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Les résultats truqués des violences faites aux femmes : du constaté au fantasmé (exemple pratique).

Publié le 4 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

l’assemblée nationale en avril 2013 (25), viennent d’entériner le manque de signification des chiffres des services, chiffres qui ont été falsifiés en partie à cause de la course aux objectifs, que des hommes politiques de leur camp avaient initié préalablement pour des questions de réélection. Ce rapport correct dans son exécution, s’il n’aborde par les questions politiques liées au fonctionnement idéologique de notre système de recherche, et s’il n’arrive pas à envisager une remise en question d’ensemble d’un système vicié par des intérêts corporatistes contradictoires et qui est parti dans une fuite en avant, pose des constats d’une rare lucidité quand on songe au niveau des analyses partisanes de nos chercheurs. Ici, il est souligné combien le ministère de l’intérieur et les organes de production statistique sont en conflit d’intérêt. Les services ministériels contrôlent l’information qui est donnée à l’ONDRP :

 

Cependant, la production des statistiques issues des forces de police et de gendarmerie échappe en totalité à l’ONDRP et ne répond pas aux normes décrites par le code de bonnes pratiques de la statistique européenne en matière d’indépendance, d’impartialité et de qualité. La faiblesse du contrôle exercé par l’ONDRP sur la production statistique du ministère de l’intérieur fait clairement obstacle à son rattachement complet à la statistique publique, tout comme l’absence d’étanchéité entre le service central d’étude de la délinquance et le reste de la hiérarchie policière (p57)

 

 

Mais l’ONDRP fait également de la rétention d’information en direction des autres chercheurs :

 

Pour M. Christian Mouhanna, directeur-adjoint du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), depuis que l’ONDRP est chargé de diffuser les statistiques des délinquances produites par les forces de l’ordre, il est devenu difficile d’accéder aux données brutes : une certaine opacité s’est formée, que n’aurait fait qu’épaissir la création d’agrégats regroupant eux-mêmes les index déjà trop larges de l’état 4001 (p90)

 

En somme que ce soit au niveau de l’Etat ou des organismes de recherche, chacun cherche à maintenir son petit pré carré, signe d’un manque d’autorité légitime dans le fonctionnement de nos institutions.

 

De plus, les rapporteurs soulignent bien le problème des analyses à court terme de l’ONDRP, qui ne montrent pas les évolutions sociales à long terme.

 

 

Une situation problématique que ne résout pas le rapport 988.

En choisissant de faire de la statistique pénale, un enjeu de leur réélection, les hommes politiques ont semé le doute sur les chiffres qui étaient produits par les services de police intérieure. La course aux objectifs a également incité les hommes de terrain à enregistrer les affaires dont la résolution était la plus aisée, et à délaisser les autres. L’orientation politique ratée de statistiques d’une délinquance qui a des origines sociales mais qu’on a voulu traité de manière judiciaire par l’atteinte d’objectifs de résolution d’enquêtes alors que nos institutions avaient de moins en moins les moyens financiers de résoudre toutes les affaires qui se présentaient à elles, a conduit le système à tricher à la marge, sur les petites affaires et sur les chiffres, tout en continuant de fonctionner de la manière la plus efficiente possible quand c’était important. Je dirais même, heureusement que notre police et notre justice n’ont pas aujourd’hui le temps de s’occuper de toutes les frictions personnelles qui, dans notre société individualiste se sont multipliées, car avec les moyens intrusifs qui sont à sa disposition actuellement, nous n’aurions plus aucune liberté. Seulement cette triche entretient le fantasme d’une délinquance qui ne serait pas traitée, et porte suspicion sur l’ensemble de la machine judiciaire. Face à ce travers objectif, démultiplié par des vécus personnels traumatiques, face à une population qui ne veut pas voir que le système judiciaire s’est raidi outre mesure (le nombre de prisonniers a plus que doublé en 30 ans dans des conditions en-dessous du règne animal), aveuglement dû en partie à un discours de gauche qui a semblé tolérant envers les délinquants et un discours de droite qui a menti aux Français en leur disant que la répression résoudrait leurs problèmes, nos députés en sont arrivés à l’idée qu’il fallait que des institutions judiciaires n’évaluent plus leurs propres performances et leur propre activité, mais que d’autres institutions, extérieures à celles-là, donnent une photo sociale objective de la situation de la délinquance sur la base d’enquêtes de victimisation.

 

Pour résumer, comme il est devenu difficile de s’y retrouver dans la statistique concernant les faits constatés à cause de questions politiques et à cause des choix de management des « >

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47 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Extrait de "Je veux que tu sois mon père, du grand banditisme à la foi" de Jacky Van Thuyne ed Fayard p 159-162

    "Je voudrais raconter 2 histoires qui illustrent assez bien les accidents de la vie qui marquent à jamais des hommes qui ont très peu de chance de se rendre à nouveau coupable d'un délit.

    Michel Taitbout était marié, s'entendait bien avec sa femme et était père d'un enfant. Seulement, il était au chômage depuis longtemps et sa femme ne travaillait pas. La dépression s'installait de plus en plus profondément à l'intérieur du couple. Ils décident alors tous les deux de se suicider ensemble avec l'enfant. Ils s'endorment tous les 3 dans la chambre avec le gaz ouvert et le lendemain matin, la mère et le petit sont décédés. Lui étant plus près de la fenêtre, a profité d'un peu d'air et il est vivant.

