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AIMELES Antiféminisme

L’horrible débat progressiste/traditionaliste entre féminisés à l’intérieur de l’Eglise

Publié le 25 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 11 h 57 min

notre naissance, mais cette reconnaissance ne doit pas prendre le pas sur notre religiosité. Je comprends bien que les catholiques qui ont été évangélisés par leur mère aient du mal à ne pas confondre les deux. Pourtant si, en des temps plus cléments, cette confusion a pu perdurer, aujourd’hui, ce n’est plus possible. La force de féminisation totalitaire est en train d’achever son processus d’autodestruction, aussi bien dans nos sociétés, qu’à l’intérieur de l’Eglise et il est temps que des voix s’élèvent pour nous appeler à une nécessaire contrition tout en nous rendant plus aptes à Evangéliser le monde. Or à cause d’un culte déplacé, nous sommes divisés, de plus en plus, et le pire, c’est de nous voir hésiter entre un tribalisme et une indifférenciation rassurantes. Ces deux espèces de féminisation ne sont pas des solutions.  Il n’y a pas d’évolution dans la régression matriarcale. Tout juste une manière de sauver les meubles et de ne pas descendre en dessous du niveau d’une bête.

 

On nous a demandé notre avis pour le synode, je le donne. Une Eglise féminisée, incapable de se réformer sans s’affadir. 

Dernièrement, j’ai cru que nous pourrions avancer ensemble (« Synode de la famille : comment l’Eglise en est arrivée là ? »). Au vu des résultats du synode, j’ai compris que notre Eglise hésitait entre le schisme et l’immobilisme, et qu’il allait falloir, pour dépasser tous ces périls, parler avant de ce qui alimente notre division depuis des centaines d’années. La féminisation et le culte marial devraient être pour moi au centre de cet échange. Tout comme notre société, notre Eglise a vécu sur une richesse passée. Plus nous retarderons le bilan de nos erreurs, plus la note sera salée en termes de remises en questions et de déchristianisation.  Ici en France, la société se déchristianise depuis que l’Eglise en a oubliée d’être virile. L’Ancien régime l’avait précédée en cela. En parallèle, le culte marial n’a cessé de prendre une place croissante dans la société.  Et finalement, la croyance et la pratique se sont affaiblies jusqu’à devenir aujourd’hui très minoritaires. De ce monde en déliquescence,  je lance un appel général à la discussion. Si j’ai tort que quelqu’un me le démontre, sinon qu’il se taise et qu’il rejoigne le combat. Par bien des aspects, la France est au centre de la lutte qui se mène contre le mal. En termes spirituels, le monde entier suit nos découvertes et nos erreurs. Nous avons donc la responsabilité, malgré l’oppression spirituelle que nous subissons, oppression qui tente de nous empêcher d’agir, d’user des moyens qui nous été légués par l’Eglise pour aller plus loin : remise en question, contrition, pardon, communion.  L’Eglise ne peut s’empêcher d’utiliser elle-même ces moyens sans se couper d’Elle-même. Car l’Eglise est détentrice d’une Vérité qu’elle ne connaît pas entièrement. Ces moyens seront toujours pour elle, la garantie de pouvoir L’appréhender sous ses divers aspects et de revenir sur ces erreurs d’interprétation de l’Esprit Saint qui sont faciles à identifier parce qu’elles donnent de mauvais fruits.

11 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Et si l’Eglise catholique montrait ses femmes ? », Lacroix du 28/01/2015.

    Augmenter la représentation des femmes dans une Eglise déjà totalement féminisée en foulant aux pieds le dogme sans l’ombre d’une réflexion. Parfait exemple de la baisse de niveau qui suit systématiquement la féminisation d’une idéologie.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Seule une droite agressive remportera les élections », NDF du 19/12/2014

    Article qui omet de parler de 2000 ans de christianisme et de notre tentative de dépassement (réussie) de la dichotomie conservatisme/progressisme.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « La convergence des catholiques », NDF du 15/12/2014

    Je me sentais un peu seul, mais le débat intellectuel avance quand même un peu. Ici M de Morcourt introduit une triptyque catholique qui pourrait former convergence, je l’espère. Cependant comment articuler ces mouvements pour vaincre… le gros de la troupe est encore naïf. Les tradis font peur. Quant aux cathos identitaires, je me situerais bien dedans, mais je ne sais pas encore bien ce que ce concept englobe tant il me semble neuf. Peut-être sommes nous en train de l’écrire cette histoire tout simplement.

