras ce qui leur est dû). Jésus a dit « aime ton prochain comme toi-même »
    introduisant un sentiment qui n’était pas en vogue. Dans l’antiquité Gréco-romaine,
    aimer sa femme était un signe de faiblesse. ON « n’aimait pas » les
    enfants, o,n les éduquait. A la dure. Cet état d’esprit a duré jusqu’au…  20ème siècle, malgré l’amour
    courtois, Roméo et Juliette ect… Nous ne reviendrons pas en arrière dans un
    schéma conjugal de la « femme soumise » et de l’homme tout puissant.
    Pour de simples raisons économiques. En revanche, si l’homme – le père – laisse
    le champ libre à la mère et ses bons sentiments, l’amour, le consumérisme MATER-ialiste,
    il se passera en occident ce qui se passe en Asie, plus aucun garçon ne voudra
    s’engager. Fonder une famille et prendre des responsabilités éducatives
    incluant l’effort et le dépassement de soi même. Donc des risques. IL vous
    suffit de regarder une autre partie du monde où les femmes sont soumises :
    Le Moyen-Orient, Palestine en tête, où les mères sont très aimantes et
    attentionnées à l’égard de leur progéniture, comme culturellement respectueuse
    de leur époux, et où la liberté de la femme est de l’ordre du fantasme, pour
    constater que leur société est un chaos total. Ils ne manquent pas de mères… En
    face, les Israéliens où les droits des femmes sont égaux et où elles font leur service
    militaire. Leur société existe et résiste quoique l’on puisse en penser. Tous
    les gamins des cités en France qui tournent mal n’ont pas de père mais une
    mère. La balle est bien dans le camp de l’homme.

  7. Commentaire de kasimar:

    @AllineCertes les enfants ne deviennent pas immédiatement névrosés, mais le fait qu’ils aient manqué de leur mère les a sans doute marqué profondément dans leur inconscient. Car l’inconscient qui se manifeste bien avant la naissance du nourrisson, est quelque chose qui échappe à tout être humain. Ce n’est pas pour rien qu’il existe des psychanalystes pour étudier cet entité.Ensuite il faut savoir qu’à l’époque, il y avait toujours des nourrices, les grand-mères, les soeurs … les sociétés étaient bien moins individualistes que nos contemporains soixante-huitards

    • Commentaire de ALLINE:

