Accueil » Paternité » Le dilemme des pères concernant la résidence alternée : égalité ou masculinité ?
AIMELES Antiféminisme

Le dilemme des pères concernant la résidence alternée : égalité ou masculinité ?

Publié le 22 mars 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 02 min

de l’adversaire, d’autres associations devraient mettre ce même système face à ses incohérences en développant une logique inégalitaire : « oui, nous reconnaissons l’importance d’une mère pour un enfant en bas âge, mais à partir d’un certain âge, pour ne pas perpétuer des phénomènes incestueux entre mères et enfants, il faudrait organiser la séparation. Si la mère prépare cette séparation, tout se passera bien. Si elle ne prépare pas cette séparation, il faudra reconnaître qu’elle a un problème, prendre acte et demander à la société qu’elle fasse preuve d’autorité en la matière. Les psychologues indiquent qu’un oedipe correct se situe autour de l’âge de 5 ans. Si le père de l’enfant demande la résidence principale à cet âge et que la mère a été incapable de la lui céder, la société devra indiquer à l’enfant qu’elle ne le laissera pas vivre dans ce climat incestueux. A partir de 5 ans, la résidence principale de l’enfant sera donc confiée au père. Et si la mère fait obstacle à ce changement de résidence, la résidence complète devra être accordée au père ».

Je pense qu’en l’occurrence, cette notion d’inceste est centrale. Le père est celui qui rappelle le tabou de l’inceste et qui impose que celui-ci ne soit pas ignoré. Cet archaïsme fondateur est profondément inscrit dans nos inconscients collectifs. Y faire référence ferait avancer le problème et constituerait une arme psychique puissante pour convaincre hommes politiques, juges, société, de faire avancer le bon droit. Si nous ne sommes là que pour défendre nos intérêts, nous serons toujours suspects pour la société (position égalitaire). Mais si nous nous posons en combattant de l’inceste, qui pourra nous dénier ce droit ? Nous aurons toute la psychologie derrière nous, toutes les personnes de bon sens, tout ce qui reste encore de sain dans notre société.

 

L’image des pères sur les grues.

Cette image aussi est à double tranchant. Elle offre une opportunité médiatique pour les pères de s’exprimer. Mais pour dire quoi ? Un père en haut d’un monument public évoque l’image du désespoir. Il fait pitié. Et puis, quand on l’interroge, le voilà qui reprend ses attributs masculins, sa hargne, et le public qui le regarde a l’impression d’avoir été manipulé. Si vous voulez jouer la carte de la faiblesse, jouez-la jusqu’au bout et offrez l’image du désespoir. Cette image sera favorablement accueillie du public. Cela vous évitera aussi d’aller en prison de manière inutile.
Par contre, si vous voulez promouvoir l’image d’hommes réellement forts, il va falloir se battre de manière intelligente, et donc certainement autrement. Par exemple, un homme fort ne se jette pas dans l’action sans réfléchir. Ca c’est l’apanage des enfants. Un homme fort débat longtemps d’une solution stratégique avant d’agir, car il sait qu’au milieu de la bataille, il sera trop tard pour ce genre de choses. Un homme fort met en œuvre les conditions de la victoire. Il se tournera par exemple vers des professionnels de la communication pour adapter son discours. Il prendra conseil auprès de psychologues pour connaître l’idéologie à laquelle il affronte. Il saura écouter l’avis le meilleur et le plus fin. Un homme fort ne peut miser sur la bêtise. L’idiotie n’a jamais rien vaincu sauf la pitié. A la fin, même la personne la plus tolérante et la plus ouverte n’en peut plus de la côtoyer. Enfin et pour vous donner un exemple de force, un père qui aurait cette qualité n’hésiterait pas à faire pitié quand il descendrait de sa grue, même si intérieurement, il serait très fort. Il jouerait volontairement les victimes pour arriver à ses fins, et il donnerait à voir ce qu’on attend de lui juste pour obtenir ce qu’il désire.

IkeaRetrouvez le blog de M Sani ici.

1 « La répudiation des pères », Aimeles de mars 2014.

2 « Suivi en temps réel de la féminisation depuis mai 1968 », Aimeles de mars 2014.

3 « Témoignage de SAP », Aimeles, décembre 2012.

24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    «  »On a fait un micmac entre nous »: Séparés, ils ont choisi la garde alternée », L’Express du 30/11/2017.

    La résidence alternée fonctionne ici grâce à une petite sainte de maman : elle accepte la résidence alternée et égale contre une pension alimentaire (!), il faut que le mari déménage à chacun de ses changements de domicile, et surtout, surtout, elle récupère la part complète du quotient fiscal de l’enfant, sinon exit la résidence alternée et égale. Enfin une femme qui pense au bien être de ses enfants.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Garde alternée : mon ex a trouvé le bon plan pour ne pas payer la pension alimentaire », Figaro du 28/01/2015.

    Voilà à quoi mène le déni de la catastrophe du divorce. Il ne reste plus que le fric pour retrouver de la considération.

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.