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Les résultats truqués des violences faites aux femmes : du constaté au fantasmé (exemple pratique).

Publié le 4 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Suite à l’article théorique « Du constaté au fantasmé », voici l’illustration pratique d’une sorte de mirage collectif qui s’auto-entretient.

Entre chiffres des forces de l’ordre et enquêtes de victimisation : un système statistique qui se contredit.

Dans une société libre, le nombre de dépôts de plaintes devrait donner une image objective de la réalité de la délinquance. Libres de choisir de porter plainte ou pas, nous jugerions si la gravité des faits l’exige ou non. Si elle ne l’exigeait pas, ces faits devraient être jugés pour ce qu’ils sont : anecdotiques. De toutes les manières dans une société libre, l’écart entre le dépôt de plainte réel et l’activité criminelle ne devrait pas être très important. Or, entre les dépôts de plainte, les condamnations et les faits réels, il semble persister un réel écart. D’où viennent tous ces écarts ?

Tout d’abord, le système juridique est parfois inopérant : selon le ministère de la justice, en 2010, il y a eu 1700 condamnations pour viols (p10 de (6)), et 1356 en prévision selon ce même ministère dans un autre document (3), et finalement 1361 pour les données révisées de l’insee (9). La nature même des infractions est souvent mal définie : les parquets ne distinguent pas dans les violences faîtes aux personnes, les viols, des agressions sexuelles ou du reste (3) (4). Les statistiques qui nous sont données sont donc une photo approximative d’une situation réelle. Elles nous donnent un ordre de grandeur. A côté de celles-là, notre système d’information politique et scientifique a choisi de développer des enquêtes de victimisation, et d’interroger un panel de personnes pour obtenir une image globale et claire de la société.

Seulement loin d’en arriver à une image plus claire de la société, les chiffres des enquêtes de victimisation et ceux du système juridiques en sont arrivés à une contradiction totale. Sur le viol : les enquêtes de victimisation montrent qu’il y a une explosion du nombre de viols, tandis que les enquêtes judiciaires ont baissé de manière incroyable (3)

 

Les enquêtes de victimisation :

1999-2000 : 50 000 viols pour ENVEFF (8) (0,3% de femmes interrogées * 15,9 millions de femmes dans cette tranche d’âge)

2006 : 115 000 viols pour l’Insee (11) (0,7% de femmes interrogées * 16 millions de femmes dans cette tranche d’âge) (évalué à 150 000 et plus si on prend en compte les viols de mineures)

 

Les chiffres du système juridique sur la même période :

1999 : 1845 condamnations pour viol pour l’insee (12)

2006 : 1710 condamnations pour viol pour l’insee (12)

 

Comment en est-on arrivés à des écarts de courbe et de proportion à ce point délirant ? Plus que doublement du nombre des viols dans un cas entre les deux périodes, et diminution dans l’autre. Disproportion à une échelle de 10² entre les deux systèmes d’évaluation. Ici la logique n’existe plus. Les deux systèmes n’ont plus aucune cohérence entre eux. Soit l’un des deux est complètement délirant, soit ils le sont tous les deux.

 

 

Le système judiciaire.

 

Le nombre de viols n’a cessé d’augmenter en France après 1968, jusqu’à ce qu’un ministre de l’intérieur bien connu décide, il y a quelques années, de fixer des objectifs de résolution d’enquête aux policiers. Ces chiffres se sont alors mis à stagner, voire à baisser. Dans le même temps, l’arsenal répressif est devenu beaucoup plus présent envers les violeurs. Les peines, en particulier, ont été allongées, ce qui a permis de mettre hors circuit un certain nombre de « prédateurs » sexuels. S’il est probable que l’action d’Etat ait eu un résultat eu égard aux moyens employés, par contre, la statistique interne aux services, chargée de faire le constat de cette action, est devenue de plus en plus inopérante.

 

 

 

Les chiffres des forces de l’ordre.

Une volonté de soustraire les données à la population et une direction scientifique incapable de saisir et de présenter une situation d’ensemble.

 

Tandis que les résultats des enquêtes de victimisation pullulent sur internet, reprises en cœur et mal analysée ou avec des biais sur des blogs émotionnels (13,14), ou qui essaient de trouver des explications à partir de cas personnels sur des chiffres faux (23), les chiffres réels sont difficilement disponibles. Par exemple, les données brutes de l’ONDRP ne sont pas disponibles, même pour les scientifiques. Je vous laisse imaginer pour le reste de la population. Nous devons donc en passer par la présentation de cet « >

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47 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Extrait de "Je veux que tu sois mon père, du grand banditisme à la foi" de Jacky Van Thuyne ed Fayard p 159-162

    "Je voudrais raconter 2 histoires qui illustrent assez bien les accidents de la vie qui marquent à jamais des hommes qui ont très peu de chance de se rendre à nouveau coupable d'un délit.

    Michel Taitbout était marié, s'entendait bien avec sa femme et était père d'un enfant. Seulement, il était au chômage depuis longtemps et sa femme ne travaillait pas. La dépression s'installait de plus en plus profondément à l'intérieur du couple. Ils décident alors tous les deux de se suicider ensemble avec l'enfant. Ils s'endorment tous les 3 dans la chambre avec le gaz ouvert et le lendemain matin, la mère et le petit sont décédés. Lui étant plus près de la fenêtre, a profité d'un peu d'air et il est vivant.