      Les
      psychanalystes sont des apprentis sorciers qui n’en sont qu’aux débuts de
      l’apprentissage des mécanismes animant conscient, inconscient et subconscient.
      Comprenant en sus ce que le cerveau reptilien peut contenir d’informations
      immémoriales influant nos comportements à notre insu. Ajoutez-y l’inconscient
      collectif véhiculant les idées de l’époque et vous comprendrez facilement
      pourquoi  n’est pas un hasard si leurs cabinets sont envahis de névrosés
      se plaignant de qui ? : De leur mère… Cette mère dont on leur a affirmé que
      sans elle ils n’étaient rien. Pire ; que si leur existence est un échec,
      c’est de sa faute. La psychanalyse est une maladie sui se veut remède. Pour ce
      qui est de la conscience intra-utéro. Je suis absolument d’accord. Les enfants, nourrissons,
      comprennent tout. A leur façon. Mais pour ce qui concerne les mères, lisez Aldo
      Naouri, lequel après 40 années de pédopsychiatrie à en recevoir, n’a pas de
      mots assez durs pour condamner l’influence de la parole maternelle en ce qu’elle recèle de
      toxique pour l’affirmation qu’elle contient. (Je le connais, c’est mon fils, ma
      fille, c’est moi qui l’ai fait….) Ben tiens donc ! Les mères n’aiment pas
      les enfants, mais LEURS enfants. Elles les aiment car ils sont leur
      prolongement. Leur produit. Ce produit leur sert à justifier leur simple fait
      d’exister. Autrement dit, sans lui elles ne sont rien. C’est pour cela qu’elles
      ont besoin être aimé en retour. Leur seul autre choix état d’exister en tant
      que femme/individu. Ce n’est pas pour autant qu’elles le comprennent, ce qu’il
      ressent, a fortiori si c’est un garçon, donc un homme. Je vous rappelle, si
      j’ai bien compris l’esprit de ce blog, qu’il s’agit de restaurer la dignité de
      l’homme, la parole du père dans un cadre qui est celui de la famille. Si
      certains s’imaginaient pouvoir revenir à « l’ordre ancien », la femme
      aux fourneaux, l’homme au boulot, j’ai peur qu’ils ne se heurtent à un écueil
      sociétal désormais acquis et qui n’ira qu’en se confortant. En revanche, dans
      une famille où les deux travaillent (nourrissent la famille) voire si c’est la
      femme seule qui travaille, il est un incontournable qui était, demeure et
      préside à la construction du garçon – et de la fille – c’est la parole du père.
      Garçon pour le modèle d’identification qu’il suppose. Fille pour fixer ses
      limites dans son rapport à l’homme. Pour ce qui est de l’individualisme
      égocentrique de nos sociétés, je ne suis on ne peut plus d’accord avec vous
      Kasimar. Sociétés MATER-ialises. MATER : La mère. Ce support organique
      naturellement égocentrisme.  Son ventre. Léonidas : La sacralisation de la mère est
      une vraie connerie. C’est la légende de la vierge Marie Catholique recevant
      l’onction de l’Œdipe du père Freud, ce taré cocaïnomane amoureux de sa mère,
      qui s’est tapé sa belle sœur et dont la fille fut lesbienne – pédopsychiatre –
      pour la bonne bouche. Alors, en parlant de névroses. Pour ce qui est des femmes
      qui échappent à leurs responsabilités, i y en a, évidemment, mais au regard des
      pères qui se défilent, disparaissent corps et bien pour refaire leur vie en
      oubliant totalement qu’ils en avaient déjà une « en responsabilité puisque
      géniteurs », on peut raisonnablement se demander lequel des deux genres
      est le plus irresponsable. Léonidas. Je suis un homme (d’expérience)

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        L’expérience peut mener à bien des différences. La description que vous faites des femmes peut être interprétée de deux manières. On peut voir aussi l’attention qu’elles sont capables de donner à leurs enfants, l’énergie qu’elles y consacrent, et parfois le don de soi. De même, la parole de l’homme pourrait être jugée tout à son inverse de ce que vous avancez : une parole distante, désincarnée, dictatoriale (ce que ne se privent pas de faire les féministes). En somme, il y a un regard d’amour à porter sur le monde, que ce soi sur le métier de père ou de mère, si l’on ne veut pas entretenir la guerre des sexes.
        La grandeur de la mère, n’empêche en rien la grandeur du père, tant que comme dit Saint Paul, la femme se soumet à un homme qui l’aime. En somme, ce mouvement de sacralité est contrebalancé par deux choses : l’amour des hommes pour leur femme; la soumission de la femme à son mari. Ainsi, le système est équilibré et différencié.
        Bien entendu que les enfants dont la mère est morte en couche ont probablement souffert énormément. Nous ne possédons pas de statistiques sur le sujet, cependant, il y a bien des récits qui décrivent la manque profonde laissé chez des enfants qui sont nés en tuant leur mère pour ainsi dire (on peut voir aussi cette naissance à l’inverse, comme le don ultime d’une femme). La symbolique est extrêmement forte de toutes les manières (la culpabilité doit l’être aussi). Oui ce sont des enfants plus fragiles que les autres. D’ailleurs en parlant d’expérience, les cas les plus lourds d’enfants en difficulté que j’ai eu à connaître étaient des enfants qui avaient souffert d’une absence de mère, ce que confirme un enseignant/psy qui a écrit un livre sur le sujet et dont je pourrais retrouver les références si cela vous intéresse. Les enfants qui ont manqué de mère, sont excessivement instables, à un point que vous ne pouvez imaginer, d’une extrême violence, ils sont incapables d’accéder à la parole du père. Si le gros de la troupe est constitué de nos jours d’enfants en manque de pères, les cas les plus difficiles sont liés eux à un manque de mère.
        Vous pourrez retourner le problème dans tous les sens, le corps de la femme est en position dominante dans la reproduction. Certes, rien ne grandit sans père, mais rien ne peut se faire sans mère. C’est cela qui nous lie dans l’interdépendance entre hommes et femmes. Nous ne pouvons nous concevoir les uns sans les autres, même si certaines femmes auraient tendance facilement à l’oublier, et même si en retour les hommes voudraient les punir en leur déniant toute place.
        Dans certains cas, où la mère est complètement malade, des mères de substitution peuvent prendre son relais. Mais regardez pour les enfants adoptés, le nombre de témoignage de difficultés à l’adolescence. L’enlèvement d’un enfant à une mère doit donc se faire en toute connaissance de cause : il faut réellement être certain qu’elle est complètement détraquée, il faut trouver à cette enfant, par tous les moyens une mère de substitution. Dans ces conditions, c’est possible, même si cela ne se fera pas sans mal.

