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L’infanticide par avortement : un acte traumatique pour les pères

Publié le 9 juin 2017 par Léonidas Durandal à 9 h 22 min

de modèle paternel jugé peu valorisant. L’arrivée de l’enfant pour celui-là serait le signe d’une déchéance de son statut d’enfant pour atteindre une position inférieure : celle de père. Etrange paradoxe qui n’aura pu être entretenu que par des mères et une société féminisée.

Ainsi, il ne peut être reproché à un père d’avoir voulu faire avorter sa femme, car cela signifie qu’il est toujours sous l’emprise d’une autre femme (sa mère), ou encore que les contraintes sociales sur lui, en général, sont tellement élevées qu’il n’y a aucun intérêt objectif à vouloir accéder à ce statut. Dans un cas comme dans l’autre, l’homme a été spolié de son pouvoir, qui par l’État, qui par une mère, qui par une épouse, et s’il réagit par la négative en cautionnant un meurtre, à la fin, il n’est jamais qu’un pantin.

Face à une telle mécanique de mort, qui ne laisse pas place au hasard, seuls quelques hommes tournés vers Dieu peuvent s’en sortir. Aujourd’hui force est de constater que ces hommes sont peu nombreux. Notre société qui ne valorise pas le statut de père (ni la rémission catholique) est tout autant en cause que ces femmes qui se sont appropriées leurs enfants et qui continuent d’exercer leur pouvoir bien au-delà des limites du raisonnable, que ce soit par abandon ou par appropriation.

Maintenant, penchons-nous sur cette autre catégorie d’hommes, terrible, car non seulement victime de ce système, mais motivée par de nobles intentions, ces hommes prêts à accueillir un enfant, ce dernier étant tué sans qu’il leur soit demandé leur avis. Ces pères sont donc mus par une intention noble : celle de faire prospérer leur famille. Ils ne sont pas comme les pères précédents qui n’ont d’hommes que le nom. Ils pensent être dans une relation fructueuse et de confiance avec leur compagne. Or tel n’était pas le cas. Trompés, ils vont devoir faire leur deuil de leur relation amoureuse tout en faisant le deuil de leur enfant. Car les femmes qui agissent ainsi, si elles tuent leur enfant, tuent également le père de leur enfant, et pas que de manière symbolique. Car conséquemment, ces hommes vont se retrouver plus souvent que les autres à se suicider, à se droguer, à entrer en dépression. Une partie positive de leurs aspirations aura été anéantie, celle-là qui leur était la plus chère, leur psyché en sera affectée.

D’aucuns nous opposeront que cette fragilité était antérieure, que leurs choix de vie les a spécialement conduit vers une compagne qui allait agir ainsi, et qu’il n’est donc pas possible de déterminer si la dépression est la conséquence de l’avortement ou sa cause. J’objecterais que ce père ayant à coeur de s’engager, de fonder une famille, d’avoir des enfants a plutôt le profil psychologique de quelqu’un de stable, et au minimum d’une personne ayant des aspirations positives. Dès lors, quand l’assassinat survient, il est évident que la responsable, là encore, c’est sa compagne. Doublement victimes, ceux-là n’auront pas droit d’exprimer leur tristesse, parce qu’un homme ça ne pleure pas dixit les féministes, et que selon nos bien pensants, cet enfant n’était pas le leur.

Comme dans de nombreux autres situations dans notre société perverse, le bon aura payé doublement par rapport au méchant. Parmi les hommes qui devraient être les plus valorisés car ils ont à coeur de devenir des pères responsables, certains auront été brisés dans leur élan, tandis que ceux qui auront encouragé des femmes à cet acte abominable, s’en sortiront, couverts par la loi féministe qui fera d’eux d’éternels irresponsables. Au nom de l’indépendance de la femme, le comportement des fils à maman immatures sera toléré, tandis que des hommes valeureux auront été poussés à se mutiler. Tout un symbole de la culture de mort et des structures de péché.

 

Avenir des hommes

Evidemment, il n’y en a aucun à vouloir rester dans cette position immature, couverts que nous serions par une société féministe décadente. Mais il est aussi un fait que la société sera capable de nous broyer si nous voulons agir pour le mieux. Ici comme ailleurs, la seule issue reste le combat politique… vainqueur. Non seulement nous devrons réussir à nous mobiliser sur des questions personnelles qui ne sont pas notre fort, mais en plus nous devrons dépasser tous nos handicaps pour faire corps sur ces questions là, et ceci pour combattre une société qui a besoin de nous mais qui n’a de cesse de contester notre pouvoir. Tout un programme. 

