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Antiféminisme Aimeles

Manuel de manipulation des masses (Maj au 25 06 2018)

Publié le 27 février 2014 par Léonidas Durandal à 20 h 49 min

Régulièrement, je suis sidéré de la naïveté de mes concitoyens ou alternativement de ma propre naïveté après coup. La présentation d’une idée dans nos médias est si bien faite que parfois je ne m’y retrouve pas. Et comme si cela ne suffisait pas, les organismes de propagande se placent des deux côtés du manche : face officielle avec des médias sérieux et reconnus (télévision d’Etat, journaux identifiables pour leurs engagements politiques…), mais aussi pile  de la fausse dissidence par le finançant de médias alternatifs faussement novateurs (chaîne de télévision pour jeunes type France 4, récupération d’artistes appréciés des jeunes (26), promotion d’une pépinière de blogueurs plus ou moins sponsorisés par des journaux officiels (27), et dernièrement, financement direct de médias dissidents (28)). Au milieu de cette forêt de l’informationnel contrôlé, et sans cadre d’analyse, si on ne prend pas le temps, il est facile de se faire tromper sur des sujets complexes.

 

Le travers de nos médias contemporains.

 

Ceux-là confondent idées et manipulation d’idées, philosophie et rhétorique en somme. Ils se sont habitués à nous vendre de l’audience en termes de stratégie politique et non en termes de recherche de vérité. Il n’y a qu’à voir les débats télévisés : les présentateurs et les invités passent des heures sur de petites phrases, sur les rapports de force en présence, sur les alliances possibles, sur l’attitude des uns envers les autres. Le débat de fond ne les intéresse pas et ne semble plus intéresser le public. Comme si les idées avaient disparu de nos vies. Tout devient relatif aux intérêts présents, et il ne reste plus que la force. Finalement, le plus menteur, le plus pervers, le plus malin allié à d’autres sociopathes finit par s’imposer. Le spectateur médusé cherche à percevoir qui sera le gagnant de ce combat de coqs. Il devient avide d’évidences, de certitudes, de représentation sociale, et d’apparences là où on devrait l’inviter à réfléchir sur des idées différentes. A la fin, le métalangage est si cloisonné que plus rien ne se dit, raison pour laquelle le potentiel de liberté sur internet fascine tant ces êtres prisonniers.

Une rencontre entre des personnes « normales » et un journaliste ivre de pouvoir :

http://rutube.ru/video/641bffe8db5ff2230db753ebb3c35897/

D’un côté, des personnes humaines, qui n’ont qu’un seul souhait : retrouver leur femme et leurs enfants après « l’exploit », qui ne se sentent pas spéciaux, qui voudraient parler simplement d’une course qui s’est plutôt bien déroulée pour eux, peut-être aussi de la mettre en rapport avec la dureté des entraînements, la simplicité du quotidien, leur anonymat mais aussi, leur village et leurs amitiés, le cadre positif qui a fondé leur réussite. Des choses simples qu’on aimerait un peu plus entendre à la télévision et qui sont à la source de tels « exploits ». Mais de l’autre, il y a le présentateur fasciné par la gloire, par la médaille en or, par la sanctification des coureurs, qui leur coupe la parole dès qu’un brin d’humanité pourrait s’imposer, qui ne leur laisse pas le temps de développer et de nous montrer leur côté humain. Les sauts sont extraordinaires, le danger présent partout, l’excitation est poussée à son comble. Il ne présente pas un journal télévisé au service de ses spectateurs, il raconte ses propres fantasmes de réussite et de gloire qu’il plaque sur les deux champions.

A côté de ces travers moraux très répandus dans notre époque de médiocrité, il y a des personnes bien conscientes de la vérité qu’elles cherchent à imposer à notre inconscient collectif. Celles-là ne sont pas relativistes. Au contraire, ce sont les nouveaux fanatiques religieux de notre époque. Elles veulent nous rendre heureux malgré nous. Elles croient détenir la vérité et s’en vont à l’attaque de ce monde ignorant. A cette fin, elles utilisent une tactique proche de ce que Michel Collon appelle une propagande de guerre : soit cacher leurs intérêts, cacher l’histoire, diaboliser l’adversaire, se présenter comme défendant les victimes, monopoliser le débat. Seulement là où la propagande de guerre grossit le trait à dessein, les fanatiques doivent se cacher à eux-mêmes leurs intérêts bassement égoïstes. Ils pensent sincèrement faire le bien de l’humanité, en combattant telle ou telle religion par exemple, ou la religion en général. Ainsi, leur stratégie se justifie d’elle-même et utilise des moyens en conséquence sans jamais vraiment s’interroger sur leur pertinence. Ils vivent en symbiose avec “>

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101 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Harcèlement à la Sorbonne : un ex-étudiant condamné à de la prison ferme" Le Monde du 24/06/2019.

    Prendre un fait divers d'une banalité affligeante et en faire un fait de société. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "CE QUI CLOCHE AVEC GRETA THUNBERG" Tatiana Ventôse du 07/06/2019.

  3. Ping de Mindstyle de sexe male:

    Bonjour LEONIDAS. 

