Accueil » Paternité » Le père, c’est la famille. La famille, c’est la société
Antiféminisme Aimeles

Le père, c’est la famille. La famille, c’est la société

Publié le 30 octobre 2019 par Léonidas Durandal à 22 h 04 min

Dans une phrase pleine de bon sens, Victor Hugo a affirmé que l’unité de base de la société n’était pas l’individu, mais la famille. Ce gauchiste qui n’avait pas vraiment respecté la sienne (de famille), la célébrait pourtant. Avec le temps et les progrès du socialisme, cette évidence a fini par devenir questionnement, puis déni (voir l’avènement du concept « famille homosexuelle », contradictoire dans les termes mêmes). L’individu naîtrait de manière spontanée. Il serait un « tout culturel » qui pourrait être enfanté par l’état, ou par n’importe qui en fait. En tout cas, il tiendrait son existence de la rencontre d’une sorte de « protecteur », de père de substitution, à qui il devrait la subsistance et la reconnaissance filiale, et d’une matrice plus ou moins artificielle. Alors, un individu peut-il se construire avec l’aide de l’état et d’une génitrice ? Le lien entre famille et société n’a-t-il jamais existé ? Quel est l’âme de la famille ?

La génération spontanée

Voilà l’idée sous-tendue par l’avènement de l’alliance état/matrice. Les femmes seraient au choix des poules pondeuses nécessaires au renouvellement de la société, ou bien, des matrices à qui la société prêterait allégeance. De cette union naîtrait des enfants désincarnés qui pourraient prospérer avec l’assistance d’institutions prenant le relais de leur éducation au moment opportun. Ne parle-t-on pas « d’éducation nationale » en lieu et place « d’instruction publique ».

Il est vrai que la nature agrée l’idée de loterie génétique. A chaque génération, des individus sortis de nulle part, suivent des parcours atypiques, certains devenant croyants au milieu d’une famille athée, ou d’une société défiante envers la religion, d’autres sombrant dans la délinquance malgré toute l’attention qu’ils ont reçue. Les exemples foisonnent aussi d’extraction ou de déchéance sociale par rapport à un milieu d’origine. Cependant, ces cas restent minoritaires. La règle générale reste celle d’une reproduction quasi identique, et d’un renouvellement à la marge des générations. Le foisonnement génétique n’empêche en rien une forme de reproduction, certaines mutations ou adaptations, prenant du temps pour s’imposer à un niveau plus global. La nature est donc joueuse, mais elle ne s’autorise pas tout non plus.

Adoptant la marge pour la règle générale, notre société a décidé qu’elle pourrait faire mieux que la nature. Effectivement, depuis des décennies, depuis le néolithique en fait et l’avènement de l’agriculture, ainsi que de la sédentarisation, nos découvertes scientifiques et empiriques nous ont prouvé chaque jour que nous pouvions exercer une domination sur les éléments naturels. Franchissant allègrement le pas, des penseurs se sont détachés et de la nature, et de l’idée de Dieu qui pouvait seule régir cette domination. En somme, leur raisonnement a consisté en un : « nous sommes des êtres culturels, nous nous engendrons de nos propres découvertes, nous pouvons donc faire incuber les enfants au sein de la société en les libérant de leurs entraves familiales qui les cloisonnent à des contraintes physiques ». Persuadés de pouvoir transformer l’humain à leur guise, ils ont voulu que chaque enfant naissant puisse acquérir les compétences des plus grands esprits de leur temps. Louable intention qui s’est soldée par d’innombrables échecs suivant en cela une dialectique identique.

L’échec au niveau de la nature

D’un certain point de vue, le tout scientifique a comblé une des aspirations notables de l’humanité. Nous ne connaissons plus de famines. Pour le reste, le bilan d’une nature sans Dieu, ou d’une nature désacralisée, est plus mauvais qu’une nature sous l’emprise du fait religieux ou animiste. Très peu d’espèces à part la nôtre en ont bénéficié. A un niveau global, pas mal de scientifiques parlent de 6ème extinction alors que les moyens technologiques mis en œuvre ne nous ont même pas permis de diversifier notre alimentation. D’un bout à l’autre de la planète, nous mangeons des produits identiques, cultivés sur des surfaces gigantesques où rien d’autre ne peut pousser ni même survivre. Le tout scientifique nous a amené à vivre soit au milieu de déserts agricoles, soit de villes où les humains n’ont plus d’identité propre. Nous avons de quoi manger mais nous sommes de plus en plus seuls au milieu de la masse, vivant des relations superficielles, tout comme ces légumes formatés qui poussent dans des champs au milieu de millions d’autres. Et symptôme indécent s’il en est, nombre d’entre nous souffrent d’obésité.

Nous ne pouvons plus boire l’eau des puits. Nous devons nous méfier à chaque fois que nous ramassons une plante pour “>

Lire la suite

5 Commentaires

  1. Ping de Guy Bernard de sexe male:

    Bonjour

    Votre article est sacrément limpide quant à votre mise en garde contre la déchéance de notre société actuelle. Moi mème , j'ai tenté de créer une famille lors de mes anciens amours avec certaines femmes. A chaque fois cela c'est soldé par un échec , car simplement ces femmes m'ont quittées , dès lors ou j'imposais au sein de la cellule familiale  ,que j'avais moi mème tenté de créer, mon role fort masculin (que je savais intuitivement nécessaire) et  fut  tout bonnement bafoué insidieusement , simplement utilisé à l'avantage matériel de ces sirènes.  Il en résultait que je préférais m'abstenir d'avoir un enfant avec elles. ……………..Aujourd'hui je n'ai aucun regret de ne pas avoir eu d'enfant , car je sais simplement que cela n'aurait rien changé à ma solitude du moment. A ma stupéfaction,  les souffrances sont telles des hommes que jamais elles ne sont ni abordées ni dénoncées, et je vois tant d'hommes basculer dans leur propres déchéances que j'ai l'impression d'assister à une guerre de tranchée identique à la grande guerre , ou l'on prend à peine le temps de ramasser les cadavres sans se soucier de savoir pourquoi et comment ils sont tomber au champs d'honneur d'un matriarcat scélérat . 

    • Ping de herve de sexe male:

      tu étais certainement trop normal et elles revent secrétement des pires males, c'est leur désir coupable, meme la science l'explique par la triade noire les femmes sont des survivalistes pas des romantiques, elles veulent vibrer meme si elles doivent prendre des coups, leur nature mise en liberté abouti au chaos pour tous !

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Du coup, je n’avais pas vu passer votre commentaire. Simplement pour vous dire que je trouve cela dommage que des hommes tels que vous n’aient pu fonder une famille dans des conditions acceptables. Comme dit Hervé, le chaos semble être devenu notre horizon. Moi, je me bats pour qu’il y ait une réaction parmi la nouvelle génération, qu’ils soient armés surtout, qu’ils mènent au moins la guerre qui leur a été imposée.

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.