  8. Commentaire de ALLINE:

    Je le disais à Léonidas en off, concernant
    l’indispensabilité des mères, elles furent innombrables à mourir en couche,
    leurs enfants n’en devinrent pas névrosés pour autant. Par ailleurs Kasimar,
    inutile d’attendre pour voir, le constat est déjà fait et par les meilleurs
    juges, les enfants eux-mêmes. En l’occurrence il ne s’agit pas d’un sondage
    féministe trafiqué, mais d’une enquête effectuée auprès de 210 000 jeunes de
    18-34 ans, la tranche d’âge correspondant pour deux générations à la libération
    de la femme, donc la prise de pouvoir de la mère. Ces jeunes désabusés parlent
    d’eux en disant : Nous sommes des générations perdues et sacrifiées.http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/02/25/frustree-la-jeunesse-francaise-reve-d-en-decoudre_4372879_1698637.html En
    quatre décennies nous aurons tout connu. L’enfant/roi/tyran/clone/cobaye et
    maintenant ils se qualifient de la plus triste des façons. Le surinvestissement
    maternel faisant des mères toute puissante devenant : abusives/castratrices/fusionnelles/gluantes
    voire incestuelles lorsque ce n’est pas incestueuses (Qui veut épouser mon
    fils) dans l’indifférence générale, est toxique. Il n’est plus question de
    savoir si la mère est indispensable, mais dans quelle mesure son influence totalement
    disproportionnée va déséquilibrer l’enfant. Le père doit reprendre sa place et
    sa parole doit primer. Il doit retrouver son estime d’homme. (C’est ce que fait
    Poutine en Russie, qu’on l’aime ou non). Si ce n’est pas le cas, nous irons
    directement vers une société « d’herbivores » à la japonaise, pays
    occidentalisé, s’il en est, où 80% des garçons de 18-34 ne s’intéressent plus
    aux filles = Problème de natalité, les populations ne se renouvellent plus ;
    http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/566-herbivores-la-fausse-exception-nippone.html

    Je sais, c’est un peu brutal, mais cela fait 4 décennies
    que l’on entend ou doit comprendre que le père n’est pas indispensable, la
    réalité c’est pourtant l’inverse. Nous sommes dans des sociétés mater-ialistes
    (société de la mère). Si le père – l’homme – n’éduque plus en inculquant des
    valeurs, une éthique, donc le sens du devoir, la place sera définitivement laissée
    à la mère et ses droits puisque c’est la seule chose dont nous entendons parler
    (Droits de la femme). 

