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Antiféminisme Aimeles

Le mariage catholique pour M De Chateaubriand dans le génie du Christianisme.

Publié le 15 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

“Mais enfin le mariage chrétien s’avance; il vient avec un tout autre appareil que les fiançailles. Sa démarche est grave et solennelle, sa pompe silencieuse et auguste; l’homme est averti qu’il commence une nouvelle carrière. Les paroles de la bénédiction nuptiale (paroles que Dieu même prononça sur le premier couple du monde), en frappant le mari d’un grand respect, lui disent qu’il remplit l’acte le plus important de la vie; qu’il va, comme Adam, devenir le chef d’une famille, et qu’il se charge de tout le fardeau de la condition humaine. La femme n’est pas moins instruite. L’image des plaisirs disparaît à ses yeux devant celle des devoirs. Une voix semble lui crier du milieu de l’autel : « Eve ! sais -tu bien ce que tu fais? Sais -tu qu’il n’y a plus pour toi d’autre liberté que celle de la tombe? Sais-tu ce que c’est que de porter dans tes entrailles mortelles l’homme immortel et fait à l’image d’un Dieu?» Chez les anciens, un hyménée n’était qu’une cérémonie pleine de scandale et de joie, qui n’enseignait rien des graves pensées que le mariage inspire : le christianisme seul en a rétabli la dignité.

C’est encore lui qui, connaissant avant la philosophie dans quelle proportion naissent les deux sexes, a vu le premier que l’homme ne peut avoir qu’une épouse, et qu’il doit la garder jusqu’à la mort. Le divorce est inconnu dans l’Église catholique, si ce n’est chez quelques petits peuples de l’Illyrie, soumis autrefois à l’État de Venise, et qui suivent le rit grec ( Voy. Fra-Paolo, sur le Concile de Trente. ) Si les passions des hommes se sont révoltées contre cette loi, si elles n’ont pas aperçu le désordre que le divorce porte au sein des familles, en troublant les successions, en dénaturant les affections paternelles, en corrompant le cœur, en faisant du mariage une prostitution civile, quelques mots que nous avons à dire ici ne seront pas sans doute écartés.

 

Sans entrer dans la profondeur de cette matière, nous observerons que, si par le divorce on croit rendre des époux plus heureux (et c’est aujourd’hui un grand argument), on tombe dans une étrange erreur. Celui qui n’a point fait le bonheur d’une première femme, qui ne s’est point attaché à son épouse par sa ceinture virginale ou sa maternité première, qui n’a pu dompter ses passions au joug de la famille, celui qui n’a pu renfermer son cœur dans sa couche nuptiale, celui-là ne fera jamais la félicité d’une seconde épouse : c’est en vain que vous y comptez. Lui-même ne gagnera rien à ces échanges : ce qu’il prend pour les différences d’humeur entre lui et sa compagne n’est que le penchant de son inconstance et l’inquiétude de son désir. L’habitude et la longueur du temps sont plus nécessaires au bonheur, et même à l’amour, qu’on ne pense. On n’est heureux dans l’objet de son attachement que lorsqu’on a vécu beaucoup de jours, et surtout beaucoup de mauvais jours, avec lui. Il faut se connaître jusqu’au fond de l’âme; il faut que le voile mystérieux dont on couvrait les deux époux dans la primitive Église soit soulevé par eux dans tous ses replis, tandis qu’il reste impénétrable aux yeux du monde. Quoi ! sur le moindre caprice, il faudra que je craigne de me voir privé de ma femme et de mes enfants, que je renonce à l’espoir de passer mes vieux jours avec eux! Et qu’on ne dise pas que cette frayeur me forcera à devenir meilleur époux : non, on ne s’attache qu’au bien dont on est sûr, on n’aime point une propriété que l’on peut perdre.

 

Ne donnons point à l’Hymen les ailes de l’Amour; ne faisons point d’une sainte réalité un fantôme volage. Une chose détruira encore votre bonheur dans vos liens d’un instant : vous y serez poursuivi par vos remords, vous comparerez sans cesse une épouse à l’autre, ce que vous avez perdu à ce que vous avez trouvé; et, ne vous y trompez pas, la balance sera toute eu faveur des choses passées: ainsi Dieu a fait le cœur de l’homme. Cette distraction d’un sentiment par un autre empoisonnera toutes vos joies. Caresserez-vous votre nouvel enfant, vous songerez a celui que vous avez délaissé. Presserez-vous votre femme sur votre cœur, votre cœur vous dira que ce n’est pas ta première. Tout tend à L’unité dans l’homme: il n’est point heureux s’il se divise; et, comme Dieu qui le fit à son image, son âme cherche sans cesse à “>

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25 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Voilà un texte de Paul VI qui donne vraiment envie de se marier. Que notre société moderne est loin de tout ce beau :

     

     

    Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978

    Encyclique « Humanae vitae », 8-9 (trad. bréviaire, 6e sam. TO)

    « Dieu créa l’humanité à son image, homme et femme il les créa » (Gn 1,27)

     

    ” L’amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour « le Père de qui toute parenté, au ciel et sur la terre, tire son nom » (1Jn 4,8; Ep 3,15). Le mariage n’est donc pas l’effet du hasard ou un produit de l’évolution de forces naturelles inconscientes : c’est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l’humanité son dessein d’amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque… les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d’un mutuel perfectionnement personnel, pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies. De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu’il représente l’union du Christ et de l’Église (Ep 5,32).

     

    Dans cette lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques de l’amour conjugal… C’est avant tout un amour pleinement humain, c’est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n’est donc pas un simple transport d’instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.

     

    C’est ensuite un amour total, c’est-à-dire une forme toute spéciale d’amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l’aime pas seulement pour ce qu’il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l’enrichir du don de soi.

     

    C’est encore un amour fidèle et exclusif jusqu’à la mort. C’est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l’époux et l’épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l’engagement du lien matrimonial… C’est enfin un amour fécond, qui ne s’épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.”

     

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