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AIMELES Antiféminisme

L’exhortation amoris laetitia et l’influence féministe

Publié le 8 juin 2016 par Léonidas Durandal à 8 h 07 min

toute-puissance. Elles jouent sur le laxisme de notre société pour se laisser aller. En ignorant cette situation objective, je crois que notre Eglise participe là encore à ce mouvement naïf fait de séparations pour des motifs puériles plutôt qu’elle ne le contient.

Concernant ces séparations, notre Pape supplie les parents de faire preuve de charité envers les enfants en reprenant les paroles de la Catéchèse 2015 : « Il ne faut jamais, jamais, jamais prendre un enfant comme otage ». Cependant il oublie de préciser qu’un seul membre du couple est en position de force pour agir de la sorte : la mère. Tout d’abord parce qu’elle a un lien privilégié avec lui bien avant sa naissance. Ensuite parce que la société lui reconnaît ce rôle. L’admonestation lancée au hasard se fait au mépris d’une réalité sociale qui ne veut pas être reconnue : le pouvoir des mères utilisé à mauvais escient. Peut-être cela ne sert-il à rien de faire ce genre de reproche à un sexe, mais peut-être aussi que cela permettrait à tout à chacun, et en particulier aux enfants de parents divorcés de mieux comprendre le monde et de mieux s’en sortir.

Voilà à part les passages cités, tout me plaît dans ce texte d’une grande profondeur de coeur. Seules ses influences féministes me déplaisent, car je les trouve simplificatrices. Elles créent un décalage entre la réalité vécue par les hommes et le discours. Quand par exemple, notre Pape nous invite à grandir en responsabilité à travers le mariage et les enfants, beaucoup d’hommes en sont à se poser la question s’ils ont une seule raison objective de le faire. Et je ne crois pas qu’en ignorant leurs conditions objectives de misère, cette parole puisse arriver jusqu’à eux, ni que les femmes en bénéficient bien longtemps.

En priant pour avoir servi l’Église, que ce texte soit ignoré dans ce qu’il a de mauvais.

9 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « “Amoris laetitia” : les quatre cardinaux des “Dubia” publient une nouvelle lettre au pape François, faute d’avoir obtenu une audience », Jeanne Smits du 20/06/2017.

    Existe-t-il des absolus ? En morale, il n’y a aucun absolu.

    Dans cet exemple, l’absolu du mariage est par exemple basé sur une omission des paroles de Jésus sur le mariage. Jésus considère que certains mariages ne sont pas valides. Mais l’Eglise souscrivant à la société de son époque a considéré qu’elle devait l’accompagner de manière aveugle. Aujourd’hui, nous luttons donc contre nos manques de nuances passés. D’un côté une Eglise qui se veut détentrice de la parole divine sans avoir à se remettre en question, cherche un mode de fonctionnement social plus juste, tout l’inverse de ce qu’elle devrait faire. De l’autre, des personnes attachées à la vérité, ne comprennent pas que l’Eglise veuille continuer à effectuer ces changements théologiques dus à l’air du temps, cependant qu’elle ne veuillent pas prendre en compte les vraies paroles de Jésus sur le sujet et sa démarche de toujours en matière de morale. Ce sujet nous renvoie encore et encore à l’horrible débat entre progressistes et traditionalistes dans notre Eglise.

  2. Ping de kasimar:

    « Quand par exemple, notre Pape nous invite à grandir en responsabilité à travers le mariage et les enfants, beaucoup d’hommes en sont à se poser la question s’ils ont une seule raison objective de le faire. »

    Vous ne croyez pas si bien dire, j’en suis moi-même, et je suis loin, très loin d’être un cas isolé, bien que mon cas soit probablement différent de mes frères de misère

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Elle prive son fiancé de sexe pour obtenir tout ce qu’elle veut », Journal du Québec du 14/06/20216.

    Voilà la contrainte dont le Pape n’a pas parlé et qui est pourtant beaucoup plus fréquente que celle d’un homme envers une femme  (à laquelle les femmes ont tous les moyens de se soustraire si elles y mettent un peu de bonne volonté).

  4. Ping de François ALLINE:

    Tu m’étonnes… C’est s^r que sans les femmes il n’y aurait plus d’église depuis longtemps… Il soigne ses « clientes » ce bon François

    Sans les mères, non seulement il n’y aurait pas de nouveaux fidèles, mais la foi perdrait une bonne partie de sa chaleur simple et profonde… » (Osservatore romano Catéchèse 2015)