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Il est certain qu’il faut rétablir la place de l’homme dans les familles, que c’est la priorité, et que le féminisme est en train de tout détruire, humainement parlant. Je pense aussi comme vous, que cela passe par une forme d’action forte de la part des hommes, mais certainement pas en dédouanant les mères de leurs responsabilités. Nos petits garçons ont besoin de mères aimantes, et qui de surcroît, aiment leur mari plus encore. Le respect, l’attention, cela s’exige. Vous dîtes que le “trop maternisant” de notre société est le problème. Je pense qu’au contraire, les femmes abandonnent leurs enfants actuellement et qu’elles vivent sur leur dos quitte à la étouffer. L’abandon et l’étouffement ne sont pas contradictoires.

      En somme, nous exigeons en tant qu’hommes des épouses et des mères entières. Laisser toute place à l’homme, ce serait repartir dans les travers passés où rien n’était exigé des femmes. Personnellement, je ne me laisserais pas prendre à ce jeu. Un rôle, une sacralité, exigent une responsabilité. Et je ne veux pas que les femmes échappent encore à leurs responsabilités, comme les féministes ont eu l’art de le faire, suivant parfois en exemple certaines femmes du passé.

  9. Commentaire de kasimar:

    @ALlineJe ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que la mère n’est pas indispensable. Car l’affection, la chaleur et le lait dont a besoin le nourrisson, vient naturellement de la mère. Vous le dites vous-même le père est l’éducation, mais le côté affectif maternel est aussi important, il ne faut pas le négliger.Car psychiquement l’enfant ne sera pas forcément stable et n’irait pas forcément aussi bien qu’un autre élevé par un couple classique. Pour moi cette complémentarité est à mon avis la meilleure solution pour qu’un gosse se construise dans de bonnes condition. L’avenir nous diras si ces couples modernes arriveront à créer une génération aussi équilibrée que celle qui la précède.

  10. Commentaire de ALLINE:

    Les mères élevaient, les pères éduquaient. L’oedipe est une arnaque à laquelle les mères ont souscrit avec enthousiasme alors que son pendant, l’électre, n’a jamais transporté les foules. Il s’agit en fait de la théorie de l’attachement facilement compréhensible dès lors que l’enfant est au contact d’un l’adulte nourrisssier. Mère OU père. Les mères qui ne peuvent allaiter donnent le biberon dès la naissance. Jusqu’au 19ème les enfants étaient nourris par des nourrices. Pas par leur mère. Ils n’en étaient pas névrosés pour autant.Le cordon sera d’autant plus difficile à couper qu’il sera arrimé solidement. Ce n’est que du bon sens. Garçon ou fille ont impérativement besoin d’apprendre à être libre, et de fait, culturellemen et depuis des temps immémoriaux c’est le rôle du père. Peut être que la libération de la femme va changer la donne, mais a priori elle a plutôt consisté en sacralisant le rôle maternel à empêcher l’enfant de grandir.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Je ne sais pas si le rôle de mère a été sacralisé par les féministes. Je pense que cela a été tout le contraire, et que bizarrement, devant l’effondrement de notre société, la sacralisation est revenue en force, et a évacué d’autant plus le rôle du père. Les féministes ont toujours détesté les mères, et ont toujours voulu conquérir le pouvoir social et faire comme les hommes. Nombre d’entre elles étaient lesbiennes et manipulaient les autres. Cependant, elles avaient de l’attirance pour celles-là et ne pouvaient directement, volontairement s’attaquer aux mères. Elles l’ont fait en voulant que les femmes singent les hommes. D’un certain point de vue, la mère est sacrée pour moi. Mais le père l’est tout autant. Mon but personnel n’est pas de rendre tout profane, mais au contraire de réintroduire la vision sacrée de la Création et donc du rôle de chacun.