    Sincère dans son acte de désespoir, il ne peut faire face à son malheur et se coupe l'artère fémorale afin de vraiment mourir. Les voisins sentent le gaz et préviennent les pompiers. Il se réveillera à l'hôpital. Déféré au parquet, mis en prison, inculpé, il réalise toute l'horreur de son acte, dicté seul par le désespoir. Lui qui désirait mourir avec sa femme et son fils est condamné à vivre et … en prison. La dureté de la vie, le chômage, l'avaient amené à ce geste irréparable, fou. On lui fit miroiter la correctionnelle pour tentative de meurtre sans intention de donner la mort et dans ce cas, il ne prenait que 7 ans.

    Je l'ai revu par la suite à Douai. Je lui ai dit :

    "Ca va ?"

    Il m'a répondu : "Non, ça va pas.

    _ Oui, je sais bien, tu as pris 15 ans.

    Je m'en fous d'avoir pris 15 ans, m'a-t-il rétorqué.

    _ Ben alors, pourquoi ça ne va pas ?

    _ Parce qu'ils ne m'ont pas cru ! Ils m'ont pris pour un pourri, comme toi. Ils ont pensé que j'avais fait exprès de tuer ma femme et mon enfant alors que j'étais sincère dans mon désespoir."

    Voilà un gars qui était plus affecté de ne pas avoir été crédible dans sa douleur que d'avoir pris 15 ans. Et pourtant, 15 ans, c'est long ! Il s'en contrefoutait de ses 15 ans !

    Je raconte cette histoire mais j'en connais bien d'autres car j'ai envie de poser la question suivante : où était, chez cet homme, la volonté de nuire ? Il ne s'agit pas du tout d'excuser ce genre de geste dramatique, de les encourager, mais ce type avait agi par désespoir et il avait pris sa décision d'un commun accord avec sa femme. C'est l'électrochoc de la prison et de la condamnation qui l'a ramené à la réalité. Il est certain qu'on ne peut pas cautionner un tel acte mais il fallait peut-être mettre 15 ans à ce gars là dont 8 avec sursis.

    Une autre histoire m'a frappé. Un jour, un garçon avec qui j'étais à l'école est arrivé en prison à Loos parce qu'il avait tiré sur sa femme. C'est un gars qui n'avait jamais commis aucun délit. Il était plutôt du genre pantouflard, il écoutait RTL le dimanche matin et faisait sa belote au café du coin. Il était déjà divorcé, avait deux enfants et avait très mal supporté que sa femme parte avec un autre homme. Cela faisait 18 ans qu'il travaillait dans la même entreprise et il était syndicaliste. Sa vie, jusqu'au divorce, lui donnait toutes les satisfactions. Longtemps après, il se décida à vivre en concubinage avec une autre femme. Il retrouva un sens à l'existence et sa compagne attendit un bébé. Il acheta une maison, une voiture à crédit et à ce moment là, la femme, à son tour, voulut le quitter. Il n'a pas pu supporter ce nouvel échec, il a pris son revolver et lui a tiré dessus six à sept balles.

    C'était un tout petit calibre et sa compagne est ressortie 7 jours plus tard de l'hôpital. Elle ne souffrait d'aucun séquelle, aucun point vital n'avait été touché. Mais comme il était allé acheter le revolver, il y avait préméditation. A lui aussi, on a parlé de 3-4 ans, de coups et blessures avec arme sans intention de donner la mort mais il a quand même pris 10 ans. Et une fois sorti, il s'est suicidé au bout de 7-8 mois. Ce que l'on ne dit jamais, c'est qu'une fois dehors, une autre punition vous attend : c'est la sanction sociale. Il n'avait plus de travail, il avait perdu tous ses droits en tant que syndicaliste, sa maison était saisie, la voiture aussi et bien d'autres choses. Cet homme n'avait lus rien, il était à la porte de la vie. Sans compter que tout le monde le rejetait. A 45 ans, c'était un gr brisé, éliminé socialement et qui, lui également, avait agi par souffrance. 

    Il est certain que l'électrochoc de la prison est d'une violence inouïe et qu'il suffirait de condamner ces gars à 4-5 ans + 5 ans de mise à l'épreuve, ce serait plus intelligent que de leur mettre 10 ans ferme. Les juges savent que pour ce genre de type, il n'y aura pas de récidive et qu'il n'ira plus en prison."

     

     

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Féminicides: 127 femmes tuées par leur conjoint depuis le 1er janvier 2019"  L'Union du 01/11/2019.

    "Depuis le début de l’année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint" L'Obs du 23/11/2019.

    Au 23 novembre, 116 femmes tuées pour l'Obs. Mais bien plus tôt au 01 novembre, il y en avait plus pour l'union : 127. Et j'ai vu le chiffre de 138 qui est déjà passé dans un de ces journaux gauchistes. Ca me rappelle les chiffres mensongers pour faire passer l'autorisation d'infanticide sur les enfants en 1975.

    A moins que ces meurtrières ne soient même pas capables de s'entendre sur un décompte (femmes nulles en maths). 

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