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AIMELES Antiféminisme

L’illusion de la force

Publié le 19 février 2020 par Léonidas Durandal à 13 h 20 min

libérer. Car dans une autre de ces contradictions vitales, la mère est toute puissante, mais aussi d’une faiblesse totale quand il faut agir dans le monde.

Toute puissante, elle enfante, elle forme les vues de sa progéniture qui lui doit tout. La société elle-même ne peut se reproduire sans son action. L’univers entier est donc à ses pieds. Or cette toute puissance la plonge également dans une inconscience crasse. Seul l’homme pourra se détacher et la détacher de cette dialectique omnipotente pour affronter les circonstances pratiques. A travers son père, le petit garçon est son futur médiateur dans le monde, qui mènera la guerre pour elle, ou encore rapportera de la viande de mammouth au futur foyer conjugal, nourrissant sa propre femme épouse image de mère. Voilà la transmission humaine.

L’homme n’est rien pour la femme s’il n’est pas un médiateur pour elle en ce monde. Dans le cas inverse, il peut devenir tout. Vous me répondrez que les femmes travaillent actuellement et qu’elles n’ont plus besoin de nous. Je vous répondrais qu’elles ont toujours travaillé, mais que cette activité ne les a jamais empêchées d’être tributaires des hommes. Enlevez l’imposition masculine de nos jours, et il ne resterait plus rien du travail féminin, plus de fonctionnaires, plus d’employées, plus d’universitaires payées à raconter n’importe quoi, plus de grandes patronnes promues parce qu’elles sont des femmes, seulement un système tribal qui reviendrait aux prémices de la civilisation à petit feu. Voilà d’ailleurs ce que nous vivons en France, en Espagne et dans bien d’autres pays dits développés. Les hommes croient pouvoir renoncer à leurs prérogatives, influencés en cela par des femmes corruptrices, et tous redeviennent de médiocres sauvages, implacablement.

Il ne faut pas croire que la femme nourrisse notre complexe de supériorité sans elle-même se prendre au jeu. Elle est partie prenante. Lorsqu’elle nous veut fort, elle finit par nous admirer réellement lorsque nous réussissons ou pour ce que nous pourrions réussir. Cependant, elle sait aussi sur quel édifice cette force est construite : sur une illusion. Elle sait très bien qu’elle pourra reprendre le contrôle de l’homme en jouant sur des mécanismes particuliers. L’homme privé d’une image paternelle forte et légitime redeviendra un enfant dans son rapport aux femmes dès qu’il en croisera une qui lui plaît. Et cette femme lui plaira en dérogeant à la distance de mise pour l’occasion.

Ce jeu subtile est accessible à toutes les femmes en situation de mixité. Si les hommes sont suffisamment frustrés sexuellement dans une société, et Dieu sait qu’ils le sont dans la société française, ou encore, s’ils n’ont pas été éduqués pour accepter la frustration, sans pères comme je l’ai déjà dit, ils verront comme un prix de valeur l’accès à la moindre femme proche d’eux. Faut-il encore qu’il y ait un début de désir chez l’homme. Mais s’il existe, à partir de là, la femme pêchera l’homme. Elle ne saura pas quelle sera sa prise, ni quand ça mordra, mais elle saura qu’il faut en passer par là, ou du moins l’apprendra-t-elle avec l’expérience.

Si l’homme mord à l’hameçon, il ne faudra pas lui laisser trop de leste au risque de le voir s’enfuir, ni tirer trop sur la ligne au risque de la voir se casser. Voilà pourquoi pour moi, la séduction est forcément une forme de perversion en ce qu’elle joue sur des images plutôt que sur des réalités, images ou fantasmes éloignés d’une réelle attirance pour la personne que nous rencontrons. Cependant ces images sont fortes, car elles sont assises sur tout un arrière plan personnel sur lequel nous nous sommes construits.

Revenons à notre poisson du gouvernement. Lorsque Benjamin Griveaux se masturbe devant une caméra pour séduire une femme illégitime, il ne séduit rien ni personne, mais il a l’impression de le faire en exprimant la force de son désir infantile. Il veut paraître puissant dans ce qu’il a de plus intime. Il cherche aussi à défier les circonstances : en se soumettant ainsi, il veut rassurer sa compagne. Cela peut nous paraître absurde sorti de son contexte, mais en se livrant pieds et poings liés à sa future partenaire sexuelle, il l’incite à lui faire confiance, il s’engage en quelque sorte, il se lie à elle dans l’acception la plus symbolique qui soit, en faisant dépendre son futur politique de sa seule volonté de femme. Voilà qui sera le plus « >

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12 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Télévision, scandale et hélicoptères : qui est Lauren Sánchez, la compagne de Jeff Bezos ?" Figaro du 08/06/2020.

    Quitter une jolie femme pour aller avec un travelo. Perdre au passage des milliards de dollars. Cela respire la personne très équilibrée psychiquement. 

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