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L’illusion du choix du partenaire entre homme femme ou comment le monde est menteur en la matière

Publié le 10 juin 2021 par Léonidas Durandal à 11 h 33 min

Notre monde moderne aurait mis en contact tous les hommes et les femmes entre eux. Sites de rencontre, multiplication des liens sociaux, libéralisation des mœurs seraient autant de facteurs ayant contribué à augmenter les possibles. Cependant comme pour le nombre d’actes sexuels sur toute une vie, je crois qu’au contraire, les possibilités de rencontres sérieuses ont diminué.

Nous côtoyons très peu de personnes

A 3 contacts près paraît-il, nous serions en lien avec la terre entière. Toutefois, le nombre de nos contacts directs sont eux, beaucoup plus limités. Nous fréquentons un milieu particulier, dans un lieu particulier et à y regarder de plus près, bien peu de personnes. Et puis, ces rencontres devant aboutir à un engagement amoureux sérieux, se feront sur une période limitée de notre vie. Car contrairement à ce que nous suggère « l’air ambiant » de tous les possibles, la fenêtre de tir (si j’ose dire) d’une histoire valable se situera entre 20 et 25 ans. Avant, la société, l’interdira plus ou moins tacitement. Après, toutes ces personnes qui ne se seront pas casées auront une probabilité de le faire qui diminuera de manière exponentielle : le nombre de partenaires disponibles décroissant avec les années car les gens « sérieux » se sont casés et commencent une vie d’engagement qui les rendra indisponibles pour longtemps, exception faite pour la bagatelle. Se rajoutera à cela tous les problèmes psychologiques, de vieillissement, de mentalité, de confort, d’habitude de vie, qui réduiront les chances de pouvoir s’entendre avec quelqu’un.

Pour être large, je dirais donc que l’essentiel d’un engament de couple se situe entre 18 et 28 ans, que cette période va passer très vite, et que personne ne prépare les enfants en ce sens, excepté dans les familles prévenantes et prévenues concernant ces questions, une extrême minorité. Les autres fonctionneront par habitude, et penseront que la rencontre doit se faire naturellement, et qu’il n’y a pas d’éducation en cela. Leurs enfants devront pourtant reproduire le modèle parental dans un monde qui évolue, raison pour laquelle le nombre de divorces augmente. Notre société en bout de course, incapable de réagir aux changements d’environnement, préfère instruire les enfants sur les questions sexuelles plutôt que leur parler réellement des enjeux amoureux de toute une vie. Nous sommes comme terrorisés par la venue non prévue d’un bébé, ceci expliquant notre incapacité à nous reproduire. Nous voulons maîtriser le monde au lieu de l’accueillir, jusqu’à la stérilité. Je vais y revenir. Pour l’instant laissons encore une chance à cette société.

18 ans : l’adulte fréquente d’autres adultes qui ont été infantilisés par la poursuite sans fin d’études médiocres, cas général. A partir de la puberté, cet adulte a eu l’occasion de parler à quelques personnes dans sa classe, surtout son groupe d’amis. L’amour et l’amitié font mauvais ménage durant cette période. Les jeunes plus pragmatiques que leurs aïeuls appellent cela la « friend zone ». Et dans cette zone, impossible de construire une relation sérieuse, voire même amoureuse. En somme, l’adulte a été mis à côté d’autres adultes dans une situation artificielle de vie (les études), et il ne parle qu’à très peu de personnes, surtout des amis avec lequel il n’aura probablement pas d’engagement amoureux, garçons et filles se « neutralisant » en groupe.

Pour être large, si ce jeune parle directement à 50 personnes différentes dans son année, ce sera déjà bien. Il est alors très sociable, et pourtant même avec elles, il n’aura probablement pas avancé bien loin dans le repérage d’un partenaire viable. Dans sa classe, il a l’occasion de fréquenter 30-40 personnes. Mais il ne les connaît pas forcément, car s’il est en contact avec elles, chacune joue souvent un rôle à cet âge, les personnalités se construisent, et elles sont méfiantes quant à leurs interventions publiques. Le groupe est tout, la personne se fraye un chemin au milieu, difficilement. Personne ne sait vraiment ce que son camarade va devenir non plus, ni qui il est, puisque lui-même ne le sait pas.

De 15 à 18 ans, peu de chances de changer de classe et de faire de nouvelles rencontre. Pour la sécurité affective des apprenants, les institutions scolaires préfèrent constituer des groupes stables enclines à avancer. Et même dans le cas improbable où durant ces trois années, il changerait d’établissement, peut-être à cause du métier de ses parents, il lui faudrait reconstruire d’urgence un réseau d’amitié, se sécuriser dans son nouvel environnement, et enfin peut-être découvrir la perle « >

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