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Mad Max Fury Road féministe ? Pas si sûr

Publié le 19 mai 2015 par Léonidas Durandal à 16 h 34 min

Celle qui croit[/caption]

Ici, la description des femmes est complètement irréaliste et frôle la propagande grossière. Comme si le besoin de sécurité n’était pas un des sentiments les plus répandus dans le cœur des femmes. Et pour cause quand on a besoin de protection durant une maternité ou plusieurs maternités…

Celle qui soutient

Celle qui soutient

Ainsi ces femmes, nouvelles Amazones de notre époque, pourraient-elles tenir le bouclier et le glaive ?

La prophétesse

La prophétesse

Disons plutôt que comme dans notre monde moderne, les femmes décident et contrôlent tout, pour le pire quand elles sont inconscientes de leur nature, car elles savent faire le mal tandis que nous avons du mal à l’intégrer en tant qu’hommes. Celles-là se questionnent aujourd’hui sur la possibilité de réintroduire des hommes dans la sphère familiale après qu’elles aient échoué dans leurs objectifs sociétaux. En arrière plan c’est tout le contrôle féministe qui ressort de l’inconscient des scénaristes. « Qui a tué le monde ? » se répètent sans cesse les personnages. Personne ne semble le savoir. Mais l’espoir doit perdurer. Les hommes détruits vont acquérir une légitimité en sauvant ces dames des monstres qu’elles ont engendrés et qui sont maintenant hors de contrôle. Peut-être… mais si elles le demandent avec politesse. Ainsi le film se termine sur cette idée du premier homme (d’une nouvelle génération?) : « Où devons-nous aller, nous qui cherchons à être plus justes ? » La question reste ouverte si tant ait que la justice ne mène pas forcément à la guerre.

 

Les journalistes aussi s’interrogent, un peu.

Après les attaques contre de nombreux scénaristes de talent et leur prétendu antiféminisme, la gauche médiatique et culturelle a voulu se réapproprier celui-là, persuadée de tenir le bon block buster qui allait enfin réhabiliter l’idée de féminisme auprès des masses ( 3, 4 ). Cependant, je crois qu’ils sont complètement passés à côté du film. Il n’y a pas de talent dans le féminisme. La noria des bêtes hurlantes aura beau provoquer les hommes doués dans leur métier pour qu’ils produisent des films de plus en plus féministes, ils n’y arriveront pas quand bien même ils croiraient pouvoir se féliciter du résultat obtenu, comme ici. Certains journaux, Libération et Télérama, ont tiqué, accusant le film d’être grossièrement idéologique. En vérité, ce film les a subjugués sur la forme. Par contre intérieurement, ils ont senti passer un vent contraire.

Pierre Bergé dans le dernier rôle de sa trop longue carrière

Pierre Bergé dans le dernier rôle de sa trop longue carrière

Car cette production loin de faire la promotion du féminisme, leur retourne en miroir leur propre soumission au pouvoir, à des Pierre Bergé par exemple qui ferait un bon Eternal Joe, à leur homosexualisme jusqu’à la vente d’enfants, à leur mauvaise conscience de se tromper encore dans leurs oppressions libératrices. « Il est des nôtres » ont-ils voulu nous dire en parlant du scénariste Georges Miller tant ils ne veulent pas envisager leur échec. Mais ce film n’est pas plus féministe que moi. Montrer des femmes violentes et cassées ne fera jamais un film féministe. Je raconte l’histoire de ces femmes à longueur de colonnes. Travestir la réalité ne fera jamais création car nos inconscients en la matière parlent malgré nous. La différence hommes-femmes est plus profondément ancrée dans l’humanité que ces apprentis sorciers ne se l’imaginent. Hommes et femmes peuvent agir de manière identique, seulement en apparence. En vérité, les hommes viennent de Mars, et les femmes de Vénus. Et il vaudrait mieux l’avoir bien intégré pour éviter les déconvenues, au moins culturelles.

1 « Pourquoi Mad Max fury road énerve les antiféministes », France TV 18/05/2015.

2 « Des militants antiféministes appellent au boycott de Mad Max Fury Road », Slate.fr du 15/05/2015.

3 « Mad Max road Fury est une adaptation parfaite des monologues du vagin », Rue89 du 17/05/2015.

4 « Cinq raison de considérer Mad Max comme un film féministe », Figaro Madame du 15/05/2015.

5 « Why-you-should-not-go-see « Mad-max-feminist-road » », Return of King 11/05/2015.

8 Commentaires

  1. Ping de kasimar:

    Rhôôôô les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars … vous cherchez à provoquer  Vide-all Leonidas ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Vous aimez la politique : allez voir Mad Max », Rue89 du 23/05/2015.

     

    C’est marrant comme le journaliste perçoit le côté actuel et politique du film tout en ignorant la dialectique qui nous a conduit à la catastrophe sociétale présente.

  3. Ping de kasimar:

    J’ai constaté – après peut-être est-ce de la paranoïa de mon côté- que les personnages fictifs féminins avaient tendance à devenir des guerrières : femmes fortes, brillantes …  notamment dans les séries, tant et si bien que celà finit par en devenir lassant. Je pense que je vais commencer par boycotter les séries US, surtout celles les plus récentes.

    En tout cas il y a en permanence une certaine propagande qui est effectuée. Sans doute pour « évoluer » les mentalités

    • Ping de Léonidas Durandal:

      C’est certain. Nombre de séries sont maintenant faites pour des célibataires femmes qui s’identifient au personnage brillant etc… pour compenser leur vie médiocre. Mais ici, ce n’est pas tout à fait cela.

      • Ping de kasimar:

        Désolé du HS Leonidas, mais j’avais vraiment besoin d’extérioriser. A part certains films comme Insidious 2 où il y a un message latent qui dénonce les dérives de la théorie du genre et qui nous invite à imaginer que la théorie du genre n’est pas si « moderne » que celà.

        En effet, en lisant par exemple violence des femmes de Régina ce dernier a rapporté que chez les Parthes dans l’Antiquité il y avait certaines cérémonies où garçon et fille s’échangeaient leurs attributs (atours).

        On pense à tort que la société « évolue ». Mais comment un être humain qui a les mêmes contraintes depuis le début de son existence pourrait évoluer ? La violence de nos sociétés et les femmes ont largement démontré qu’elles en été capables autant si ce n’ est pire de la violence.Ce qui casse le mythe de la femme « innocente ».

        N’oublions pas que la femelle est bien souvent plus dangereuse que le mâle dans chaque espèce.

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Il y a toujours eu des inversions encadrées dans les sociétés traditionnelles. Durant les carnavals, des hommes jouaient des femmes et inversement. Ces fêtes avaient pour but de renforcer la cohésion du groupe le reste de l’année. La gay pride jouait un peu ce rôle il y a quelques années. Mais désormais, le carnaval essaie de rester toute l’année. L’antinorme devient la norme. C’est le renversement du renversement. Pour le moins absurde.