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Le 26 mai, CIVITAS ou La Manif pour Tous ? Et le Printemps Français ?

Publié le 2 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

“Je t’admire, oppresseur, criant:oppression !”

Victor Hugo, Liberté.

 

C’est vrai Frigide Barjot a fait un travail formidable. Bravo à elle et qu’elle continue à croire en son combat. Cependant je m’y retrouve de moins en moins au fur et à mesure qu’elle obtient d’autant moins de résultats qu’elle fait de plus en plus de concessions tout en limitant les initiatives voire en excluant certains manifestants de la première heure.

 

L’unité n’est pas un but en soi, même si elle fait gagner.

 

Personnellement, je n’ai plus envie de gagner ce combat à n’importe quel prix. Je n’ai plus envie de continuer à flatter quelques bien pensants en faisant la promotion d’une union civile pour les personnes à pulsions homosexuelles, union civile qui ne nous regarde en rien et dont bon nombre d’entre nous ne veulent pas. Je ne voudrais pas faire la promotion d’une manif pour tous alors qu’elle n’en serait plus une, où l’extrême gauche serait toujours accueillie à bras ouverts, tandis que l’extrême droite serait systématiquement reçue avec un pincement de nez. Je ne voudrais pas participer à canaliser un mouvement de masse au profit de l’UMP dont seule une minorité de députés mérite nos honneurs. C’est vrai, ils ont été assez nombreux à se retrousser les manches parmi les élus de droite, pour prendre le relais d’un mouvement que nous avions initié. J’ai été fier et content de voir que certains de nos hommes politiques n’étaient pas tous corrompus et qu’il vibrait encore en eux d’une fibre catholique sans laquelle aucune démocratie n’a pu être viable jusque là. Cependant, si nous voulons donner une vraie force à cette minorité de députés ardents, il ne faut pas qu’ils soient à notre tête, mais que nous prenions leur tête. En démocratie, contrairement au fonctionnement d’une République, les hommes politiques ne mènent pas le peuple, ils suivent la majorité. Ce passage d’une République à une démocratie, ils nous en ont donné le triste exemple en légitimant tacitement ce mariage contre nature à droite, juste avant que nous retournions l’opinion publique. Il nous faut donc influer sur cette majorité et non espérer une sortie politique du mouvement grâce à quelques élus éclairés qui auront bien assez de collègues pour les encourager à  “l’apaisement” face à de “nécessaires évolutions de société”.

 

 

Assumer une rupture de société.

 

Je voudrais que nous assumions une rupture. Ce chemin est aléatoire, dangereux, incertain, mais obligatoire. J’ai pour moi l’expérience de 40 années de conciliations entre hommes et femmes et qui ont été perdantes. Ne reproduisons pas les erreurs de nos pères qui se sont fait rouler dessus, piétinés puis jetés à la poubelle sans réagir, parce qu’ils ont cru pouvoir transiger avec les féministes, ou qu’ils se crurent à l’abri. Elles ont détruit nos familles, et elles continuent leur œuvre plus que jamais, maintenant que nous n’avons plus la force de les arrêter. N’attendons pas que ce mouvement suive le même chemin.

 

J’ai aussi l’expérience des révolutions, mouvements fous et sanglants qui ont détruits notre société, à pas réguliers. Nous ne sommes pas des révolutionnaires, Dieu nous en garde. Nous sommes des fous d’amour. Nous sommes les amis de la paix, et nous la voulons dans nos familles. Notre révélation est pacifique, elle est douce comme un brin de muguet posé sur une vieille table en bois. Elle ne demande qu’à être prise et mise en valeur dans un écrin législatif sain.

 

 

Fédérer un mouvement sans les médias traditionnels aurait permis la diversité des expressions.

 

 

Tout de suite, les journalistes ont tenté de nous piéger. Ils ont essayé de faire croire à la population et ils y sont arrivés chez certains, que nous étions “homophobes”. Voilà à quoi a consisté la majorité de leur argumentaire. Plus Frigide Barjot essayait de se récrier sur ce point, plus elle entrait dans le jeu de nos adversaires.

Il était inutile de se défendre du crime d’homophobie, puisque cet argument n’était qu’une forme de manipulation médiatique. Il fallait dénoncer la manipulation médiatique. Seulement Frigide Barjot comptait sur les médias. Or plus elle comptait dessus, plus elle devait faire taire la diversité des points de vue au sein de la manif pour tous, car à chaque point de vue différent qui s’exprimait, la télévision, en particulier, se chargeait de détourner les propos de l’impénitent avant de demander une condamnation ferme de la part de Frigide Barjot.  Frigide Barjot ne voulait pas de la caricature d’homophobe, et pour arriver à ses fins, elle a éliminé de son groupe tous les comportements “déviants” qui n’étaient pourtant que l’expression d’une “>

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Un commentaire

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Excellente analyse de l’élection de NKM au premier tour de la primaire UMP :

     

    NDF du 05/06/2013

     

    Si nous sommes trop cons pour nous abstenir quand nous pouvons leur faire pisser le sang… alors tant pis.

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