    Toute la propagande occidentale est décortiquée dans cet ouvrage gratuit téléchargeable via ce lien : http://manuscritdepot.com/a.david-millet.1.htm

    Mise en bouche du contenu de cet ouvrage :

    CHAPITRE 1 
    Les techniques de communication de masse et les méthodes de maîtrise de la pensée 13

    1. Les expériences normales et les quasi-expériences. 13
    1.1. La représentation du monde. 13
    1.2. L’ouïe et la radio. 15
    1.3. La généralisation technique du procédé des quasi-expériences. 22
    1.4. L’état de dépendance. 24
    1.5. L’impact des quasi-expériences sur les enfants. 27
    2. Les conséquences des quasi-expériences  sur le psychisme humain. 28
    2.1. Le contrôle de la pensée. 28
    2.1.2. Les déformations de la personnalité. 44
    2.2. Les limites de l’utilisation des quasi-expériences pour le contrôle de la pensée. 
    (L’inversion de la pensée) 50
    3. Les thèmes de propagande en usage dans la société occidentale. 54
    3.1. Le culte du matérialisme ou le bonheur par la consommation. 55
    3.2. La violence. 57
    3.3. La corruption des mœurs. 60
    3.4. Le sport. 78
    4. Les autres méthodes de maîtrise de la pensée. 80
    4.1. La publicité (le mécanisme des associations d’idées). 81
    4.2. Méthodologie de la propagande 87
    4.3. L’endoctrinement dans le monde du travail. 93
    4.4. L’éducation des enfants. 96
    4.5. Le rapprochement des propagandes. 98
    4.6. La propagande pour la jeunesse (le mécanisme des deux écoles). 101
    4.7. L’apparence stylistique des biens. La mode. 107
    4.8. La diffusion sonore dans les lieux publics. 112
    5. Conclusion du chapitre 1. 114

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Après avoir parcouru les premières dizaines de page de cet ouvrage, cette approche me pose un problème. Parler de quasi expérience pour s’attaquer à la propagande, c’est assimiler tout média à une forme de propagande et non à un moyen de propagande. Il est évident que tout vécu passe par un filtre, que ce soit celui de médias, mais encore celui de nos propres sens et de nos propres cadres d’analyse. Et que toute vision est distordue, aussi bien celle d’un homme qui rapporte un fait, que celle d’une personne qui le voit directement (il n’y a qu’à songer aux expériences sur la survenue d’un incident et où tous les spectateurs décrivent un agresseur avec des caractéristiques opposées les unes aux autres). Dénoncer ces quasi expériences, c’est croire qu’il nous suffirait d’être exposés à des faits bruts pour comprendre le monde, ce que la propagande actuelle dans le milieu dissident tend à défendre. Or je défends une démarche tout à l’inverse. Sans culture, sans héritage, sans efforts, impossible de comprendre un fait brut. Donner à penser un fait brut sans cadre d’analyse, c’est se jouer de l’orgueil de celui qui lit/écoute/regarde.

      En cela, il faut renoncer à une vision puritaine du monde où nous pourrions avoir une médiation pure, ou bien un accès direct à l’information/la culture. Le processus de pensée ne progresse pas de vérités en vérités, mais d’idées mensongères en idées moins mensongères.

      Les personnes qui usent de propagande, le font souvent parce qu’elles sont convaincues du bien fondé de leur démarche, et elles ne veulent surtout pas s’affronter à une pensée alterne qui les remettrait en question possiblement jusqu’à la dépression. Au lieu de privilégier une vision complotiste du monde où les détenteurs du pouvoir agiraient parce qu’ils ont vendu consciemment leur âme au diable, je préfère travailler sur l’hypothèse de leur ignorance et de leur volonté d’enfermement, surtout dans notre monde où la plus grande ruse du diable, c’est d’avoir fait croire à toute une population qu’il n’existait pas. Qu’il y en ait qui vendent consciemment leur âme au diable, c’est un fait. Mais la majorité les suit par lâcheté et/ou ignorance. Pour ceux-là, ce n’est pas le médias qui pose problème, mais le contenu véhiculé/qu’ils véhiculent.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Est-il obligatoire d'aimer le foot féminin ? " Ecole major du 09/06/2019.

     

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Greta Thunberg en mission à Paris pour sauver la planète”, L’Obs du 22/02/2019.

    Comment une petite cruche peut-elle apparaître comme crédible aux yeux de nos sociétés ?

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    Il paraît qu’il faut respecter les institutions, respecter le président de la République etc… pendant ce temps :

    “Suite à sa réélection au Venezuela : Nicolás Maduro est-il illégitime ?” Le Point du 10/01/2019.

    A quel moment un discours délirant se change en dépression ?

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    “Grand débat: Jouanno exclut de quitter la Commission”, AFP du 11/01/2019.

    Elle s’estime surprise des attaques en provenance de la majorité. En fait, en voulant débattre largement et démocratiquement, elle s’est mise à dos ces menteurs qui ont monté de toute pièce la cabale : 150 00 euros brut de salaire, c’est 5 à 7000 euros par mois, soit ce que touche un parlementaire… Donc la polémique a été montée de toute pièce pour la dégager et mettre à la place quelqu’un de plus “souple”, avec lequel les menteurs n’auront pas de surprise.

  8. Ping de Léonidas Durandal:

    “Marlène Schiappa : “Qui finance les casseurs ? Des puissances étrangères ?””, L’Obs du 10/01/2019.

    Cela s’appelle en l’occurrence une théorie du complot. Ils ont tellement l’habitude de déstabiliser les gouvernements démocratiquement élus, qu’ils croient que les autres font de même.

    Pour information en direction de notre ministre : le don moyen pour Chistophe Dettinger était autour de 15 euros. Il est de 30 euros pour ceux qui soutiennent la cagnotte des policiers…  Ce sont des pauvres qui ont soutenu un accusé prêt à se faire broyer par une machine inique. Ce sont des riches qui protègent leur cul en finançant la cagnotte des policiers. J’espère en l’occurrence qu’ils vont donner le plus possible pour montrer au gouvernement là où il doit prendre l’argent…

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