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AIMELES Antiféminisme

L’idéalisation de la nature et de la mère

Publié le 13 mai 2020 par Léonidas Durandal à 11 h 45 min

(il n’y a qu’à voir l’uniformisation des paysages à laquelle ils participent en imposant les cultures végétales, ou bien leur ingestion de vitamines B12). A l’évidence, perclus d’incohérences, ils favorisent la pire des prédations humaines et je vais y revenir. Pour l’instant contentons-nous de constater que l’homme qui abuse de l’environnement, respecte en cela sa nature animale. Et qu’à l’inverse, celui qui veut empêcher ce mouvement, le précipite plutôt.

La question de l’équilibre de la chaîne alimentaire

A moitié conscients de ce problème, nombre de gauchistes évoquent la nécessité d’un équilibre écologique dans cette chaîne alimentaire. Ils ne défendent plus l’idée de nature directement, idée insoutenable dans la pratique, mais de contre pouvoirs à la puissance de chacun des acteurs environnementaux, insectes, plantes, animaux etc… Dès lors, nous plaçant en relais de cette nature, nous la respecterions d’autant mieux en lui permettant de s’épanouir. Voilà un premier point qui mérite d’être souligné : malgré leurs raisonnements et leurs réflexions, la nature ne serait donc pas toute puissante, même pour eux. Elle aurait besoin de quoi ? Eh bien de l’intervention humaine pour se perpétuer.

En vérité, la nature est loin d’être toute puissante, et en soutenant de telles conceptions, ils relaient surtout des succédanées catholiques mal digérés, de protection du faible appliqué à l’environnement, parce qu’à l’évidence, gaïa est incapable de se défendre face à ce qu’ils appellent « les agressions de l’homme ».

Deuxième position idéologique incohérente, en usant de ce rôle « d’équilibrateur », l’humain est vu comme supérieur à la nature, et ce qui n’est pas contradictoire dans leur esprit, à son propre détriment d’humain. Car dans leur conception des relations entre humanité et nature, l’humain doit s’opposer à l’humain, pour mieux défendre la nature, qu’il tue l’humain en quelque sorte, parce qu’il serait une gêne, un élément perturbateur de la nature, suicide s’il en est. J’exagère ? Nombre d’écologistes et même de simples défenseurs des animaux, ne voient plus la différence entre humain et animal. Ce courant s’appelle « antispécisme » et il est largement représenté bien au-delà du cercle restreint des militants. Preuve en est le succès du mouvement végan qui s’appuie sur cet anthropomorphisme. Certes, ils ne veulent pas tuer les humains directement. Seulement pour eux, l’humain n’existe même pas ! Autant dire que leur orientation politique consiste soit à ramener l’humain à l’état animal, soit à l’éliminer. Ce qui revient au même.

La démarche écologique de gauche, n’est donc pas naturelle, mais bien humaine. Elle est celle de militants qui cherchent à imposer leurs conceptions du monde aux humains au nom du monde, position forcément totalitaire, de personnes s’érigeant en dieux défenseurs d’une immanence naturelle, impossible à atteindre sans la disparition définitive de l’espèce humaine, ou son retour à l’état tribal. Dans ce schéma, la discussion avec les autres est inutile, ce qui doit expliquer bien des déboires politiques du parti écologiste français en interne. 

Cette perte de logique, comme toute perte de logique, a des conséquences pratiques. Un éleveur de bétail, a-t-il le droit de défendre son troupeau s’il est attaqué ? En l’occurrence, non en France, à cause de la pression de tels groupes. L’homme, est ici exclu de la nature. La société lui rembourse les bêtes mangées par les loups. L’équilibre se fera sans lui, parce que l’homme décide. L’écologiste de gauche tente alors de réintroduire une conception de la nature d’où l’homme serait absent, pour le bien de la nature, et parce que l’état serait seul autorisé à agir pour le bien et le mal.

Nous le voyons plus encore avec les parcs naturels. Dans ces lieux, l’homme est perçu comme un usurpateur. Et cela ne dérange pas plus nos écologistes de gauche, que nos prédateurs de droite. Et pour cause, le parc naturel est l’emblème d’un paradis perdu dont la condition d’existence, serait d’en exclure l’homme, ou pour parler plus précisément, toute trace humaine, car si l’on y songe bien, sans l’homme, ces lieux n’existeraient plus, et il est même à penser que certains animaux y régneraient en maître sans une régulation appropriée de la part des gardes-chasse.

D’un côté, l’existence de ces lieux, justifie donc le combat gauchiste. Il pointe un idéal. De l’autre, en dehors de ces lieux, tout est permis, ce qui convient très bien au prédateur sus-mentionné, et ce qui alimente le combat gauchiste pour l’éradication de l’humain. Vous comprendrez « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Climat : le gouvernement tente d’anticiper un été qui s’annonce de nouveau plus chaud et plus sec" Le Monde du 14/05/2020.

    Mon Dieu, l'été va être sec. Ca promet d'être terrible. Nous qui avons eu 7 mois et demi de pluies quasi-ininterrompues depuis octobre 2019. C'est super d'habiter en ville et de ne même plus percevoir les différences saisonnières… Juste une petite info pour nos journalistes parisiens du monde : en ce moment, les agriculteurs français risquent de voir leurs récoltes pourrir à cause de la pluie, et la baisse des rendements et de la qualité de certaines récoltes est déjà patente. Mais bon, c'est juste une info de ci de là, juste au cas où il y aurait un journaliste qui me lirait pour faire un article sur un sujet ayant un semblant de réalité. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Environnement : des températures plus élevées entraînées par la baisse de pollution ?" Le Point du 14/05/2020.

    Et ce maudit CO2 qui ne veut pas baisser, même pas pour faire plaisir à nos écolococos. La nature est vraiment pas sympa.