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Le silence des élites : de l’enfermement personnel à l’autisme social

Publié le 16 janvier 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Nombres 14-33

“…vos enfants seront nomades pendant 40 ans dans le désert.

Ils supporteront les conséquences de vos infidélités

jusqu’à ce que tous vos cadavres soient tombés dans le désert.”


Quand j’entends ce pauvre Nicolas Dupont Aignan en compagnie de Caroline Fourest, mépriser à ce point les Français tandis que nous manifestons… le premier, hors sujet, veut minorer les questions de société que soulèvent la loi sur le “mariage pour tous”, tout en tentant de récupérer le mouvement d’opposition à son propre compte et ceci afin de valider un schéma intellectuel qui ne marche pas du tout…

Nous sommes des centaines de milliers dans la rue, mais nous ne devrions pas y être parce que ce sujet est anecdotique et que François Hollande a voulu cette immense contestation pour éviter d’être contesté sur sa politique sociale. Ne cherchez pas la cohérence, il n’y en a pas. La deuxième veut faire valoir ses droits communautaristes envers et contre les enfants. Elle, au moins, on peut la comprendre dans la défense de sa perversion. Mais M Dupont Aignan, lui qui devrait nous soutenir, au lieu de faire semblant, et surtout de briller par son absence à la manifestation… Tout comme Marine Le Pen, il veut jouer à l’homme politique sérieux. Le grand réconciliateur adouberait la contestation du haut de sa chaire gaullienne tout en la soumettant du regard. Il voudrait être calife à la place du PS. Mais tandis que la France est occupée, en voulant incarner une dissidence crédible, il donne plutôt l’impression d’être à côté de la plaque. Celui-là n’a plus de Gaulliste que le nom. Le Gaullisme n’est pas une politique, mais d’abord une morale soutenue par un courage. On ne gagne pas en crédibilité en collaborant avec un système qui génère la destruction des familles. Dans tous les cas, la morale d’un homme politique ne peut se confondre avec un accompagnement des régressions sociales.C’est pourtant ce qu’il ressort de son engagement en demi-teinte à lui et à Mme Le Pen. Pourquoi a-t-il quitté l’UMP ? Par défaut, dans une démarche jumelle à Marine Le Pen qui voudrait l’incarner.

 

 

Où sont nos bergers ?

 

Les autres hommes politiques français, nos représentants religieux… certains furent là… pour nous soutenir, oui, mais quand tout fut prêt pour les accueillir. Peu, furent présents dès le début pour prendre les coups à la tête du mouvement. Mme Frigide Barjot s’est imposée, malgré elle, comme elle le reconnaît (LCP 14/01/2013), entre des dissidents religieux qui voulaient récupérer le mouvement au risque de faire sombrer la cause, et des lâches. Etant donné l’opposition à laquelle nous avons face, cette mobilisation gigantesque n’aurait jamais dû voir le jour.

J’y vois comme un signe.

Et désormais l’élite nous suit, elle ne fait que nous suivre, mais tout devient possible.

 

 

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Sans berger.

 

Heureusement, nous Français, n’avons pas accepté le défaitisme de nos dirigeants. Nous avons passé outre cette faiblesse et nous nous sommes retrouvés dans la rue, contre toute attente et parce que profondément, nous sommes un peuple qui ne se résout pas à l’effondrement. Nous y sommes allés pour stopper une longue dégénérescence de plus de 40 années de politiques familiales complètement catastrophiques, que ce soit concernant le mariage, l’avortement ou la libération sexuelle.  

Et nous y retournerons !

 

Le “mariage pour tous” est la goutte d’eau de trop dans le grand vase de notre patience outragée face à la décadence annoncée de notre civilisation.

 

Qui sont ceux qui étaient dans la rue ?

 

Dans cette manifestation, j’ai remarqué beaucoup de braves gens de la génération 68 et pré-68, qui exprimaient enfin, une opposition à leurs pairs. Ils m’ont touché tous ces gardiens du bon sens ancestral dont le seul tort fut de rester silencieux, trop longtemps face au mal. Ils ont fini par se lever pour une autre cause que le droit égoïste de pouvoir instruire leurs enfants en dehors de structures où le laxisme et l’utopie grandissaient sans fin. Désormais, ils ont peut-être compris que la racaille submergerait leurs écoles; quoiqu’il arrive, de l’intérieur, que cette racaille c’était leur propre société qui partait à vau-l’eau. Mieux vaut tard que jamais.

 

 

Quant aux autres.

 

Dans l’opposition, les uns disent que M Hollande a voulu masquer “>

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Un commentaire

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Un homme sur deux est un agresseur sexuel? “Non”, répond Marlène Schiappa”, L’Express du 18/02/2018.

    Du coup, devant l’outrance de Caroline de Haas, Marlène Schiappa n’est pas restée dans le silence, sans toutefois démonter le raisonnement sur lequel se base toutes ses interventions propres. Dommage que Caroline de Haas n’ait pas été prise au sérieux. Un journaliste aurait pu lui demander : “Admettons qu’il n’y ait qu’un homme sur trois agresseur de femme, comment comptez vous les punir sérieusement pour les dissuader de recommencer ?” Les féministes réclament la prison pour les agresseurs, refusent la correctionnalisation des plaintes etc… Il aurait fallu lui faire cracher qu’elle voulait mettre 10 millions d’hommes français en prison ou tout au moins sous contrôle judiciaire et social.

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