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L’illusion du choix du partenaire entre homme femme ou comment le monde est menteur en la matière

Publié le 10 juin 2021 par Léonidas Durandal à 11 h 33 min

plus optimiste avec les réseaux sociaux. En théorie, ceux-là auraient dû nous permettre de trouver beaucoup plus facilement chaussure à son pied. Or en pratique, tout le monde en est arrivé à s’y censurer. Mettons de côté la censure d’état qui n’a pas contribué pour peu à fausser le débat. En dehors d’elle, les individus en sont venus à réduire leurs interventions tant les conséquences de la divulgation d’informations personnelles dans leur milieu professionnel pourrait avoir des conséquences dramatiques. Et puis, la peur du jugement du groupe n’est jamais loin ici. Du coup, les utilisateurs s’agglomèrent par domaine d’élection, politique, familial, sportif, culturel etc. et ils interviennent de plus en plus anonymement.

A la rigueur, trouver l’élu de son coeur sur un de ces réseaux sociaux, supposerait de se couper de tous ses autres contacts, et vivre au chômage. Car en exposant sincèrement vos idées politiques, et publiquement votre vie familiale, vous perdriez vos amis qui ne seraient pas d’accord avec vous. Votre patron n’en serait pas moins rétif à votre égard. Et enfin, vous seriez fragilisé par toutes les personnes qui vous veulent du mal et qui auraient accès à votre intimité. Et si une femme ou un homme était assez idiot pour vous faire confiance avec un tel comportement, ce serait pour vivre avec lui/elle sur une île déserte. Une rencontre sur un réseau social se conçoit donc seulement lorsque vous n’êtes pas (encore) intégré professionnellement, très indépendant, ou bien trop jeune, ne connaissant rien de la vie, sachant que vos interventions à un âge aussi immature pourront vous être reprochées socialement bien plus tard. Autant ne rien faire donc, à une exception près :  si vous êtes sans aucune aspérité. Mais même dans ce cas, comment réussirez-vous à vous démarquer des autres individus ?

 

Quid de la concurrence ?

Contrairement à ce qu’évoquait une de mes commentatrices, la concurrence ne s’est pas forcément accrue entre femmes ou entre hommes. Nous ne fréquentons pas tellement plus de personnes qu’avant, et quand nous le faisons, la relation à long terme est de moins en moins envisagée. Par contre, il est vrai que les modèles qui nous sont proposés (ou que les gens se choisissent), les poussent à s’éloigner les uns des autres. Les corps et les mensurations des femmes médiatisées sont plus exigeants qu’auparavant. Les héros masculins vous décrochent la lune en deux temps trois mouvements. Or à côté de vous, vous avez Gérard ! Et à côté de batman, Gérard ne fait vraiment pas le poids. Mais de quoi parle-t-on ? De mensurations et de réussite sociale. Or la rencontre ne se réalise pas sur ces questions, ou à minima. Car Gérard ne sera jamais batman, et Manuela n’aura jamais les mensurations de miss monde (aussi jolie soit-elle !).

Les gens continuent pourtant à se rencontrer. Enfin je veux dire, ils continuent à se rencontrer autant qu’ils ne s’attachent pas à ce genre de modèle justement, qui ont surtout la capacité d’oblitérer le réel chez les individus, et donc de les éloigner les uns des autres. Il est bon de vouloir s’améliorer, mais pas de vouloir être un autre. Et il est encore meilleur de vouloir progresser en qualités humaines, en luttant contre son péché, en augmentant ses vertus, en s’abandonnant à Dieu. Car cette lutte, loin de nous mettre en concurrence les uns avec les autres, permet au contraire de nous accepter et de nous rapprocher.

Si la rencontre est de plus en plus difficile dans notre société, la raison n’en est donc pas la concurrence exacerbée à cause d’une multitude de contact que finalement, nous ne rencontrons jamais, ou même la présence de modèles inatteignables, mais le manque de vrais modèles humains, et l’incapacité de notre société à vouloir se donner de tels modèles. Car si je suis le seul à cultiver mes vertus, je vais très vite me retrouver bien seul. Aussi seul à vrai dire que ceux qui ne les cultiveront pas parce que fascinés par des corps soit-disant parfaits ou des réussites professionnelles éblouissantes. Comme l’écrit Mary Webb dans Sarn : « S’il a trouvé le temps de monter si haut, qui a été privé de joie pour sa gloire ? Sur combien de vieillards et d’enfants les roues de son coche ont-elles passé ? A quelle noce sa chanson a-t-elle manqué, et ses larmes, à quels affligés ? »

 

L’alpha

Il me faut encore revenir une fois sur ce concept de mâle « >

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