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Les résultats truqués des violences faites aux femmes : du constaté au fantasmé (exemple pratique).

Publié le 4 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

résultats sérieux sur les viols par ce genre d’enquête de victimisation ? J’en doute.

 

Hervé Lebras et Marcela Iacub (Les temps modernes, n° 623, février 2003) ont rajouté ces élément d’analyse à charge concernant l’enquête ENVFF 2010 :

 

  • Brouillage de la frontière entre le sens juridique et le sens commun : les crimes et délits devant la justice sont définis de manière précise : il faut qu’il y ait pénétration pour établir le viol. A la place de pénétration, les enquêtes en question ont parlé de « rapports forcés ». Cette notion de « rapport forcé » n’était pas du tout adapté à la psychologie féminine qui envisage la sexualité sous un angle très différent de ce que ces auteurs l’ont présupposé (18). De même, la distinction, entre une personne qui n’aurait pas été disponible au début de l’acte, de celle qui aurait été réellement contrainte, n’a pas du tout été établie. Ce sens commun du viol employé dans l’enquête était une manière subjective de présenter un sujet qui aurait dû être traité de manière objective et juridique. Cette assimilation confondante, malgré le livre d’Hervé Lebras et de Marcela Iacub, s’est retrouvé dans les enquêtes suivantes. L’Insee détermine les rapports forcés auprès des femmes enquêtées ainsi en 2006 (22) :

« En dehors de ces épisodes de violence, est-il arrivé en 2005 ou 2006 qu’une personne qui vit actuellement avec vous, vous impose des attouchements ou un rapport sexuel non désiré, en utilisant la violence, les menaces, la contrainte ou la surprise ? ».

 

Ce genre de formulation non objective, ne se rapportant pas à des gestes précis, et n’incluant pas de possibles fantasmes de la part des femmes interrogées, peut comprendre beaucoup d’actes qui ne seront pas des viols mais qui pourront passer par la tête de l’enquêtée et de l’enquêtrice comme tel. Là encore, au minimum, toutes ces hypothèses de langage auraient dû être testées préalablement à une enquête sérieuse.

 

  • La méthode de classement des victimes de harcèlement moral est arbitraire.

 

  • Pas d’enquête similaire concernant les hommes permettant de conclure que cette question ne concernait que les femmes. En vérité, les enquêtes de l’ONDRP qui suivront (16), montreront que les violences faites aux hommes étaient comparables en proportion à celles faites aux femmes, voire supérieures dans certaines catégories. La dénomination « enquête de violences faites aux femmes », a donc introduit un autre préjugé dans les résultats de l’enquête : seules les femmes étaient concernées par la violence, ce qui ne recouvrait aucune réalité sociale. Ce défaut d’intention en 2000, a validé des images fausses de violences dans les représentations sociales de notre population, représentations qui ont permis en 2010 de faire passer une loi sur les violences « spécifiques » faites aux femmes. Ces violences n’avaient rien de « spécifiques », par contre, elles ont spécifiquement ostracisés les hommes.

Toute ces manières d’aborder le problème montrent que les personnes qui se sont attaquées à ces enquêtes savaient où elles voulaient en arriver. Loin de faire un descriptif d’une situation objective, elles ont cherché à obtenir la validation de ce qu’elles étaient certaines de trouver. Et si elles n’ont pas tout inventé, les préjugés conjugués aux défauts de méthodologie ont pu faire apparaître des résultats entièrement disproportionnés, qui dans tous les cas, n’ont aucune validité scientifique. Nous sommes ici dans le cadre de la validation a scientifique d’un fantasme communautaire. Etant donné le peu de nombre de viols dans notre société, ceux-là ne peuvent être évalués à partir de questionnaires qui ne concerneraient que 6000 personnes. En outre, il faudrait que ces questionnaires soient mis en œuvre de manière plus sérieuse pour que leurs résultats puissent être exploités. Enfin, il faudrait que les personnes sollicitées acceptent de répondre quoi qu’il arrive, puisque l’échantillon est très petit. Il faudrait en outre valider la loi trouvée après des enquêtes répétées, décennies après décennies. Il n’y a eu que quelques enquêtes de faites jusque là, inexploitables méthodologiquement.

 

 

 

Des résultats d’enquêtes de victimisation qui se contredisent entre elles.

 

 

Selon la deuxième enquête de victimisation sur les violences faites aux femmes en France en 2006 :

 

« Les niveaux de violence déclarés dans l’enquête CSF par les femmes de 20-59 ans apparaissent deux fois plus élevés que dans l’enquête Enveff (ndc : la première enquête sur les violences faites aux femmes), dans tous les groupes d’âges, que l’on considère les tentatives de rapports forcés (10% contre 6%) ou les rapports forcés (7% contre 3%). Cette augmentation ne peut être attribuée à la survenue de nouveaux épisodes de « >

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47 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Extrait de "Je veux que tu sois mon père, du grand banditisme à la foi" de Jacky Van Thuyne ed Fayard p 159-162

    "Je voudrais raconter 2 histoires qui illustrent assez bien les accidents de la vie qui marquent à jamais des hommes qui ont très peu de chance de se rendre à nouveau coupable d'un délit.

