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AIMELES Antiféminisme

L’exhortation amoris laetitia et l’influence féministe

Publié le 8 juin 2016 par Léonidas Durandal à 8 h 07 min

la bête. Pour rester dans la pureté, notre Pape parle avec beaucoup de tact de nos péchés (ce que d’aucun trouvent flou) et apparaît comme très « tolérant ». En vérité, ce discours est le même que celui d’un intégrisme qui ne voudrait jamais s’amender, parce que jamais dans ce cas nous n’interrogeons les fautes passées, individuelles et collectives. En lieu et place de rejeter l’opprobre sur les autres pour mieux rester dans nos certitudes, comme le ferait n’importe quel intégriste de n’importe quelle religion, nous ignorons nos erreurs et nos réussites en croyant travailler pour l’avenir. Le résultat est le même. La Vérité reste en suspens, laissée aux découvertes hasardeuses de chacun, et au mieux à l’Esprit Saint. Notre rôle dans ce monde ne consiste pas à laisser faire l’Esprit Saint pour les autres, mais à agir à travers Lui.

Cette erreur, je la retrouve dans le traitement de certaines questions politiques. Au paragraphe 30, l’expérience des réfugiés est comparée à celle qu’Hérode inflige à Marie et Joseph durant l’exil. L’image est forte. Hérode le sanguinaire tueur d’enfants, convoite la vie de Jésus. Or s’il y a bien un Hérode et qui a décidé de tuer les enfants de Syrie, il se trouve en Occident. Premier point. De celui-là, personne ne parle, parce qu’il a décidé la guerre au nom de valeurs chrétiennes.

Ensuite, seule une minorité parmi les clandestins mérite le nom de réfugiés. Les autres, la majorité, paye des milliers de dollars, voire des dizaines de milliers de dollars pour émigrer. Ils sont poussés par la convoitise et par les promesses folles d’un patronat avide de remplacer les populations occidentales décimées par la culture de mort. La miséricorde voudrait que nous leur disions la vérité sur nos sociétés et que nous ne les acceptions pas. Non seulement parce que la majorité de nos pays n’en ont pas besoin et qu’ils vont être chosifiés par le système comme nous le sommes actuellement, qu’ils vont participer à amplifier ce mouvement, mais en plus parce que leur pays a besoin d’eux. Pour développer un peu, en vidant des régions entières de travailleurs plus ou moins qualifiés, nous tuons définitivement certains états, nous concentrons encore la richesse aux mains d’une minorité chez nous autorisée à se reproduire, nous accablons le travailleur pauvre de nos contrées, nous laissons des gouvernements d’incompétents perdurer. Tout cela pour indifférencier les populations mondiales parce nous idolâtrons la richesse.

Mais le pire dans tout cela, c’est le nombre de morts provoqués à cause de ces bons sentiments. En encourageant le passage de clandestins, nous favorisons une économie de rapaces qui n’hésitent pas à mettre en danger ceux qu’ils transportent. Tous les morts sur les routes de l’immigration ne peuvent être attribués qu’à notre laisser-aller. Ils sont les victimes de nos mensonges en matière d’accueil et de possibilités. Nous sommes directement responsables de ces morts. La vision uniquement personnelle des événements politiques mène aux plus grands désastres. Cette volonté de ne voir que par l’intimité des personnes, s’appelle négligence. Ce sentimentalisme féminin n’est actuellement contrebalancé par aucune spiritualité virile en Occident, et fait de nombreuses victimes. Hérode a son pendant, Hérodiade qui plaît et veut plaire, et fait couper la tête de Jean-Baptiste. L’accueil des clandestins est un devoir impératif, mais leur renvoi dans leur pays d’origine s’ils ne sont pas en danger devrait l’être également.

Sur ces questions personnelles/politiques, au paragraphe 118, notre Pape cite Martin Luther King : « Lorsque tu as l’occasion d’infliger une défaite à ton ennemi, c’est le moment de ne pas le faire… tu cherches à vaincre uniquement les mauvais systèmes. »

S’il ne faut pas en vouloir à nos ennemis, il n’est bien souvent pas possible de vaincre un système sans vaincre les personnes qui sont à leur tête. Ce sont des hommes qui font ce système. Nous ne pouvons évacuer la responsabilité des gens aussi facilement, sauf à laisser se propager une race immorale et donc, à favoriser la violence dans nos sociétés. Voilà d’ailleurs où nous en sommes. Individuellement, nous luttons autant que possible pour aimer, mais dans le même temps nous laissons un système plein de haine se développer en affirmant que « notre responsabilité seule de croyants est engagée , et que nous n’avons pas à nous attaquer aux autres ». Pendant ce temps, ces autres développent des structures plus amorales que jamais, en falsifiant l’histoire, en désensibilisant les gens, en les flattant dans leurs vices, et parlons d’Hérode : en autorisant l’infanticide de millions d’innocents.

Jamais autant d’enfants n’ont été sacrifiés sur l’autel de l’avortement. Jamais les séparations et les « >

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9 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « “Amoris laetitia” : les quatre cardinaux des “Dubia” publient une nouvelle lettre au pape François, faute d’avoir obtenu une audience », Jeanne Smits du 20/06/2017.

    Existe-t-il des absolus ? En morale, il n’y a aucun absolu.

    Dans cet exemple, l’absolu du mariage est par exemple basé sur une omission des paroles de Jésus sur le mariage. Jésus considère que certains mariages ne sont pas valides. Mais l’Eglise souscrivant à la société de son époque a considéré qu’elle devait l’accompagner de manière aveugle. Aujourd’hui, nous luttons donc contre nos manques de nuances passés. D’un côté une Eglise qui se veut détentrice de la parole divine sans avoir à se remettre en question, cherche un mode de fonctionnement social plus juste, tout l’inverse de ce qu’elle devrait faire. De l’autre, des personnes attachées à la vérité, ne comprennent pas que l’Eglise veuille continuer à effectuer ces changements théologiques dus à l’air du temps, cependant qu’elle ne veuillent pas prendre en compte les vraies paroles de Jésus sur le sujet et sa démarche de toujours en matière de morale. Ce sujet nous renvoie encore et encore à l’horrible débat entre progressistes et traditionalistes dans notre Eglise.

  2. Ping de kasimar:

    « Quand par exemple, notre Pape nous invite à grandir en responsabilité à travers le mariage et les enfants, beaucoup d’hommes en sont à se poser la question s’ils ont une seule raison objective de le faire. »

    Vous ne croyez pas si bien dire, j’en suis moi-même, et je suis loin, très loin d’être un cas isolé, bien que mon cas soit probablement différent de mes frères de misère

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Elle prive son fiancé de sexe pour obtenir tout ce qu’elle veut », Journal du Québec du 14/06/20216.

    Voilà la contrainte dont le Pape n’a pas parlé et qui est pourtant beaucoup plus fréquente que celle d’un homme envers une femme  (à laquelle les femmes ont tous les moyens de se soustraire si elles y mettent un peu de bonne volonté).

  4. Ping de François ALLINE:

    Tu m’étonnes… C’est s^r que sans les femmes il n’y aurait plus d’église depuis longtemps… Il soigne ses « clientes » ce bon François

    Sans les mères, non seulement il n’y aurait pas de nouveaux fidèles, mais la foi perdrait une bonne partie de sa chaleur simple et profonde… » (Osservatore romano Catéchèse 2015) 

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