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AIMELES Antiféminisme

Les vraies femmes et celles qui nous sont vendues

Publié le 18 mars 2017 par Léonidas Durandal à 11 h 22 min

vision du monde qui devrait, selon la majorité tyrannique en démocratie, s’imposer à tous.

L’exemple typique, c’est « Game of Thrones », qui tape dans tous les sens dans les débuts pour finir par nous vendre le culte archéologique de la déesse mère. Ou encore une série comme « Friday Night Lights » dont les 3 premières saisons tiennent assez bien la route, avant de s’effondrer lamentablement pour avoir voulu traiter de questions de tolérance. Pour parler de séries plus féminines, Desesperate Housewives, connaît un tel mouvement. Les exemples foisonnent à un tel point que peu d’oeuvres semblent échapper à la règle. Tout d’abord, les artistes expriment un authentique mouvement de création, puis les charognards viennent s’approprier leur travail pour défendre leurs intérêts, pervertissant le talent quand il ne l’a pas encore été de lui-même. Ainsi, les images de femmes que nous avons en général, dans la littérature, dans les films, dans les journaux est-elle ce qu’elle est aujourd’hui : une pantomime simiesque sans perspective, ou bien, le devient-elle.  

Thelma et Louise victimes des machos débiles et/ou violents, ne feront pas confiance au chevalier maman pour les sauver, et se suicideront. 

 

Des productions qui répondent aussi à un besoin

Ces images féminines en forme des déesses détraquées permettent la survie psychique de jeunes filles qui leur vouent un culte et qui voudraient trouver leur place dans le monde. Elles les aident à supporter un quotidien qui ne correspond pas à leurs attentes et dont elles ont peur. En général, ces productions sous-tendent l’idée que la femme est l’avenir de l’homme, mais surtout que la femme sera l’avenir de l’homme quand elle sera devenue un homme, quand le monde aura changé, que les hommes et les femmes auront changé. Or le monde est le monde, les humains et les sentiments restent les mêmes, et resteront à jamais les mêmes. Platon, Shakespeare, Racine, resteront pour toujours tant que nous garderons leurs écrits.

L’humanité n’a pas progressé en ambitionnant de changer la femme, elle a écarté l’essentiel. Combattre la nature est une idée ridicule qui entretient un délire, menant vers toujours plus de délire. A la fin de leur vie, nombre de femmes s’aperçoivent de la méprise. Adulées, elles ont déchu. Abandonnées, elles regrettent la tradition. Ayant accepté leurs limites, elles ont grandi cependant que notre société leur permet encore par de nombreux moyens de rester dans un monde d’illusions.

Carrie Fisher/Princesse Leïa, l’actrice déchue qui renaît à la vie après la drogue, les doutes : qui est la vraie femme ?

En quoi cela me concerne ?

Peut-être plus que les femmes, les jeunes garçons sont victimes de ce genre d’images. Ils imaginent les femmes ainsi et ainsi, sans comprendre qu’ils feront leur vie avec une femme très différente de celles qui leur sont montrés.

Premièrement, par rapport à ce qu’ils croient, ils ne choisiront pas leur compagne, elle s’imposera à eux. Ils tomberont amoureux pour des motifs spirituels ce qui leur fera éprouver une forte attirance sexuelle, l’inverse n’étant pas vrai, la sexualité agissant en forme de dépendance nocive dans les relations toxiques (qu’il y ait eu amour vrai ou pas). Dans le cas d’une relation amoureuse, loin d’être forts comme leur martèle le féminisme et sa « domination patriarcale », les garçons seront très faibles, à ce point qu’il faudra que la femme objet de leurs désirs, les aide un peu. Et alors qu’elle les aidera, ils se l’imagineront supérieure, tandis qu’elle comprendra toute l’ampleur de leur faiblesse d’homme sans dévoiler la sienne.

Beaucoup de quiproquos naissent ici. Accepté pour des motifs amoureux, l’homme sera reconnaissant. Accepté pour des motifs sexuels, il deviendra méprisant. Mais s’il est rejeté alors qu’il aime, inutile de dire combien il éprouvera un arrachement identique à celui qu’il a connu d’avec sa mère enfant et combien cela le marquera à vie. Il pourra imaginer alors les femmes toutes mauvaises parce qu’une seule de celles là, l’aura écarté. Comme dans les films, il pensait qu’aimer suffirait, il pensait qu’être bon et gentil, fort, conviendrait. Et il se retrouve gros jean comme devant, seul avec son ego, cherchant une réponse à cet amour qui l’a rejeté, ou à cette relation qui s’est mal terminée.

Peut-être cette femme ne voulait pas son propre bonheur, peut-être a-t-elle saisie leur incompatibilité fondamentale, « >

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119 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (vidéo coub) "La femme forte actuelle" Durandal coub du 20/12/2020.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Dans "The wilds", neuf jeunes femmes se retrouvent seules sur une île après le crash de leur avion." Le Point du 14/12/2020.

    Espérance de vie : 3 jours. Les femmes sont bien supérieures aux hommes sur les questions naturelles. Par contre, nous ne les avons jamais vu explorer leur environnement comme les hommes. Elles n'aiment pas ça et encore aujourd'hui au Vendée Globe, il faut aller chercher la première femme à la 9ème place, une femme au bord de la rupture selon ses propres termes, alors qu'elle a été largement favorisée pour accéder à la compétition. Quelle blague ce téléfilm. Après, des femmes aident un violeur à monter des caisses pour un déménagement et se font méchamment sodomiser. La faute à qui : leur connerie ou ce genre de téléfilm ?

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "La Grande Interview avec Jean-Marc Sylvestre : Fanny Ardant" du 01/12/2020.

    Que ça fait du bien.