      Quant à l’attachement, il se fait durant 9 mois dans le ventre de la mère. Ce n’est pas une paille quand on songe à l’importance des premières années de la vie pour un enfant. Par la suite ce lien doit se distendre progressivement par l’action du père. Cela ne veut pas dire qu’il ne doive pas persister durant quelques temps. Quant aux nourrices, vous ne pouvez pas imaginer combien celles-ci devenaient de secondes mères pour les enfants apeurés par la séparation, M Rousseau en parle très bien déjà à son époque.

      Et si les adultes devenaient raisonnables et acceptaient une forme de norme pour leurs enfants ?

      • Commentaire de ALLINE:

        Les féministes détestent les mères pour leur sujétion au
        patriarcat donc à l’homme. Le fait que les féministes enragées soient lesbiennes
        le confirme. Elles se sont battues pour disposer de leur corps et
        éventuellement de leur ventre et de ce qu’il renfermait : L’enfant. Celui-ci
        est devenu leur propriété. La garde leur est confiée dans plus de 80% des cas
        confirmant leur incontournable fonction de femme/mère donnant la vie et en
        disposant. La femme ne donne pas la vie. Elle met au monde. L’homme ensemence
        donnant la vie. Puis le droit et le devoir d’exister en individualité en
        coupant ce lien appelé cordon. La libération de la femme a libérée la parole de
        la mère, laquelle était assujettie à celle du père, cet homme disposant du
        pouvoir de décider. Trancher. La sacralisation du rôle maternel est une donne
        tout à fait nouvelle dans l’histoire de l’humanité. Comme l’amour succédant à
        la raison et annihilant le respect. L’opinion et la raison de l’animus masculin
        s’opposant au caprice et aux humeurs de l’anima féminine. L’amour est un concept
        universalisé – Occidentalement – depuis à peine un siècle. Les civilisations
        moyen-orientales ou même asiatiques en étant toujours dans leur inconscient
        collectif à l’union de raison donnant une construction familiale de devoir rendu
        sociétal. L’amour, cette obligation de notre civilisation a conduit à l’égoïsme,
        puis à un égocentrisme mater-ialiste (La mère) induisant un consumérisme censé
        nous apporter épanouissement et bonheur au motif de la possession. La
        possession est féminine. Organiquement maternelle en opposition absolue de la
        raison, ce masculin éducatif conduisant (Educare = conduire hors de) l’enfant à
        exister hors de son univers. Construire à son tour. Donc exister.

        Ce n’est pas la libération de la femme qui est la cause du déclin
        de nos sociétés, mais bien le pouvoir de la mère et la sacralisation de sa
        fonction en ce qu’elle a d’organiquement comme de naturellement liberticide. C’est
        la démission du père, cet homme finissant par être persuadé de sa culpabilité de
        n’être qu’un homme responsable de tous les maux d’une civilisation qui a
        pourtant donné les moyens à la femme d’être indépendante.
        Honnêtement, Léonodas, j’ai du mal à imaginer comment un enfant pourait être apeurée par une séparation si elle se passe dans un contexte bienveillant et rassurant. Les enfants ont besoin de sécurité , de respect et d’un affect qui est le moyen de transmission des règles nécessaires à la vie en collectivité. Si la mère était si indispensable, que seraient devenus ces garçons enlevés par leur père dans leur première enfance, vivant avec leur père dans la forêt – en France – pendant plus de 10 ans, et ne souhaitant pas franchement nouer ou renouer un lien avec celle-ci lorsqu’ils se sont fait retrouver par la police. Ils vont très bien. La mère nécessaire ? Certainement. Indispensable ? Sûrement pas.

