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AIMELES Antiféminisme

L’énergie du désespoir.

Publié le 3 mars 2010 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Le 05/03/2010, je me suis rendu à Blanquefort où une séance débat était organisée avec le réalisateur du film « La domination masculine ». Comme les féministes ont essayé de m’empêcher de poser des questions, puis essayé de voler mon appareil d’enregistrement, et enfin ne m’ont jamais laissé l’occasion de débattre, sans compter les actes diffamatoires (mais on ne pouvait s’attendre qu’à ça de leur part, cf vidéo :

 

 

A tête reposée, je vous propose mon analyse du film :

 

Première partie :

 

M Jean nous présente des hommes psychologiquement fragiles, qui souffrent de complexes d’infériorité. Tous sont dominés par leurs pulsions physiques, frustrés, dominés par leur corps, victimes, attachés à l’argent et au monétaire pour se rassurer. Et au lieu de conclure que ces hommes sont des êtres facilement manipulables, et qui sont manipulés par notre société (non je n’ai pas encore dit par des femmes), grâce à une pirouette, M Jean fait le lien implicite entre domination masculine et ces hommes en souffrance. D’ailleurs, il assimile la domination à la colère qu’on apprend aux hommes très tôt, alors que, s’il s’était renseigné un peu, c’est tout l’inverse : on devient dominant en se contrôlant. Or juste après, il parle de connaissance des sentiments, dont sont capables les femmes. Cette douceur et cette tristesse dont elles sont capables, il les assimile à une soumission. Quelle pitoyable image des femmes! Comme si le contrôle et la connaissance des sentiments étaient une tare. Cette connaissance permet pourtant à n’importe quel individu de contrôler n’importe qui, surtout ceux qui se laissent aller. Qu’est-ce que la force mécanique face à l’intelligence des sentiments ? RIEN. Mais M Jean ne peut pas le percevoir car il est bien loin de comprendre quoi que ce soit au monde des femmes. D’ailleurs il ne les entend même pas.

 

Deuxième partie :

 

Il aurait pu entendre les femmes qu’il faisait parler, et non seulement les écouter. Quand la streap teaseuse avouait faire ce métier suite à un viol afin de contrôler les hommes, il aurait pu en déduire que les attitudes séductrices généralisées dans notre société sont un moyen de contrôle. Qu’à travers ce moyen, chaque femme qui s’y laisse aller ou que chaque image qui fait la promotion de ce moyen, rabaisse chaque homme qui s’y soumet à des instincts animaux où il est dominé. Il aurait pu en conclure que les séductrices exploitent les failles psychologiques d’hommes seuls ou en souffrance. Rien de tout ça, il ne va pas si loin, s’il en est capable. Que certaines aient subi des violences, c’est inadmissible. Pourtant il aurait pu en conclure facilement que toutes ces femmes qui jouent sur la séduction pour assoir leur pouvoir, victimes ou pas, entretiennent une violence dont elles sont les premières victimes : elles entretiennent des frustrations qui finissent par déborder chez certains hommes, comme cette strip teaseuse qui jouait sur un rapport dominant dominé dans son spectacle. Il aurait pu voir comment nous sommes liés dans le mal, mais non, il a fallu qu’il fasse le réquisitoire seul, de pauvres hommes. Il nous présente, par exemple, une séance de speed dating, où des femmes indépendantes, encore célibataires et d’âge mûr affirment qu’elles veulent un homme plus puissant à leurs côtés. N’ayant rien compris à la psychologie, M Jean y a vu un rapport de domination intégré par les femmes. Il n’a pas compris que ces femmes essayaient de se rassurer et de rassurer leur futur partenaire, quant au fait qu’elles ne les écraseront pas, et qu’elles étaient prêtes à leur faire une place. Mais M Jean n’a pas perçu cette volonté de rassurer chez ces femmes, de rassurer des hommes apeurés, et de se rassurer face à leur propre violence, à leur propre pouvoir domestique. Il n’a pas compris ce qui se jouait dans ces futures unions de femmes blessées qui ont déjà pu constater les difficultés à tout assumer, qui veulent un partenaire fort pour éviter d’avoir à traîner, à deux, le chariot du couple. Il n’a pas compris la faiblesse de ces femmes fortes. Et cerise sur l’incompréhension, il nous a fait parler ces féministes, pleines d’interrogations stériles face à la société, pleines d’une haine rentrée, jalouses, qui n’assument pas l’échec de leur société, qui ne comprennent pas pourquoi tout le monde se détourne de leurs idées. Il érige alors la tuerie de Polytechnique en généralité, sans comprendre pourquoi tous ces hommes qui glorifient cet acte, y trouve là, l’unique moyen d’exprimer toutes leurs frustrations d’une société qui en fait des sous-êtres. Amalgames terribles , oui, entre des hommes malades, des hommes frustrés et enfin, l’ensemble des hommes de notre société. D’ailleurs si tel était le cas, cela montrerait seulement que tous les hommes de notre société sont dominés. Mais tel n’est pas le cas : il reste quelques hommes militants dans notre société. Qu’en pense M Jean ?

