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Les femmes en meilleure santé, prennent pourtant plus d’arrêts maladie et les féministes s’en plaignent

Publié le 5 mai 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 57 min

qu’il y a une différence significative entre hommes et femmes dans la poursuite du travail salarié, arrêt maladie ou pas. Les femmes peuvent probablement choisir un éventail plus large de situations professionnelles en toute connaissance de cause parce qu’elles se sentiraient globalement plus en sécurité que les hommes. Cette hypothèse peut être corroborée par les derniers chiffres du chômage qui montrent qu’en tant de crise, ce sont les femmes qui gardent leurs emplois, en tout cas en France. Elles bénéficieraient d’une situation supérieure à celle des hommes qui serait masquée par des choix personnels transformés en plainte à la précarité par la ruche féministe.

Les différences de choix entre tranches d’âge sont éclairantes à ce sujet. Pour les 30-35 ans, l’inactivité augmente par rapport au chômage et inversement pour les 35-40 ans. Tandis qu’il est plus difficile de se caser sur le marché de l’emploi autour de 40 ans qu’autour de 30, on devrait constater la situation inverse. En somme, une proportion non négligeable de jeunes femmes choisiraient l’inactivité complète avant de revenir sur le marché du travail sans forcément se réintégrer pleinement. Il est facile de comprendre que le choix de s’occuper d’enfants devient de moins en moins préoccupant pour les mères au fur et à mesure que leur progéniture grandit, raison pour laquelle celles-là doivent réintégrer en nombre leur milieu professionnel tout en se conservant autant de temps qu’elles le désirent pour leur famille.

Ainsi, l’inclusion des congés maternités dans l’échantillon féminin accroît le risque d’inactivité chez les 30‐35 ans et accentue le risque de chômage chez les 35‐40 ans. (p14 Etudes et statistiques)

Parlons également d’aléa moral avéré et d’arrêts maladie injustifiés.

Plusieurs travaux montrent en effet, qu’en dépit d’une santé altérée, des salariés en situation de précarité face à l’emploi, avec un risque de chômage élevé, hésitent à recourir à des arrêts de travail (Hansen et Andersen, 2009). (Etudes et Statistiques p15)

Toutes choses étant égales par ailleurs, ce nombre devrait être plus important chez les femmes, en particulier parce qu’elles bénéficient d’une meilleure couverture sociale en tant que fonctionnaires :

Frick et Malo (2005) montrent que le nombre de jours d’arrêt moyen par salarié diffère fortement entre des pays européens aux caractéristiques socio-économiques pourtant comparables et qu’une grande partie de ces écarts tient au niveau de protection des salariés (p9 Irdes)

Les résultats empiriques montrent que le niveau d’indemnisation est positivement lié au taux d’absence (Frick et Malo, 2005 ; Bonato et Lusinyan, 2004 ; Chaupain-Guillot et Guillot, 2009), au nombre de jours d’absence pour maladie (Osterkamp et Röhn, 2007 ; Malo, 2005) ou à la durée d’arrêt maladie (Johansson et Palme, 2005, Ben Halima et Regaert, 2012, Galizzi et Boden, 2003, Spierdijk et al., 2009) (p12 Irdes)

Mais là, comme nous l’avons vu plus haut, les chiffres sont contradictoires. Il y a moins d’arrêts maladie dans certaines administrations publiques et pas dans d’autres. Il faudrait voir secteurs par secteurs ce qui motive l’arrêt maladie : meilleures conditions de travail, moins de volume horaire ou au contraire conditions difficiles et inadaptation de tel sexe au travail qui lui est demandé, même si pour les auteurs de l’Irdes, la longueur des arrêts maladie est corrélée avec un régime d’indemnisation plus ou moins favorable :

La fréquence des arrêts maladie et leur longueur dépendent de la catégorie du salarié et sont positivement corrélées au niveau d’indemnisation. (p18)

En ce domaine, les hommes s’arrêtent d’autant moins qu’ils sont bien payés. Comme si la conscience professionnelle jouait à plein pour eux, tandis que les femmes seraient plus centrées sur leurs besoins quel que soit le métier :

Une forte progression salariale de long terme tend à réduire la durée d’arrêt de travail, au moins pour les hommes (Ben Halima et Regaert, 2013) (p11 Irdes)

Centrées sur leurs besoins ou sur leur famille d’ailleurs. Quand il est constaté que plus de femmes choisissent des travaux à temps partiel, et que plus de personnes en temps partiel s’arrêtent, il est légitime de se demander ce qui joue :

Les individus travaillant à temps partiel ont une durée moyenne d’arrêt maladie plus longue que les travailleurs à temps complet (17,2 jours contre 15,1 jours). (p16 Irdes)

Un manque d’implication dans le travail dû à une absence de motivation personnelle n’est pas à exclure puisque dans le cas contraire, les personnes concernées désireraient prouver leur implication par une présence supérieure quoiqu’il arrive :

Plusieurs résultats empiriques vont dans ce sens comme, par exemple, Henrekson et Persson (2004) et Johansson et Palme (1996, 2002) qui montrent que les durées « >

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13 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Charge mentale, effets sur la santé… le télétravail creuse les inégalités entre les genres, et entre les femmes" Figaro du 17/06/2020.

    Formidable. Aller au boulot ça crée de la charge mentale. Mais rester à la maison ça crée de la charge mentale. Et fermer son clapet, est-ce que ça crée de la charge mentale ?