Accueil » Etat de droit et politique » Le silence des élites : de l’enfermement personnel à l’autisme social
AIMELES Antiféminisme

Le silence des élites : de l’enfermement personnel à l’autisme social

Publié le 16 janvier 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

ses erreurs sociales grâce au sociétal. Mais le choix de déclencher une guerre qui aurait pu se faire bien avant, et qui a débuté à l’initiative du commandement français, juste avant la manifestation contre le « mariage pour tous », ne peut être le fruit du hasard. De même, le boycott médiatique qui vient de suivre la plus grande manifestation en France depuis 30 ans n’est pas le fruit du hasard. Pauvres journalistes qui, dans leur majorité, ont constaté leur impuissance à manipuler l’opinion publique jusqu’au bout. Leur bêtise à défendre le « mariage pour tous » et à se croire plus intelligents que la moyenne, s’est terminée dans un grand silence. Mais ils vont bientôt devoir rouvrir la bouche, malgré eux. En vérité, loin de vouloir cacher du social par du sociétal, M Hollande a voulu cacher sa politique sociétale en utilisant le calendrier international. Le mariage lesbien n’est pas un cache sexe de la politique sociale, mais une vraie orientation civilisationnelle, décidée et imposée. Ceux qui disent que le « mariage pour tous » est principalement à visée politique, ont tort. Et ceux qui n’en n’ont pas pris conscience collaborent de par leur naïveté à un système qui les dépasse de loin. En effet que penser de ces intellectuels, de ces représentants politiques qui ne comprennent rien à l’institution du mariage dans la société. Le mariage est à la base de toute anthropologie et donc de toute politique qui connaît son rôle. Ces innocents, dans leur volonté d’ignorer les questions familiales et/ou de les confier à une femme participent à l’effondrement actuel. Ils sont les fils des féministes, des enfants qui voudraient que les femmes agissent toujours pour le mieux en matière familiale. Par le passé, ces fils à maman immatures ont été de ceux qui ont tout donné aux féministes parce qu’ils jugeaient les causes défendues par ces femmes comme anecdotiques ou normales, ou acceptables sans réflexion plus poussée que ça. Aujourd’hui, nous en sommes à essayer d’expliquer à nos enfants la différence entre un père et une mère, différence qui semble bien ténue pour des jeunes, majoritaires à défendre cette loi. Et si nous en sommes arrivés là, c’est bien la faute à cette attitude si répandue chez nos décideurs politiques et intellectuels et qui consiste à se croire les pères de la Nation.

 

Tous les autres, qui ont affiché leur opposition au projet et qui auraient été censés faire le relais politique, ont été bien mous du genou. Ils se sont plutôt servis de notre opposition au projet à leurs propres fins. Dans leur façon de ne pas y mettre le nez, on voit bien qu’ils ont eu peur de déranger leur électorat. De par leur attitude, ils ont d’ailleurs contribué à créer un climat de défiance plutôt que participer à combattre sérieusement cette loi inique. Heureusement nous semblons avoir dépassé la tourmente, en nous mobilisant et en les rassurant par la force de notre conviction.

 

 

Une mobilisation extraordinaire.

 

A bien y regarder, notre mobilisation a été extraordinaire car elle a abouti sans une gouvernance politique ou religieuse d’institutionnels. Mais cette nouvelle qui pourrait nous réjouir a aussi un aspect très inquiétant : ceux qui nous dirigent, ne nous dirigent plus. Ils laissent la rue faire, impassibles, ou s’ils sont dans l’opposition, ils n’anticipent plus les revendications du peuple, des gens qui réfléchissent, des associations, tant que la révolte n’est pas aux portes du palais. Suivistes, ils se couvrent des critiques au lieu de prendre des risques et de mener la barque de l’opposition. Sont-ils seulement capables de mener ce combat et désirent-ils réellement le mener ? Nous allons le voir dans les semaines à venir. Quant à ceux qui nous gouvernent, ils sont devenus autistes. Ils n’écoutent plus rien ni personne, sauf quelques réseaux d’influences censés faire l’opinion mais qui n’y arrivent même plus, malgré l’ampleur des moyens mis en oeuvre. La bonne nouvelle est que, s’ils veulent continuer à être respectés, il va falloir qu’ils nous respectent un peu plus. Et s’ils le font, ils risquent de ne pas soutenir bien longtemps la comparaison. On le voit déjà dans leur façon d’éviter le débat, de taxer l’adversaire de délit d’intention au lieu d’essayer de répondre à un argumentaire. Ils sont devenus si faibles qu’ils sont incapables d’entrer dans la discussion, qu’ils refusent d’avance le débat, ou le référendum, qu’ils analysent la contestation au lieu d’y répondre, scandant de grands mots vides comme « égalité » ou « droit des personnes ».  Vide intersidéral. « >

Lire la suite

3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Covid-19 : Des dizaines de plaintes ont déjà été déposées devant la Cour de Justice de la République. Un phénomène massif, unique en Europe." L'Obs du 23/04/2020.

    Les Français ont encore l'illusion puérile, ils sont les seuls en Europe, que l'état va se retourner contre l'état. Ils attendent des réponses de maman. Ils peuvent attendre. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le manque de respirateurs au coeur de la crise" L'Express du 24/03/2020.

    Ca c'est le point de vue du journal gauchiste qui a permis à cette bande d'incompétents d'arriver au pouvoir. dans la réalité, les grandes entreprises ont proposé des solutions au gouvernement qui a été incapable de les gérer :

    "Le grand ménage" H16 du 127/03/2020

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Un homme sur deux est un agresseur sexuel? « Non », répond Marlène Schiappa », L’Express du 18/02/2018.

    Du coup, devant l’outrance de Caroline de Haas, Marlène Schiappa n’est pas restée dans le silence, sans toutefois démonter le raisonnement sur lequel se base toutes ses interventions propres. Dommage que Caroline de Haas n’ait pas été prise au sérieux. Un journaliste aurait pu lui demander : « Admettons qu’il n’y ait qu’un homme sur trois agresseur de femme, comment comptez vous les punir sérieusement pour les dissuader de recommencer ? » Les féministes réclament la prison pour les agresseurs, refusent la correctionnalisation des plaintes etc… Il aurait fallu lui faire cracher qu’elle voulait mettre 10 millions d’hommes français en prison ou tout au moins sous contrôle judiciaire et social.