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Antiféminisme Aimeles

L’exhortation amoris laetitia et l’influence féministe

Publié le 8 juin 2016 par Léonidas Durandal à 8 h 07 min

maltraitances sur les enfants n’ont été aussi nombreuses. Jamais hommes et femmes ne se sont si peu entendus. Tout cela dans une bonne conscience des plus effrayantes qui semble vouloir pousser la barbarie toujours plus loin. Le christianisme n’a pas à pacifier la société dans ce genre de situation. Au contraire, il doit devenir guerrier, chercher à vaincre le mal en lui, dans le système, avec pour conséquence de remettre en cause des gens à travers leurs propos/actes, oui des gens dont nous ne connaissons que trop les comportements parce qu’ils nous ressemblent mais qu’ils utilisent leur pouvoir pour faire le mal. Il est vrai que le but n’est pas d’abattre la personne et qu’il faut savoir prendre en considération ce qu’elle est capable de supporter, surtout si cette personne vient à nous avec confiance, comme nous le rappelle l’exhortation au paragraphe 79. Mais cet impératif s’adresse surtout aux petits, aux fragiles, non aux puissants aveuglés par leur propre orgueil quand ils agissent mal et à qui jamais nous ne devons donner bonne conscience tant leur pouvoir de nuire est vaste, tandis qu’ils doivent donner l’exemple aux autres. Même aux petits, aux fragiles psychologiquement, nous devons annoncer l’Evangile, quand bien même ce serait avec la plus grande des pédagogies. Nous devons nous aimer/contrôler les uns les autres, sous le regard de la miséricorde, mais nous contrôler tout de même et nous encourager dans le bien, en envisageant notre médiocrité personnelle avec humilité. Jésus parle des pharisiens devant les pharisiens. Il chasse les vendeurs du temple avec autre chose que des mots. Et il va même jusqu’à mourir sur la croix pour avoir déplu. La mort de Jésus n’est pas un suicide, elle est un assassinat. Si nous ne renvoyons pas les gens face à leurs responsabilités, et si donc nous ne nous questionnons pas sur nos responsabilités, nous cherchons le suicide, tout simplement. Nous validons les crimes commis au nom du relativisme. Ce genre d’idéologie veut la paix, elle n’amène que l’asservissementcomme dans tous ces pays que nous avons cru aider en leur donnant de la nourriture et qui vont beaucoup beaucoup mieux depuis qu’on les laisse vivre et mourir.

Aimer c’est tout autant prendre en charge la souffrance de l’autre, que de le responsabiliser, sinon à confondre amour et asservissement. Quand on ne voit qu’à travers la souffrance de son prochain, comme au paragraphe 137, on lui enlève une part d’humanité. On s’en sert plutôt qu’on ne le sert. Certes, « Au lieu de commencer à donner des avis ou des conseils, il faut s’assurer d’avoir écouté tout ce que l’autre avait besoin d’extérioriser » mais il arrive aussi qu’une logorrhée s’entretienne d’elle-même, que la plainte soit le problème, voire la maladie, et qu’il soit bon de lui donner des limites. Cela demande de la douceur, mais l’autre doit aussi prendre en compte que le monde extérieur n’est pas entièrement à son service, qu’il doit entrer dans l’échange, ce qui nous fait sortir d’une définition de la charité qui ne serait que femme.

J’accepte donc bien que notre Pape veuille nous responsabiliser en tant que père comme au paragraphe 176 : « Les pères sont parfois si concentrés sur eux-mêmes et sur leur propre travail et parfois sur leur propre réalisation individuelle qu’ils en oublient même la famille. Et ils laissent les enfants et les jeunes seuls. » (Osservatore romano Catéchèse de 2015) Par contre, j’aurais bien aimé qu’il y ait une ébauche de correction fraternelle pour les mères au lieu d’une glorification sans tache, car les erreurs des uns ne se comprennent pas sans celle des autres. Or dans cette exhortation, la critique n’est jamais équivoque pour les femmes, toujours victimes d’obligations diverses et variées. Pour les hommes, par contre, il est fait appel à notre sens des responsabilités. Mais qui sont ces pères qui ne s’occupent que de leur travail ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

Dans la réalité, les hommes ont autant fui leur famille qu’ils en ont été chassés pour ramener de l’argent à leur femme et à la société. Par exemple, l’insertion professionnelle des femmes a contribué à augmenter la concurrence sur le marché du travail et à faire perdre du temps à tous. Face à ce mouvement collectif, que peut un homme isolé sur un marché de l’emploi où il est mis en concurrence avec toujours plus de femmes actives, toujours plus d’immigrés ? Pour s’insérer, il doit en démontrer toujours plus et être toujours moins présent auprès des siens, payant notamment les postes de fonctionnaire de femmes. Il est vrai que “>

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    ““Amoris laetitia” : les quatre cardinaux des “Dubia” publient une nouvelle lettre au pape François, faute d’avoir obtenu une audience”, Jeanne Smits du 20/06/2017.

    Existe-t-il des absolus ? En morale, il n’y a aucun absolu.

    Dans cet exemple, l’absolu du mariage est par exemple basé sur une omission des paroles de Jésus sur le mariage. Jésus considère que certains mariages ne sont pas valides. Mais l’Eglise souscrivant à la société de son époque a considéré qu’elle devait l’accompagner de manière aveugle. Aujourd’hui, nous luttons donc contre nos manques de nuances passés. D’un côté une Eglise qui se veut détentrice de la parole divine sans avoir à se remettre en question, cherche un mode de fonctionnement social plus juste, tout l’inverse de ce qu’elle devrait faire. De l’autre, des personnes attachées à la vérité, ne comprennent pas que l’Eglise veuille continuer à effectuer ces changements théologiques dus à l’air du temps, cependant qu’elle ne veuillent pas prendre en compte les vraies paroles de Jésus sur le sujet et sa démarche de toujours en matière de morale. Ce sujet nous renvoie encore et encore à l’horrible débat entre progressistes et traditionalistes dans notre Eglise.

  2. Ping de kasimar:

    “Quand par exemple, notre Pape nous invite à grandir en responsabilité à travers le mariage et les enfants, beaucoup d’hommes en sont à se poser la question s’ils ont une seule raison objective de le faire.”

    Vous ne croyez pas si bien dire, j’en suis moi-même, et je suis loin, très loin d’être un cas isolé, bien que mon cas soit probablement différent de mes frères de misère

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Elle prive son fiancé de sexe pour obtenir tout ce qu’elle veut”, Journal du Québec du 14/06/20216.

    Voilà la contrainte dont le Pape n’a pas parlé et qui est pourtant beaucoup plus fréquente que celle d’un homme envers une femme  (à laquelle les femmes ont tous les moyens de se soustraire si elles y mettent un peu de bonne volonté).

  4. Ping de François ALLINE:

    Tu m’étonnes… C’est s^r que sans les femmes il n’y aurait plus d’église depuis longtemps… Il soigne ses “clientes” ce bon François

    Sans les mères, non seulement il n’y aurait pas de nouveaux fidèles, mais la foi perdrait une bonne partie de sa chaleur simple et profonde… » (Osservatore romano Catéchèse 2015) 

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