        • Commentaire de Léonidas Durandal:

          Juste pour ajouter un léger correctif : nous venons d’une société préhistorique qui sacralisait les mères (culte des déesses mères). De même pour le cas dont vous faites mention, le père a éduqué ses enfants dans la forêt, non à la naissance, mais bien après 5 ans.
          La faute principale des hommes d’aujourd’hui est d’avoir peur du pouvoir des femmes, comme vous semblez avoir peur de votre propre pouvoir en femme consciente. Je n’ai pas encore de réponse bien précise à tout cela même si je suis d’accord avec 95% de ce que vous avancez. Peut-être est-ce que je suis un peu utopiste ou même romantique, mais je crois qu’une forme de mutuel respect dans la sacralité est possible entre hommes et femmes, et dans le respect de nos différences. J’ai cette vision pour notre pays, ce sentiment qui se dessine. Je ne peux pas vous apporter d’arguments bien raisonnable pour l’appuyer, car aujourd’hui, tout va de travers. Mais je ne veux pas me battre pour autre chose que pour une belle idée. Je crois qu’il ne faut jamais se laisser imposer la laideur, de quelque endroit qu’elle nous vienne. Et il y a pourtant des vérités horribles. Et il faut les conjuguer avec cette aspiration pour le beau. Dans l’exemple que vous citez, une mère nécessaire et non indispensable, vous vous trompez. Des enfants qui naîtraient dans des utérus artificiels naîtraient avec une forme d’handicape et d’inhumanité. Une mère, aussi détraquée soit-elle, est indispensable à la vie de son enfant, au moins les 9 premiers mois. C’est horrible mais ce sont les règles qui régissent notre humanité. Ces règles sont des contraintes qu’il faut savoir accepter pour aller plus loin. Le but n’est donc pas de détruire les mères, mais de les aider à devenir meilleures. La sacralité des mères est parfois un obstacle à ce qu’elles deviennent meilleures. Parfois c’est une chance. Si une mère vit sa sacralité comme lui venant d’ailleurs, la sacralité sera positive. Si elle se l’attribue, elle détruira tout son entourage. La nuance est mince, mais le résultat est opposé entre les deux situations.

  11. Commentaire de kasimar:

    @gastiradNombreux sont les psychiatres , d’aucuns vous diront que le petit a besoin d’une figure maternelle pour se construire jusqu’à l’âge de cinq ans environ. Le père se chargeant de couper le cordon psycho-artificiel que se forme le gamin jusqu’à à peu près cet âge. Je ne suis pas sûr que le gamin puisse se construire de façon solide psychologiquement parlant si sa mère n’a pas été suffisamment présente en permanence comme la nature de chaque espèce l’exige pour les femelles. Je serais en revanche plus pour que le père puisse rendre visite à ses gosses le week-end par exemple histoire que ces derniers puissent sentir la présence de leur père.Mieux encore, ne pas faire de gosses sur un coup de foudre. Attention à ne pas jouer le jeu des gender studies qui ont décrété que hommes et femmes sont interchangeables dans leur personnalité, et pire encore dans leur fonctionnement psycho-biologique..  

  12. Commentaire de gastirad39:

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. La garde alternée est le moins pire des choix, avant 5 ans.La garde classique avantage énormément la mère et lui permet, si elle le veut, de dominer l’enfant voire de lui interdire toute relation avec le père.Ensuite comment renouer ?De plus, la garde alternée, empêche la mère de succomber à la tentation, prévue par la loi, de profiter financièrement du père. Plus elle profitera, plus, elle refusera tout arrangement ultérieur.Donc réclamons la garde alternée le plus tôt possible, pour ensuite élargir la fonction paternelle plus tard.Le rien (jusqu’à 5 ans) puis tout, après, risque fort d’être une impasse !

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Je suis d’accord avec tout ce que vous dîtes, mais dans l’article je défends la position autoritaire après 5 ans. Je ne défends pas du tout l’idée qu’il faudrait attendre que la femme soit prête et de bonne volonté. Certainement pas. Dans mon idée, il ne s’agit pas de demander son avis à une femme malade. Ce serait plutôt exiger qu’une règle de bon droit s’imposât.

    Laisser un commentaire

    Ne laissez votre courriel que si vous voulez que votre gravatar soit affiché

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.