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AIMELES Antiféminisme

L’exhortation amoris laetitia et l’influence féministe

Publié le 8 juin 2016 par Léonidas Durandal à 8 h 07 min

cet homme se désintéresse de l’essentiel, mais il n’a pas toujours le choix au milieu d’un monde féminisé qui ne cultive que l’avidité. En effet, élevé par des femmes, uniquement par des femmes, cet homme ne peut comprendre le monde que comme tel car il va se retrouver face à des femmes dont la survie dépend de cette avidité.

Dans l’intimité, il n’est pas toujours aisé pour un homme de se retirer du marché de l’emploi, non seulement parce que sa femme ne l’acceptera peut-être pas, mais aussi parce que la société aura besoin de rétribuer toujours plus des emplois de fonctionnaires dont un grand nombre de femmes dépendent. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Car il s’agit là d’un mouvement collectif cupide, sur lequel les hommes n’ont que peu de prise. Si notre Pape veut régler les problèmes de présence masculine auprès des enfants, qu’il en parle à ses paroissiennes parce que ce sont elles qui détiennent les rênes du pouvoir dans la famille, et ne veulent rien lâcher dans la société en se payant d’indépendance sur le dos d’une minorité d’hommes toujours plus exploitée. Notre monde souffre d’une avidité des mères et des garçons qui vivent en symbiose et qui explique ce retrait des pères. Ce choix là du désintéressement n’appartient pas aux hommes, surtout dans un monde qui assimile leur pouvoir à de « la domination patriarcale ».

Or quand notre Pape parle de ces femmes qui ont choisi de supprimer toute référence paternelle auprès de leurs enfants, il nous demande de les intégrer sans condition : « Cette grande famille devrait inclure avec beaucoup d’amour les mères adolescentes, les enfants sans père (ndt : ça existe?), les femmes seules qui doivent assurer l’éducation de leurs enfants… Cette famille élargie peut… dénoncer et détecter à temps les situations possibles de violence ou même d’abus subis par les enfants… » (paragraphe 197). Le « Tu quitteras ton père et ta mère pour t’attacher à ton conjoint », est loin, même s’il est repris plus loin dans le discours. Comme si nombre de situations de monoéducation n’étaient pas choisies et ne devaient pas être combattues fermement.

Car l’envers de ce soutien inconditionnel, c’est la promotion de familles propices à l’abus, et en premier lieu celui de l’inceste maternel. Cette situation est désormais bien connue des scientifiques. Elle est largement alimentée par des études sur le sujet. Elle est la première cause de souffrance familiale. Or quand il s’agit de femmes, au lieu de dénoncer la perversion, l’Église l’ignore. Qu’est-ce à dire si ce n’est qu’en agissant ainsi notre Eglise participe à un mouvement plus large de déstructuration de la société occidentale ? Pourtant notre Pape le reconnaît plus loin au paragraphe 203 quand il souligne que l’accompagnement des séminaristes issus de familles sans père doit favoriser l’émergence d’une stabilité psychique qui manque de nos jours. Il le constate pratiquement, et veut réparer ce qui a été cassé. Noble intention. Jésus peut guérir de tout, mais pas n’importe comment. Souvent il vaut mieux intervenir au début d’une éducation pour rectifier le tir. Plus tard, cela se révèle beaucoup plus difficile jusqu’à ce que seul un miracle ne soit possible. Si comme nous le dit le Pape, au paragraphe 49, il ne faut pas « jeter des pierres mortes contre ces femmes », je ne comprends donc pas pourquoi il n’a pas insisté dans son texte sur la réhabilitation du père naturel de l’enfant auprès de ce genre de femmes et surtout de leur famille, ne serait-ce que symboliquement. Le « Tu honoreras ton père et ta mère », est un commandement central base de toutes les civilisations. En l’oubliant, nous semons les séparations et l’abus.

Aujourd’hui en Occident, 80 % des séparations sont initiées par les femmes, et donc des divorces, ruptures d’engagement et autres. Pour le Pape, « La maturation de l’amour implique aussi d’apprendre à négocier » (paragraphe 220). Dans ce cadre, il serait facile qu’hommes et femmes se rejettent la responsabilité de la rupture par absence de négociation. Quant à moi, je me rappellerai toujours de cette juge qui avec le plus grand mépris trouvait la plupart des hommes puériles parce qu’ils avaient le réflexe de négocier au moment même où ils se retrouvaient dans son cabinet. Elle attribuait ce comportement aux hommes et non aux femmes, tout en le dévalorisant. En outre, je ne crois pas que les millions de femmes occidentales qui décident de divorcer chaque année vivent toutes des situations inacceptables. Il faudra reconnaître qu’une large proportion d’entre elles ne veulent rien négocier avec leur partenaire car elles sont recluses dans la « >

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9 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « “Amoris laetitia” : les quatre cardinaux des “Dubia” publient une nouvelle lettre au pape François, faute d’avoir obtenu une audience », Jeanne Smits du 20/06/2017.

    Existe-t-il des absolus ? En morale, il n’y a aucun absolu.

    Dans cet exemple, l’absolu du mariage est par exemple basé sur une omission des paroles de Jésus sur le mariage. Jésus considère que certains mariages ne sont pas valides. Mais l’Eglise souscrivant à la société de son époque a considéré qu’elle devait l’accompagner de manière aveugle. Aujourd’hui, nous luttons donc contre nos manques de nuances passés. D’un côté une Eglise qui se veut détentrice de la parole divine sans avoir à se remettre en question, cherche un mode de fonctionnement social plus juste, tout l’inverse de ce qu’elle devrait faire. De l’autre, des personnes attachées à la vérité, ne comprennent pas que l’Eglise veuille continuer à effectuer ces changements théologiques dus à l’air du temps, cependant qu’elle ne veuillent pas prendre en compte les vraies paroles de Jésus sur le sujet et sa démarche de toujours en matière de morale. Ce sujet nous renvoie encore et encore à l’horrible débat entre progressistes et traditionalistes dans notre Eglise.

  2. Ping de kasimar:

    « Quand par exemple, notre Pape nous invite à grandir en responsabilité à travers le mariage et les enfants, beaucoup d’hommes en sont à se poser la question s’ils ont une seule raison objective de le faire. »

    Vous ne croyez pas si bien dire, j’en suis moi-même, et je suis loin, très loin d’être un cas isolé, bien que mon cas soit probablement différent de mes frères de misère

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Elle prive son fiancé de sexe pour obtenir tout ce qu’elle veut », Journal du Québec du 14/06/20216.

    Voilà la contrainte dont le Pape n’a pas parlé et qui est pourtant beaucoup plus fréquente que celle d’un homme envers une femme  (à laquelle les femmes ont tous les moyens de se soustraire si elles y mettent un peu de bonne volonté).

  4. Ping de François ALLINE:

    Tu m’étonnes… C’est s^r que sans les femmes il n’y aurait plus d’église depuis longtemps… Il soigne ses « clientes » ce bon François

    Sans les mères, non seulement il n’y aurait pas de nouveaux fidèles, mais la foi perdrait une bonne partie de sa chaleur simple et profonde… » (Osservatore romano Catéchèse 2015)