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AIMELES Antiféminisme

L’idéalisation de la nature et de la mère

Publié le 13 mai 2020 par Léonidas Durandal à 11 h 45 min

dès lors comment d’immenses déserts écologiques, dans notre campagne, ont pu s’imposer. Les forêts domaniales et les parcs urbains nous autorisent à rêver. Le parc national, c’est la bonne conscience de tous… excepté de l’homme soucieux d’asseoir une domination juste sur la nature, et incluant donc l’homme.

L’homme par rapport à la nature

Si la question précédente a été résolue, celle de la nature prédatrice de la nature, et de notre impossibilité à nous en exclure en tant qu’humain, il est un défi autrement plus ardu à relever : celui de la place de l’homme dans la nature. Maintenant que nous avons établi la nécessité de vivre en dominant, comment exercerons-nous cette domination ?

Et là, je dois vous dire que je n’ai pas de réponse, que cette question est le vrai défi de notre temps. Surtout que nous nous sommes leurrés par des conceptions clivantes qui arrangeaient les extrémistes de tout bord. Je ne ferai donc ici que poser quelques jalons.

Je voudrais d’abord rappeler à mes lecteurs, combien le travail de la terre a été dur et ingrat durant des milliers d’années. S’en remettant à la nature, les gens mourraient de faim, au hasard des récoltes. Ils finissaient brisés physiquement. La moindre faiblesse de l’individu était impitoyablement pourchassée par le groupe quand elle le mettait en danger. Certains finissaient par en devenir brutaux pour mieux répondre aux nécessités de l’environnement et se soulager d’une violence qui s’imposait à eux. Ce qui ne les empêchait pas de vivre dans un état constant de peur face à un avenir qu’ils ne maîtrisaient pas.

De nos jours, comme beaucoup ont oublié leur passé, des menteurs se chargent de vivre sur leur dos en leur vendant une idée de nature bienfaisante, en tout point éloignée du vécu de nos ancêtres. Vous les reconnaîtrez facilement car ils vous disent que nos ancêtres savaient, que nous avons oublié et qu’eux, ils ont trouvé/retrouvé la solution pour faire cracher la terre sans se fatiguer et sans l’abîmer. Il suffit de la laisser faire ! En l’occurrence, combien cultivent-ils l’idée de régression infantile parmi leur auditoire. Celui-ci va se précipiter pour acheter leurs livres, regarder leurs vidéos, et faire pousser deux trois tomates et quelques aromates sur leur balcon, pour finir de se convaincre que tout est possible, que les gros agriculteurs ont tort, et que les fournisseurs d’intrants dans l’agriculture sont des salauds, ce qui comblera leurs attentes en matière de suicide civilisationnel.

Certes, nous avons perdu le fil entre nature et agriculture. Mais les mensonges ne rétabliront pas ce lien. Le moindre abandon de pesticide signifie un retour au travail manuel, une perte de rentabilité, une augmentation de la pollution par les machines, un abaissement des revenus au niveau national, une augmentation de la part des revenus consacrés à se nourrir, un peu plus de peur aussi. La demande environnementale en direction de nos agriculteurs n’est pas rentable, et je ne vois pas pourquoi ils devraient payer la facture de nos lubies tandis qu’en tant que consommateurs, nous avons été incapables d’imposer une soif de mieux. La part du bio augmente certes, mais cet acte d’achat qui nous coûte rien, ou si peu, n’est pas devenu majoritaire, loin s’en faut. Dès lors, comment penser à imposer des mesures aux agriculteurs, qui elles, les mettent en danger de survie directement, et alors que nous n’avons pas été fichus de remplir correctement un caddy au supermarché ? Vraiment, il va falloir redescendre sur terre. 

La seule remarque intelligente que j’ai entendu de la part d’un vidéaste spécialisé en agriculteur biologique était que le retour à la terre n’était possible que pour des personnes qui avaient eu, au moins, un grand-père agriculteur. Pour les autres, pour la plupart, cette démarche se soldait par un échec parce qu’ils s’étaient engoncés depuis plusieurs générations dans un vécu bourgeois.

Ceux qui trouveront des solutions pour améliorer notre environnement, ne seront pas des idéalistes, mais des personnes avec de gros doigts boursouflés par le travail manuel, qui sauront faire preuve d’un courage et d’une intelligence à toute épreuve et sur toute une vie. Il en faut pour relever le défi d’un monde complexe et d’un métier d’autant plus difficile à exercer lorsque l’on veut renoncer à tout confort intellectuel. Ceux encore qui changeront le monde, seront ceux qui feront des efforts pour « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Climat : le gouvernement tente d’anticiper un été qui s’annonce de nouveau plus chaud et plus sec" Le Monde du 14/05/2020.

    Mon Dieu, l'été va être sec. Ca promet d'être terrible. Nous qui avons eu 7 mois et demi de pluies quasi-ininterrompues depuis octobre 2019. C'est super d'habiter en ville et de ne même plus percevoir les différences saisonnières… Juste une petite info pour nos journalistes parisiens du monde : en ce moment, les agriculteurs français risquent de voir leurs récoltes pourrir à cause de la pluie, et la baisse des rendements et de la qualité de certaines récoltes est déjà patente. Mais bon, c'est juste une info de ci de là, juste au cas où il y aurait un journaliste qui me lirait pour faire un article sur un sujet ayant un semblant de réalité. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Environnement : des températures plus élevées entraînées par la baisse de pollution ?" Le Point du 14/05/2020.

    Et ce maudit CO2 qui ne veut pas baisser, même pas pour faire plaisir à nos écolococos. La nature est vraiment pas sympa.