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Antiféminisme Aimeles

Le féminisme a accouché des matriciens

Publié le 17 juillet 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Mat 13 4-7

Voici, disait-il, que le semeur est sorti

pour semer. Et comme il semait, …

des grains sont tombés sur les épines,

et les épines ont monté et les ont étouffés.

 

J’ai été très surpris quand j’ai rencontré ces idées pour la première fois sur internet (1). Comme tout ce qui est neuf, les idées de ce mouvement stimulaient ma réflexion. J’ai bien pris le temps d’appréhender les idées de ce réseau pour me forger une opinion juste, ne pas juger à la hâte sur le seul fait que cela me serait étranger, et donc mauvais.

 

Au fil de cette découverte, j’ai pu croiser des gens motivés, qui avaient parfois un peu de culture, ou tout au moins qui étaient dans une quête réfléchie. Mais une réflexion plus poussée sur leurs idées, et sur l’éthique qu’ils suivaient a fini par me convaincre qu’ils suivaient non seulement un chemin dangereux, mais néfaste.

 

 

Les idées de ce mouvement.

 

Tous nos problèmes de société viendraient d’un patriarcat pervers. Il faudrait revenir à un matriarcat familial tel que nous l’avons connu dans certaines sociétés ou tel qu’il subsiste dans quelques rares sociétés à travers le monde. Pour eux, la filiation patriarcale serait un système oppressif pour chacun. Les hommes prisonniers du mariage monogame, ne pourraient satisfaire leur avidité sexuelle. Cette frustration déboucherait nécessairement sur la prostitution, la pédophilie et l’inceste. Dans ce patriarcat, les femmes négligeraient leur vraie nature de mère, de guerrière protectrice du foyer. Les enfants éduqués au milieu de deux personnes seulement (père et mère) perdraient tous les bénéfices à être éduqués par une communauté élargie (composée d’oncle maternels et de plusieurs femmes).

 

Sur le papier c’est très beau. Mais comme de nombreuses utopies, la réalité se révèle à l’exact opposé du désir premier suivi par les adhérents de ce genre de mouvement.

 

 

La réalité :

 

A subordonner l’enfant à la famille maternelle exclusivement, ce mouvement légitime, en fait, les pratiques incestueuses : l’enfant ne sort jamais de rapports maternels. L’homme incapable de maîtriser ses pulsions sexuelles, ne doit voir que par elles et s’y adonner entièrement, quitte à perdre toute forme de culture. Sa culture d’homme, c’est baiser, comme un animal. Seule la femme accède à une forme de culture par le biais de la maternité, de la défense de son foyer et de sa gestion. On le comprend, ce genre de mouvement ne défend pas une forme d’élévation mais un laisser-aller généralisé et séducteur. Il flatte les tendances de chacun tout en leur donnant un rêve impossible à réaliser.

 

Pour ce mouvement, la déviance proviendrait de la règle. En supprimant la règle, on supprimerait la déviance. Et l’homme naturellement bon pourrait exprimer sa vraie sexualité, une sexualité saine et dénuée de perversions.

 

Or dans la réalité, c’est tout l’inverse qui se produit.

Quand le père ne pose pas de légitimes règles, le laisser-aller aboutit nécessairement à l’inceste au viol et à la pédophilie. Par contre, dans une relation évoluée, le père écarte les enfants de la mère incestueuse, ou de la relation fusionnelle mère-enfant, ce qui revient au même. Est-ce à dire que les adhérents de ces mouvements, encore jeunes, refusent la séparation de leur mère symbolique ? Oui, voilà pourquoi je crois que ce chemin est très dangereux. Il appelle à la régression les garçons qui le suivraient. Ces enfants ne pensent pas par eux-mêmes, mais au travers des femmes et même, au travers des mères, cible quasi-exclusive de leurs réflexions. Ils parlent peu des désirs des hommes, sauf sexuels, et ne se préoccupent souvent que du “bien” des femmes.  Leurs pensées sont basses car ils n’ont pas intégré les interdits structurants du père. Les membres de ce mouvement semblent avoir une vision dévoyée du père. Ayant certainement reçu dans leur vie personnelle, leurs règles de vie de leurs mères, ils voudraient que toute règle provienne de la mère. Cette règle, naturelle, forcément bonne devrait s’imposer à tous. En somme les matriciens connaissent leur mère. Elle a été bonne pour eux et cela devrait suffire pour que le monde entier vive heureux à leur exemple. Ignorant l’altérité, les difficultés, le monde, ils ignorent la force des hommes, et leur grande capacité à éduquer leurs enfants et à leur transmettre des règles fortes si elles sont saines, ils ignorent que si les hommes ne sont pas forts et présents, l’amour et la force des femmes ne servent à rien. Ayant souffert de la souffrance de ce manque, ils veulent être d’éternels enfants guérisseurs. Ils veulent rester enfant et au pire, ne vivre qu’à “>

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