 

Troisième partie :

 

les militants hommes contre le sexisme sont ridiculisés. Il les montre comme des animaux de foire. Et le public se gausse bien évidemment. Eux, qui essaient de donner un sens à toute la frustration des hommes, pour éviter que de tels drames, comme celui de M Lépine, ne se reproduisent, il ne prête pas assistance à leur discours, il ne le présente pas. Pourtant celui-ci a besoin de beaucoup de soutien face à une société où la pensée unique se confond avec le féminisme. Mais non, il montre des images violentes qu’il associe à ces hommes, coupant toute réflexion possible en fin de film. Nous restons sur des images terribles, qui mêlent une réflexion difficile d’accès pour notre société, celle des hommes, et l’image de femmes violentées.

 

Tout est contestable dans cette démarche.

 

Et c’est pourquoi je me suis permis de la contester. Finalement j’en arrive à la conclusion, que loin d’avoir étudié les rapports de domination, M Jean a traité de la violence des hommes et de leurs frustrations, sans jamais y jeter un regard de compassion, ni d’objectivité, ou voir en quoi la frustration pouvait être issue d’êtres dominés. Il me faudra conclure, que victime de violence, M Jean est incapable d’un quelconque retour sur ce sujet, qu’il confond tout, qu’il ne prête pas à réfléchir, mais à haïr, entretenant la violence au sein de notre société. Il veut écraser comme il a été écrasé, dominer comme il a été dominé. Personne ne lui a appris que d’autres rapports humains étaient possibles. Il se cantonne à son enfance et entretient la haine, sans même s’en apercevoir. Je fais beaucoup de suppositions certes, même j’aime à penser que toute cette haine et que toute cette bêtise ont un sens. Je n’aimerais pas me dire que nous avons seulement à faire à un arriviste bourgeois subventionné par le système et incompétent. M Jean m’a accusé d’avoir l’énergie du désespoir sur son blog.

 

Eh bien je l’assume. Quand une minorité est écrasée, quand la majorité joue de sa position dominante pour ignorer les idées de cette minorité, quand le faible est exploité, il ne lui reste plus que cette énergie. L’énergie du désespoir c’est celle de l’opprimé, c’est celle des hommes libres de notre société. M Jean aurait dû y réfléchir quand il a fait ce film. Il aurait dû y penser après mon intervention. Cependant, il a préféré jouer, encore, sur l’écrasement des hommes, en parlant de domination masculine tandis que les hommes sont prêts à se vendre sur le marché féministe pour savoir ce qu’on fera d’eux à l’avenir. Que la bataille se perde ou se gagne, cela ne m’appartient pas, cela appartient aux hommes qui ont une conscience libre s’il y en a encore. Mais en parlant de bataille (blog de Patric Jean), cette féministe vous montre bien que nous sommes entrés dans une guerre. Une guerre que nous n’avons pas voulu, dans laquelle nous ne nous sommes pas engagés, mais une guerre quand même. Nous, nous ne luttons pas contre les femmes, contrairement aux féministes qui luttent contre les hommes, pour les changer. Nous luttons contre les rapports de domination qui tendent à se généraliser dans la société, à cause des féministes. Nous luttons contre l’idée d’une domination d’un sexe sur l’autre. Mais les femmes ont beaucoup de chemin à faire pour le comprendre, elles qui sont habituées à dominer depuis toujours, il faudra qu’elles fassent de gros efforts pour accepter la discussion d’égal à égal (comme nous le montre leur attitude lors du débat). En tout cas, les féministes en sont elles (et encore plus eux), très, très loin…

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