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AIMELES Antiféminisme

Les vraies femmes et celles qui nous sont vendues

Publié le 18 mars 2017 par Léonidas Durandal à 11 h 22 min

Les chroniques de Laura Ingalls Wilder mises en avant dans « La petite maison dans la prairie » semblent vouloir traverser le temps, alors même que notre cadre de vie n’est plus du tout le même. Plus que de nous retracer une époque, ou les sentiments de chacun, cette œuvre nous donne à voir des personnages vrais, et notamment des femmes pingres, attachées à leur famille, soucieuses, amoureuses, travailleuses, pleines de qualité et de défauts, et tout ceci dans un cadre réaliste. La très grande majorité des productions de notre temps ne pourra se prévaloir de cette profondeur. Loin de vouloir nous présenter des personnages réalistes, les séries, la publicité, les romans ou les articles de journaux s’évertuent à nous vendre des fantômes qui en disent plus long sur notre époque que sur les femmes elles-mêmes. Il faut croire, ici comme ailleurs, à des idoles sorties tout droit de l’imagination d’une société d’enfants gavés.

Publicité :

  • la femme puissante : d’un coup de main, elle élimine le calcaire. Elle a aussi le pouvoir de rendre heureux ses enfants en leur donnant les bonnes confiseries au bon moment, ou de séduire les hommes par son corps, son habillement, son parfum, le tout agrémenté d’une légèreté mutine. Elle est toujours sûre d’elle-même grâce à ses serviettes hygiéniques qui lui assurent sécurité et confort. Jeune, elles la prémunissent des écoulements de sang. Vieille, des fuites urinaires. Libre et indépendante, elle est capable de tout : travail, famille, patrie. 

A l’envers du décors, le spectateur observateur comprendra que la femme moderne qui nous est vendue par la publicité est une grosse fainéante tyrannique qui voudrait que son travail à la maison soit fait avant même de l’avoir commencé ; qui voudrait séduire sans être, diriger pour être reconnue personnellement. L’acte d’achat moderne cache des failles narcissiques qui touchent aussi bien les hommes que les femmes. Pour les femmes, l’amour qu’elles n’ont pas reçu dans leur famille, elles le compenseront en shopping et en se soulageant sur les hommes de leur entourage, par la publicité.

 

Séries, dessins animés :

 

  • La femme puissante bis : elle mène l’enquête et pratique le karaté à un tel niveau qu’elle peut défoncer des mecs de 120 kilos tout en muscles. Elle manie le revolver comme un phallus de bon aloi, porte des pantalons serrés, une longue crinière pour nous prouver qu’elle est toujours femme.

Buffy, un coeur tendre bien caché derrière une bonne paire de poings

Kim possible de Disney

Cependant, vous n’en trouverez pas trace sur un ring dans la vie contre un homme. C’est une allégorie de la maman toute puissante pour le petit garçon qui est devenu scénariste. La femme puissante des séries se décline en plusieurs variantes. Celle de la femme enfant n’étant pas la moins étrange puisqu’elle use de son pouvoir derrière des éprouvettes et des ordinateurs qu’elle manie en informaticienne experte, comme si une majorité de femmes étaient attirées par cela. Par ses compétences, elle cherche à capter l’attention de son papa de substitution, le chef, pour qui elle a une affection évidemment toute platonique. Dans la vraie vie, il y a longtemps qu’il lui aurait été servi une assiettée de bites pour compenser ses manques affectifs dus à son enfance, et qu’elle l’aurait engloutie avec plus ou moins de culpabilité, mais ce n’est pas grave, ici, l’important c’est de reconstruire des rapports humains qui ne montrent pas l’ambiguïté de telles situations. Autre ovni de ces mondes fantastiques : la femme politique compétente.

 

NCIS le père de substitution et la petite fille originale sans être marginale

 

A noter que tous ces personnages sont de plus en plus emprunts de troubles identitaires, un dessin animé récent pour enfants faisant même la promotion d’un personnage principal transgenre (SheZow).

Il se transforme en femme, évidemment pleine de super pouvoirs !

A l’envers du décors, le spectateur d’aujourd’hui pourra comprendre que, pour la plupart, les séries télévisées sont la rencontre de scénaristes immatures et de petites filles déglinguées ayant à coeur de soigner leurs complexes.

 

La mode :

_ Ici, la femme puissante ter est une femme qui n’existe pas, qui laisse toute place « >

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119 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "« La Servante écarlate » ou le spectacle de la violence faite aux femmes" Le Point du 19/11/2020.

    La seule correspondance que je vois avec notre époque, c'est l'esclavage dû à la GPA, une GPA dont ce genre de journaux font justement la promotion. La gauchisme met en scène les violences faites aux femmes, que dans la réalité, il leur inflige. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "« Le Jeu de la dame » : la nouvelle pièce maîtresse de l'échiquier Netflix" Le Point du 17/11/2020.

    Les meilleures femmes aux échecs, il a toujours fallu aller les chercher au delà de la 100ème place. Pas grave, c'est certainement une question de domination masculine et d'emprise du patriarcat sur les cervelles. 

     

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "« On l’a fait Joe ! » : la joie de Kamala Harris à l’annonce de la victoire" AFP du 07/11/2020.

    Oh alala quel hasard ! Au moment où ils se décident à assumer leur mensonge pour en faire une vérité, les caméras sont là !

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    "Elisa Pilaski a été tuée par son chien Curtis, selon un rapport d’expertise" Le monde du 31/10/2020.