    Michel Taitbout était marié, s'entendait bien avec sa femme et était père d'un enfant. Seulement, il était au chômage depuis longtemps et sa femme ne travaillait pas. La dépression s'installait de plus en plus profondément à l'intérieur du couple. Ils décident alors tous les deux de se suicider ensemble avec l'enfant. Ils s'endorment tous les 3 dans la chambre avec le gaz ouvert et le lendemain matin, la mère et le petit sont décédés. Lui étant plus près de la fenêtre, a profité d'un peu d'air et il est vivant.

    Sincère dans son acte de désespoir, il ne peut faire face à son malheur et se coupe l'artère fémorale afin de vraiment mourir. Les voisins sentent le gaz et préviennent les pompiers. Il se réveillera à l'hôpital. Déféré au parquet, mis en prison, inculpé, il réalise toute l'horreur de son acte, dicté seul par le désespoir. Lui qui désirait mourir avec sa femme et son fils est condamné à vivre et … en prison. La dureté de la vie, le chômage, l'avaient amené à ce geste irréparable, fou. On lui fit miroiter la correctionnelle pour tentative de meurtre sans intention de donner la mort et dans ce cas, il ne prenait que 7 ans.

    Je l'ai revu par la suite à Douai. Je lui ai dit :

    "Ca va ?"

    Il m'a répondu : "Non, ça va pas.

    _ Oui, je sais bien, tu as pris 15 ans.

    Je m'en fous d'avoir pris 15 ans, m'a-t-il rétorqué.

    _ Ben alors, pourquoi ça ne va pas ?

    _ Parce qu'ils ne m'ont pas cru ! Ils m'ont pris pour un pourri, comme toi. Ils ont pensé que j'avais fait exprès de tuer ma femme et mon enfant alors que j'étais sincère dans mon désespoir."

    Voilà un gars qui était plus affecté de ne pas avoir été crédible dans sa douleur que d'avoir pris 15 ans. Et pourtant, 15 ans, c'est long ! Il s'en contrefoutait de ses 15 ans !

    Je raconte cette histoire mais j'en connais bien d'autres car j'ai envie de poser la question suivante : où était, chez cet homme, la volonté de nuire ? Il ne s'agit pas du tout d'excuser ce genre de geste dramatique, de les encourager, mais ce type avait agi par désespoir et il avait pris sa décision d'un commun accord avec sa femme. C'est l'électrochoc de la prison et de la condamnation qui l'a ramené à la réalité. Il est certain qu'on ne peut pas cautionner un tel acte mais il fallait peut-être mettre 15 ans à ce gars là dont 8 avec sursis.

    Une autre histoire m'a frappé. Un jour, un garçon avec qui j'étais à l'école est arrivé en prison à Loos parce qu'il avait tiré sur sa femme. C'est un gars qui n'avait jamais commis aucun délit. Il était plutôt du genre pantouflard, il écoutait RTL le dimanche matin et faisait sa belote au café du coin. Il était déjà divorcé, avait deux enfants et avait très mal supporté que sa femme parte avec un autre homme. Cela faisait 18 ans qu'il travaillait dans la même entreprise et il était syndicaliste. Sa vie, jusqu'au divorce, lui donnait toutes les satisfactions. Longtemps après, il se décida à vivre en concubinage avec une autre femme. Il retrouva un sens à l'existence et sa compagne attendit un bébé. Il acheta une maison, une voiture à crédit et à ce moment là, la femme, à son tour, voulut le quitter. Il n'a pas pu supporter ce nouvel échec, il a pris son revolver et lui a tiré dessus six à sept balles.

    C'était un tout petit calibre et sa compagne est ressortie 7 jours plus tard de l'hôpital. Elle ne souffrait d'aucun séquelle, aucun point vital n'avait été touché. Mais comme il était allé acheter le revolver, il y avait préméditation. A lui aussi, on a parlé de 3-4 ans, de coups et blessures avec arme sans intention de donner la mort mais il a quand même pris 10 ans. Et une fois sorti, il s'est suicidé au bout de 7-8 mois. Ce que l'on ne dit jamais, c'est qu'une fois dehors, une autre punition vous attend : c'est la sanction sociale. Il n'avait plus de travail, il avait perdu tous ses droits en tant que syndicaliste, sa maison était saisie, la voiture aussi et bien d'autres choses. Cet homme n'avait lus rien, il était à la porte de la vie. Sans compter que tout le monde le rejetait. A 45 ans, c'était un gr brisé, éliminé socialement et qui, lui également, avait agi par souffrance. 

    Il est certain que l'électrochoc de la prison est d'une violence inouïe et qu'il suffirait de condamner ces gars à 4-5 ans + 5 ans de mise à l'épreuve, ce serait plus intelligent que de leur mettre 10 ans ferme. Les juges savent que pour ce genre de type, il n'y aura pas de récidive et qu'il n'ira plus en prison."

     

     

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Féminicides: 127 femmes tuées par leur conjoint depuis le 1er janvier 2019"  L'Union du 01/11/2019.

    "Depuis le début de l’année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint" L'Obs du 23/11/2019.

    Au 23 novembre, 116 femmes tuées pour l'Obs. Mais bien plus tôt au 01 novembre, il y en avait plus pour l'union : 127. Et j'ai vu le chiffre de 138 qui est déjà passé dans un de ces journaux gauchistes. Ca me rappelle les chiffres mensongers pour faire passer l'autorisation d'infanticide sur les enfants en 1975.

    A moins que ces meurtrières ne soient même pas capables de s'entendre sur un décompte (femmes nulles en maths).