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Les femmes en meilleure santé, prennent pourtant plus d’arrêts maladie et les féministes s’en plaignent

Publié le 5 mai 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 57 min

ce dernier article tant il est caricatural et qu’il n’a pour but que de favoriser les valets du système dans leur opinions arrêtées et faussement rebelles. Revenons plutôt à l’article d’origine du Figaro qui se veut sérieux. Une étude de la Drees soit. Mais par qui, d’où. Or dans le texte, pas de lien, pas de références. Comme vous l’avez noté, les deux études que j’ai mises en lien ne font peu mention de la Drees pour la bonne et simple raison qu’il m’a été impossible de retrouver cette étude sur internet.

L’auteuresse de l’article doit certainement faire référence à l’étude de l’Insee que j’ai mise en lien, et que le ministère des affaires sanitaires et sociales a dû reprendre pour organiser sa propagande. Si l’auteresse n’est pas allée à la source, j’y suis allé moi. Or les chiffres ne concordent pas…

Dans cette étude de 2015, et sur la période 2005-2008, ce n’est pas 9,9% des hommes et 12,2% des femmes qui sont passées d’un arrêt de travail long au chômage mais respectivement 8,5% des hommes et 10% des femmes. La journaliste a repris les chiffres d’une population particulière, celle définie comme « moovers » et qui accentue les différences. Les chiffres qu’elle utilise sont cités en annexe et intègrent les congés maternité qui ont le sait, présentent des caractéristiques bien particulières en termes de choix de vie familiaux. Or l’absence de référence dans un article qui se cherche encore entre vulgarisation et reprise d’étude scientifique, permet de masquer toutes les inexactitudes derrière un manque de professionnalisme évident. En parlant de cela, il faudrait peut-être commencer par savoir écrire « professionnel » :

arret travail2

A l’oral, cela donne un « profezionel », qui raisonne un peu martial pour une jolie jeune fille avec un nom de bonne famille. Et si je comprends qu’on puisse faire des erreurs d’orthographe, moi-même n’étant pas exempt d’imperfections en la matière, un article qui doit tenir en tout et pour tout en 300 mots de poncifs, aurait pu être passé au correcteur orthographique, au moins, pour donner l’apparence du vrai.

Pire, les résultats de l’étude favorables aux femmes n’ont pas été mentionnés. Par exemple si 34,1 % des hommes passent au chômage/activité réduite après une absence d’activité, c’est seulement 23,4 % pour les femmes (Tab 2 p7 (1)). Le chiffre est également supérieur pour les hommes dans le sens chômage vers non-emploi.

Pour comprendre ces chiffres, il faut indiquer à mes lecteurs que les personnes qui ont fait l’étude ne différencient pas chômage et mi-temps (thérapeutiques ou pas, choisis ou pas). Il est donc très difficile de savoir qu’est-ce qui se cache derrière : choix personnels, non-activité ou chômage partiel voulu ou subi. Ce raisonnement peut également être étendu aux sorties du marché de l’emploi après arrêt maladie : qu’est-ce qui a motivé la femme à arrêter ? Sécurité financière ? Absence de volonté ? Ou discrimination comme le concluent la majorité des commentateurs féministes ? Dans tous les cas, il est facile de constater dans quel sens s’oriente le parti-pris des journalistes.

 

 

Réalité/hypothèse

Premièrement, il faut tout de suite casser l’image de discrimination faite aux femmes sur le marché du travail. Bien au contraire, les femmes y sont largement favorisées par un système de congé maternité qui devrait les handicaper, seulement en théorie. Or après ces congés maternité, elles reprennent très majoritairement le travail ou bien elles se mettent en arrêt maladie ou encore décident de reprendre à mi-temps (cas beaucoup plus rare). Toutes possibilités leur sont offertes, dont celle qui est valorisée par les féministes et majoritairement utilisée par les femmes : la reprise de travail.

Plus encore, ces chiffres de reprise du travail après un congé maternité sont supérieurs à ceux d’une reprise de travail après arrêt maladie. Cela prouve que la discrimination en cas d’absence si c’est une femme n’est pas en jeu. Si plus de femmes ne réintègrent pas l’entreprise après de longues absences dues à une maladie qu’après un congé maternité, il faudra donc plutôt aller en chercher la raison dans des choix personnels et d’état d’esprit des femmes, que dans une quelconque discrimination qui est moins significative après un congé maternité.

Des arrêts de type congés maternité conduisent à des trajectoires professionnelles moins dégradées que des arrêts longs dus à la maladie – notamment parce que les congés maternité sont le plus souvent suivis d’un retour à l’emploi continu et sont plus rarement suivis d’arrêts maladie (graphique 2). (p14 Etudes et Statistiques)

Dans ce tableau de l’Insee, on peut aussi constater « >

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13 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Charge mentale, effets sur la santé… le télétravail creuse les inégalités entre les genres, et entre les femmes" Figaro du 17/06/2020.

    Formidable. Aller au boulot ça crée de la charge mentale. Mais rester à la maison ça crée de la charge mentale. Et fermer son clapet, est-ce que ça crée de la charge mentale ?