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Antiféminisme Aimeles

Manuel de manipulation des masses (Maj au 24 03 2016 exercice sur les manipulations médiatiques)

Publié le 27 février 2014 par Léonidas Durandal à 20 h 49 min

Régulièrement, je suis sidéré de la naïveté de mes concitoyens ou alternativement de ma propre naïveté après coup. La présentation d’une idée dans nos médias est si bien faite que parfois je ne m’y retrouve pas. Et comme si cela ne suffisait pas, les organismes de propagande se placent des deux côtés du manche : face officielle avec des médias sérieux et reconnus (télévision d’Etat, journaux identifiables pour leurs engagements politiques…), mais aussi pile  de la fausse dissidence par le finançant de médias alternatifs faussement novateurs (chaîne de télévision pour jeunes type France 4, récupération d’artistes appréciés des jeunes (26), promotion d’une pépinière de blogueurs plus ou moins sponsorisés par des journaux officiels (27), et dernièrement, financement direct de médias dissidents (28)). Au milieu de cette forêt de l’informationnel contrôlé, et sans cadre d’analyse, si on ne prend pas le temps, il est facile de se faire tromper sur des sujets qu’on ne maîtrise pas.

 

Le travers de nos médias contemporains.

 

Ceux-là confondent idées et manipulation d’idées, philosophie et rhétorique en somme. Ils se sont habitués à nous vendre de l’audience en termes de stratégie politique et non en termes de recherche de vérité. Il n’y a qu’à voir les débats télévisés : les présentateurs et les invités passent des heures sur de petites phrases, sur les rapports de force en présence, sur les alliances possibles, sur l’attitude des uns envers les autres. Le débat de fond ne les intéresse pas et ne semble plus intéresser le public. Comme si les idées avaient disparu de nos vies. Comme tout est relatif, il ne reste plus que la force, et finalement, le plus menteur, le plus pervers, le plus malin allié à d’autres sociopathes finit par s’imposer. Le spectateur médusé cherche à percevoir qui sera le gagnant de ce combat de coqs. Il devient avide d’évidences, de certitudes et d’apparences là où on devrait l’inviter à réfléchir sur des idées différentes. A la fin, le métalangage est si cloisonné que plus rien ne se dit, raison pour laquelle internet fascine tant ces êtres prisonniers. Dans ces conditions, il est marrant de voir une personne saine et non politisée, passer de l’autre côté de l’écran. Voici un exemple criant de décalage entre des personnes « normales » et un système médiatique exalté :

http://rutube.ru/video/641bffe8db5ff2230db753ebb3c35897/

D’un côté, des personnes humaines, qui n’ont qu’un seul souhait : retrouver leur femme et leurs enfants après « l’exploit », qui ne se sentent pas spéciaux, qui voudraient parler simplement d’une course qui s’est plutôt bien déroulée pour eux, peut-être aussi de la mettre en rapport avec la dureté des entraînements, la simplicité du quotidien, leur anonymat mais aussi, leur village et leurs amitiés, le cadre positif qui a fondé leur réussite. Des choses simples qu’on aimerait un peu plus entendre à la télévision et qui sont à la source de tels « exploits ». Mais de l’autre, il y a le présentateur fasciné par la gloire, par la médaille en or, par la sanctification des coureurs, qui leur coupe la parole dès qu’un brin d’humanité pourrait s’imposer, qui ne leur laisse pas le temps de développer et de nous montrer leur côté humain. Les sauts sont extraordinaires, le danger présent partout, l’excitation est poussée à son comble. Il ne présente pas un journal télévisé au service de ses spectateurs, il raconte ses propres fantasmes de réussite et de gloire qu’il plaque sur les deux champions.

A côté de ces travers moraux très répandus dans notre époque de médiocrité, il y a des personnes bien conscientes de la vérité qu’elles cherchent à imposer à notre inconscient collectif. Celles-là ne sont pas relativistes. Au contraire, ce sont les nouveaux fanatiques religieux de notre époque. Elles veulent nous rendre heureux malgré nous. Elles croient détenir la vérité et s’en vont à l’attaque de ce monde ignorant. A cette fin, elles utilisent une tactique proche de ce que Michel Collon appelle une propagande de guerre : soit cacher leurs intérêts, cacher l’histoire, diaboliser l’adversaire, se présenter comme défendant les victimes, monopoliser le débat. Seulement là où la propagande de guerre grossit le trait à dessein, les fanatiques doivent se cacher à eux-mêmes leurs intérêts bassement égoïstes. Ils pensent sincèrement faire le bien de l’humanité, en combattant telle ou telle religion par exemple, ou la religion en général. Ainsi, leur stratégie se justifie d’elle-même et utilise des moyens en conséquence sans jamais vraiment s’interroger « >

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