10 Commentaires

  1. Ping de Hansel de sexe male:

    Un homme brandit une pancarte « Toutes les vies comptent ». Une cinglée pro-avortement le lui arrache :
    https://twitter.com/PsykoSauce/status/1197498245070696453

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    Extrait de Guy Gilbert, « L’espérance aux mains nues » p141-142 ed poche  :

    Serge arrive un jour à la permanence, soûl comme pas un. Je repère, au milieu d’un flot de paroles incohérentes, l’essentiel : la fille qu’il aimait et qu’il avait mise enceinte allait se faire avorter les jours suivants, sur les conseils plus que pressants de sa mère. Son amie ne le voulait pas, mais la mère autoritaire avait tranché.

    Serge, bouleversé, avait bu en apprenant cette nouvelle et je ne donnais pas cher de sa peau si la vie qu’il voulait voir naître s’arrêtait.

    J’allai sur l’heure voir la fille. Barrage de la mère. Je refusai de l’entendre et m’enfermai une heure dans la chambre de la fille, pour l’écouter. Elle ne voulait pas se faire avorter, mais sa mère l’avait convaincue de le faire.

    Les arguments : « Serge n’a pas de travail fixe. Je suis trop jeune », furent balayés peu à peu. « On trouvera du travail à Serge et un appartement après. » A la question essentielle : « Aimes-tu Serge ? », la réponse : « Oui, beaucoup, je ne peux pas vivre sans lui », emporta tout. « Alors, garde l’enfant. »

    La mère, furieuse, fut obligée de décommander le gynécologue de sa fille. Et Corinne mit le nez à la fenêtre huit mois après. Ils l’ont surnommée : « Gueule d’amour. »

    Blonde comme les blés, intelligente, vive, belle comme l’aurore, quand je l’ai vue, la nuit de Noël dernier, j’ai dit à Serge et à sa femme : « Elle est de moi, celle-là. »

    Ils ne l’ont pas contesté, heureux qu’ils étaient dans leur appartement coquet, d’avoir trouvé sur leur route un combattant acharné de la vie.

    Combattant qui refuse toute loi établissant que l’avortement, maintenant payé, puisse être le remède à tous les maux de ceux qui n’ont qu’à puiser dans les caisses de l’état pour faire mourir, à bon marché, l’enfant de trop ou non désiré.

    L’avortement, même dans le cas extrême de viol, reste une chose très grave. Tout doit être fait pour éviter le massacre d’enfants. Le dialogue, l’écoute profonde de celles qui se sentent acculées à refuser et tuer la vie, m’ont permis la plupart du temps de trouver une solution avec elles. Nathalie, l’enfant de mon amour, est une réponse… vivante. Elle a illuminé ma vie et celles de Gisèle et Antoine. »

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « IVG: où sont les hommes? », L’Express du 25/10/2018.

    Mettre la main dans la marre de sang ? Fuyez pauvres fous.

  4. Ping de Pauvreconsentimental:

    Guy Bedos dit lui-même qu’étant jeune il obligeait ses petites amies à avorter.

    Dans une émission de tv Bedos et un autre humoriste s’acharnaient contre un homme divorcé qui se considérait toujours marié et amoureux de sa femme qui avait divorcé. Ils stigmatisaient l’attitude de ce pauvre homme qui pourtant était tout à fait digne, loyale, fidèle et morale. Il était catholique. Mais tout homme, catholique ou non, peut avoir cette attitude, que je trouve très belle.

  5. Ping de gael reffo:

    oui c’est vrai, trop d’avortement en france c’est la destruction total

  6. Ping de Garrido Manuel:

    Bonjour,

    Non la solution n’est pas dans un combat politique perdu d’avance. Seule les femmes elles-même pourront corriger les erreurs qu’elles ont elles même commises… La solution sera plutôt dans le fait de créer une société dans la société avec des valeurs et des objectifs renouvelés avec des hommes et des femmes comprenant l’impasse vers laquelle va cette société condamnée et ayant l’intention de construire sur des échanges équilibrés et justes….

    Michée 4:10  Fille de Sion, souffre et gémis comme une femme qui accouche! Car maintenant tu sortiras de la ville et tu habiteras dans les champs, Et tu iras jusqu’à Babylone; Là tu seras délivrée, C’est là que l’Éternel te rachètera de la main de tes ennemis.

     

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