    L’auteur de cet article fera un bon prof de fac si nos Universités cathos ont un peu de nez. Il a de l’énergie, maîtrise les concepts, et n’a pas froid aux yeux intellectuellement. C’est trop rare par les temps qui courent pour passer à côté…

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Fransiscains de l’immaculée : le saint siège s’exprime », Alteia 26/06/2014

    Les traditionalistes sèment la division en voulant imposer le rite contre le dogme.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Un bénévole de la croix rouge renvoyé pour avoir défendu le mariage », MPI du 21/11/2014

    Les progressistes et la liberté d’opinion…

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le Pape appel à une révolution pour sauver la famille », Figaro du 17/11/2014

    Ni traditionnelle, ni progressiste, la famille est la famille.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Retour sur un synode vu de l’intérieur », NDF du 13/11/2014

    Ouf, content d’être encore en communion d’Esprit avec la tête.

  8. Ping de ALLINE:

    Tout cela devient en effet un peu confus… Nul doute – à mes
    yeux – qu’en cherchant à revenir aux sources, le pape François veut en finir
    avec ces strates interprétatives successives d’un féminin -pour avoir gangrené
    l’institution ecclésiale a son profit –  étouffant
    le message du Christ, lequel je continue de l’affirmer n’a plus grand-chose à
    voir avec ce que l’institution a décidé au cours des siècles au prisme de la
    vision de « bons pères » édictant des dogmes éloignant petit à petit
    les croyants du sens réel du message originel tel qu’énoncé et voulu par Jésus.

    Si être progressiste c’est revenir aux sources, ça me va.

    Pour ce qui est de l’antagonisme masculin/féminin, il est de
    l’ordre du naturel, le culturel en outil de complémentarité intersexués dans l’intérêt
    de tous. Il se heurte aujourd’hui à l’extraordinaire ethnocentrisme d’un
    féminin auquel le masculin a donné les moyens de son indépendance (activité
    tertiaire). C’est du masochisme…

    1215 – 2015 : Huit siècles de la construction d’un
    modèle familial n’ayant strictement rien à voir avec celui que fut la Sainte
    famille peuvent donner à réfléchir sur les raisons et motivations de cette
    volonté d’essence bien humaine de rationalisation d’une structure se voulant 1ère
    cellule sociétale.

    Je continuerai donc de dénoncer l’excès du culte marial en
    ce qu’il représente de soumission du masculin à un féminin sous la forme du
    maternel, rappelant que Jésus a envoyé promener sa mère à 12 ans alors qu’il
    était au temple discutant avec les conservateurs de l’époque appelés docteur de
    la loi hébraïque, ces contempteurs immuables des dogmes de la religion dans
    laquelle il fut élevé : « Je m’occupe des affaires de mon père »
    (occupez vous des vôtres…)

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Notre Pape François tente de secouer le Mammouth. Cependant je n’ai pas encore compris dans quel sens. Si c’est pour provoquer un nouveau schisme à l’intérieur de l’Eglise par une vision féminisée, des temps sacrément obscurs nous attendent, et calquer notre mode de fonctionnement sur les Protestants dans les pays nordiques qui ont encore plus échoué que nous ne me semble pas être une solution de bon aloi… Maintenant, cette situation de changement peut être un moyen de remettre l’Eglise en mouvement vers des sacrements renforcés, comme je l’espère. Seulement avant, il va falloir en passer par une forme de contrition générale, et là, je suis plus sceptique… certains disent défendre l’Eglise, mais ils sont surtout imbus de leur personne. Sans parler des Eglises riches en argent comme celles en Allemagne et très pauvres en foi, et qui poussent vers le n’importe quoi. Beaucoup est entre les mains de notre Pape, et en vérité, je le plains. Aucune décision ne sera facile à prendre et surtout à assumer.