    Sincère dans son acte de désespoir, il ne peut faire face à son malheur et se coupe l'artère fémorale afin de vraiment mourir. Les voisins sentent le gaz et préviennent les pompiers. Il se réveillera à l'hôpital. Déféré au parquet, mis en prison, inculpé, il réalise toute l'horreur de son acte, dicté seul par le désespoir. Lui qui désirait mourir avec sa femme et son fils est condamné à vivre et … en prison. La dureté de la vie, le chômage, l'avaient amené à ce geste irréparable, fou. On lui fit miroiter la correctionnelle pour tentative de meurtre sans intention de donner la mort et dans ce cas, il ne prenait que 7 ans.

    Je l'ai revu par la suite à Douai. Je lui ai dit :

    "Ca va ?"

    Il m'a répondu : "Non, ça va pas.

    _ Oui, je sais bien, tu as pris 15 ans.

    Je m'en fous d'avoir pris 15 ans, m'a-t-il rétorqué.

    _ Ben alors, pourquoi ça ne va pas ?

    _ Parce qu'ils ne m'ont pas cru ! Ils m'ont pris pour un pourri, comme toi. Ils ont pensé que j'avais fait exprès de tuer ma femme et mon enfant alors que j'étais sincère dans mon désespoir."

    Voilà un gars qui était plus affecté de ne pas avoir été crédible dans sa douleur que d'avoir pris 15 ans. Et pourtant, 15 ans, c'est long ! Il s'en contrefoutait de ses 15 ans !

    Je raconte cette histoire mais j'en connais bien d'autres car j'ai envie de poser la question suivante : où était, chez cet homme, la volonté de nuire ? Il ne s'agit pas du tout d'excuser ce genre de geste dramatique, de les encourager, mais ce type avait agi par désespoir et il avait pris sa décision d'un commun accord avec sa femme. C'est l'électrochoc de la prison et de la condamnation qui l'a ramené à la réalité. Il est certain qu'on ne peut pas cautionner un tel acte mais il fallait peut-être mettre 15 ans à ce gars là dont 8 avec sursis.

    Une autre histoire m'a frappé. Un jour, un garçon avec qui j'étais à l'école est arrivé en prison à Loos parce qu'il avait tiré sur sa femme. C'est un gars qui n'avait jamais commis aucun délit. Il était plutôt du genre pantouflard, il écoutait RTL le dimanche matin et faisait sa belote au café du coin. Il était déjà divorcé, avait deux enfants et avait très mal supporté que sa femme parte avec un autre homme. Cela faisait 18 ans qu'il travaillait dans la même entreprise et il était syndicaliste. Sa vie, jusqu'au divorce, lui donnait toutes les satisfactions. Longtemps après, il se décida à vivre en concubinage avec une autre femme. Il retrouva un sens à l'existence et sa compagne attendit un bébé. Il acheta une maison, une voiture à crédit et à ce moment là, la femme, à son tour, voulut le quitter. Il n'a pas pu supporter ce nouvel échec, il a pris son revolver et lui a tiré dessus six à sept balles.

    C'était un tout petit calibre et sa compagne est ressortie 7 jours plus tard de l'hôpital. Elle ne souffrait d'aucun séquelle, aucun point vital n'avait été touché. Mais comme il était allé acheter le revolver, il y avait préméditation. A lui aussi, on a parlé de 3-4 ans, de coups et blessures avec arme sans intention de donner la mort mais il a quand même pris 10 ans. Et une fois sorti, il s'est suicidé au bout de 7-8 mois. Ce que l'on ne dit jamais, c'est qu'une fois dehors, une autre punition vous attend : c'est la sanction sociale. Il n'avait plus de travail, il avait perdu tous ses droits en tant que syndicaliste, sa maison était saisie, la voiture aussi et bien d'autres choses. Cet homme n'avait lus rien, il était à la porte de la vie. Sans compter que tout le monde le rejetait. A 45 ans, c'était un gr brisé, éliminé socialement et qui, lui également, avait agi par souffrance. 

    Il est certain que l'électrochoc de la prison est d'une violence inouïe et qu'il suffirait de condamner ces gars à 4-5 ans + 5 ans de mise à l'épreuve, ce serait plus intelligent que de leur mettre 10 ans ferme. Les juges savent que pour ce genre de type, il n'y aura pas de récidive et qu'il n'ira plus en prison."

     

     

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Féminicides: 127 femmes tuées par leur conjoint depuis le 1er janvier 2019"  L'Union du 01/11/2019.

    "Depuis le début de l’année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint" L'Obs du 23/11/2019.

    Au 23 novembre, 116 femmes tuées pour l'Obs. Mais bien plus tôt au 01 novembre, il y en avait plus pour l'union : 127. Et j'ai vu le chiffre de 138 qui est déjà passé dans un de ces journaux gauchistes. Ca me rappelle les chiffres mensongers pour faire passer l'autorisation d'infanticide sur les enfants en 1975.

    A moins que ces meurtrières ne soient même pas capables de s'entendre sur un décompte (femmes nulles en maths).