    Encore une folle qui ne maîtrisait pas son chien, mais qui pensait que c'était les autres qui ne comprenaient pas son pitbull. 

    • Ping de François de sexe male:

      Avez-vous suivi cette affaire ? L'article du Monde dit « La chasse à courre tout entière et, au-delà, l’ensemble des chasseurs ont été traînés dans la boue, traités de meurtriers et jetés en pâture sur les réseaux sociaux »

      J'en ai entendu parler par des sites étiquetés "complotistes" (je suis vos articles et je sais que vous les tenez en faible estime). Ils relayaient surtout le témoignage du compagnon, interviewé notamment par BFMTV. Là par exemple :

      https://www.lest-eclair.fr/id110105/article/2019-11-20/aisne-elle-etait-devoree-de-partout-le-temoignage-poignant-du-compagnon-de-la

      Je crois que c'est notamment la phrase "Elle a été déshabillée entièrement […] elle était dévorée de partout"  qui justifiaient pour les sites "complos" la diffusion de cette affaire. Ils se gardaient bien d'en tirer la moindre conclusion, mais ils ne pouvaient ignorer que leur public fantasmerait immédiatement sur cette affaire. Les complotistes (mouvements Q-Anon et consorts) auront tout de suite tiqué sur le côté lutte des classes (bourgeois coupables amateurs de chasse à courre – victimes [car enceinte !] prolo et son pitbull), le fait que la première personne rencontrée par le mari est un cavalier accessoirement commandant de gendarmerie, l'étrangeté du corps entièrement déshabillé (par des chiens ?) pour donner une dimension sinistre à cette affaire (dans la lignée du film The Hunt par exemple ou plus signifiant, le chef d'œuvre de Pasolini, Salo et les 120 journées de S.)

      Cette affaire vous a vous-même suffisamment marqué pour que vous la relatiez. Avons-nous affaire à un simple accident ? une horreur sans nom ? une manipulation de 3ème degré (pour reprendre l'expression du père Soral) ?

      Nos élites et nos médias sont passés tellement maîtres dans l'art de la subversion ! Est-ce cela que vous voulez nous dire par votre commentaire ? Qu'il n'y a aucun fantasme à entretenir, et que toute cette histoire n'est qu'un triste accident, juste "une folle qui ne sait pas tenir son chien" ? Votre avis m'intéresse.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Bonjour M P…. (je ne sais pas si vous voulez que votre nom apparaisse),

        Dès le début, j’ai su qu’elle s’était faite bouffée par son chien. Mais je ne pouvais pas le dire, car je n’aime pas justement, extrapoler sans éléments.

        Enfin, si vous y songez bien : un chien prévu pour la guerre, une femme qui comme la plupart ne maîtrise pas son chien, une ouverture de gueule qui ne peut correspondre à celui de chiens de chasse à courre, et si vous connaissez un peu ce milieu de chasse à courre, des chiens beaucoup plus éduqués que la moyenne (si je voulais être méchant, plus éduqués que les maîtres parfois). Tout coïncide.

        Mais l’élément le plus déterminant pour moi a été : une femme avec un gros chien. Je n’en ai pas rencontré une seule dans ma vie qui savait se faire respecter de son animal sans être dans l’abus ou le laisser aller. Elles sont au bord de se prendre pour des mecs et surjouent de ce fantasme de domination avec leur molosse. Celles que j’ai rencontrées étaient complètement inconscientes, ne savaient pas l’éduquer, et minoraient la capacité à faire du mal dudit chien. D’ailleurs, les gauchistes qui se penchent souvent sur les soi-disant complexes que les hommes entretiendraient avec leurs grosses voitures, devraient plutôt se pencher sur les complexes de ces femmes qui donnent toujours raison à leur chien alors qu’à l’évidence, elles ne savent pas le tenir.

        Ici, je vais être crû, mais les lecteurs de mon blog sont là pour ça, pour la vérité. Il est très probable que cette femme, comme beaucoup d’autres , ait entretenue une relation à la limite de la zoophilie avec sa bête. Et quand, devenue enceinte, elle a changé d’attitude avec lui, qu’elle a voulu se centrer sur l’enfant, le chien a été jaloux. Cette cruche comme toutes les cruches qui n’aiment pas leur homme, se servait du chien pour obtenir de l’affection, et elle n’a pas entrevu le danger à le réifier. Certes, il était préférable qu’elle transfert toute son animalité sur une pauvre bête, mais là, elle a quand même perdu, car le chien se foutait des règles sociales et de la justice aux affaires familiales…

        Comme toujours avec les « défenseurs des animaux », la première victime, c’est ici le chien.

        M.D

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    "La case BD : Hippolyte ou les Amazones à la conquête du Far West" Figaro du 26/04/2020.

    Il fut un temps où ce genre d'ouvrage s'appuya sur des faits réels, et au moins, réalistes. 

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    "Les femmes prennent plus de temps que leurs maris pour faire les courses ? Le maire d’Osaka épinglé pour ses propos sexistes" AFP du 24/04/2020.

    Il suffit pourtant de regarder autour de soi. Les hommes détestent faire les courses, c'est un supplice de dépenser ce qui a été gagné durement. Par contre, dépenser l'argent, et qui plus est quand c'est l'argent des autres, quelle plaisir pour ces dames. J'en ai même connu, et ces journalistes ont fait un article sur le sujet, qui allaient en magasin pour se détendre. Mais voilà, l'hypocrisie est là. Nous sommes tous égaux quand bien même le réel nous indiquerait avec force démonstration, le contraire.