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Antiféminisme Aimeles

Marie et Joseph

Publié le 24 avril 2014 par Léonidas Durandal à 22 h 44 min

Ebranlée de tout son corps, comme happée dans une autre dimension, Marie se tenait debout de toute sa fragilité devant ce charpentier massif et rugueux. Son corps irradiait et ses vêtements semblaient d’une blancheur éclatante malgré les quelques couleurs qui parsemaient de ci de là sa tunique bleutée. Joseph s’approcha. Il la fixa d’un désir plus grand que ce dont il n’avait jamais été capable auparavant. C’était comme s’il venait de renaître, plein d’une nouvelle vigueur, vert, fort, puissant malgré l’âge. Plus sûr que jamais, il s’approcha du visage de la sainte et lui effleura le coin des lèvres. Rien n’était donné, rien n’était pris. Il se retira et lui dit « Ceci est le gage d’un amour plus grand que le mien, le sceau indéfectible de notre alliance qui vient d’un autre que moi. » Marie accueillit de tout son être ce serment. Déjà son corps et ses pensées lui échappaient. Elle avait cédé à une parole divine prononcée par un être de chair. Mais plus encore, elle avait acquiescé à sa mission profonde. Eduquée depuis la plus tendre enfance dans la vénération de Dieu, protégée du monde pervers au sein du temple de la Loi, ses premières règles l’avaient sanctifié en tant que femme. Inconsciemment, elle savait que Dieu serait son premier homme et le seul qu’elle ne connaîtrait jamais. Et quand Joseph s’était approchée d’elle, elle avait compris qu’il n’était pas seulement son mari, mais Celui qu’elle devait accueillir. A partir de là, elle perdit toute perception logique du monde. Son corps ne lui appartint plus, pas plus que son âme ou sa mémoire. Elle devint vierge de tout passé, de tout péché, de toute volonté. Elle participait à l’immuable création sacrée du Seigneur, elle devenait son instrument et son œuvre, au pouvoir de libération incommensurable. Le fruit de sa joie serait le Sauveur de ce monde. Joseph étendit le bras, et fit glisser son voile sur le côté. Il n’avait jamais vu un visage si pur. Il passa son index sur le coin de sa bouche, puis la lui entrouvrit en pressant sa lèvre inférieure, le trou béant suggérant la présence de quelques fines dents et d’une gencive rougeoyante et humide. Son regard ne cessait de la fixer tandis que son doigt descendait du menton vers sa tunique. Il la découvrit en un seul geste. Son corps irradiait de puissance, elle n’avait pas peur, et à son tour elle tendit la main vers Joseph et lui enleva son habit avec lenteur et précautionneusement. Joseph se tenait droit, le corps tanné par l’expérience de toute une vie, musculeux de son dur métier d’ouvrier, et des difficultés rencontrées. Il avait frôlé la misère. Ces conditions en avaient fait quelqu’un de fort, pur et saint, sans arrière pensée, plein de bon sens et empli du respect de la loi. Il banda ses pectoraux pour la presser contre son sein et la serra si fort qu’ils ne formèrent plus qu’une seule et même entité miraculeuse. Ce corps divin brillait de chaleur tandis qu’ils mêlaient leurs baisers, leurs sucs et leurs étreintes dans une même harmonie. La pièce s’emplit d’une odeur de sainteté chaude et acide. L’Homme universel bondé de son glorieux désir, le membre raidi par l’impérieuse nécessité d’accomplir son devoir, pénétra la Femme universelle toute offerte à son Seigneur et à son Dieu. Dans un élan terrible, il transmit ses vigoureuses saccades à toute la Création. A chaque coup, le ciel trembla d’allégresse. Car chacune des cellules de Marie répondait aux assauts de son maître. La biologie s’unissait au Saint Esprit pour engendrer le monde. La vibration emplissait tout l’univers. Elle alla jusqu’aux confins de la Création et revint en écho vers le couple merveilleux qui accomplissait sa sainte mission décuplant toujours leur plaisir. Enfin, ce fut le moment où cette union atteint sa perfection. Marie fut secouée par un mouvement orgasmique démesuré. Elle accueillit la jouissance de Joseph qui se donna de tout son être. L’ovule et le spermatozoïde prévus à cet effet depuis l’aube de l’humanité, s’attirèrent et se pénétrèrent dans la perfection de leur objet. La prière de Marie et de Joseph, qui n’avait jamais cessée depuis qu’ils s’étaient touchés pour accomplir leur mission dans la pureté de leur désir, cette prière s’unit à Dieu, à la Création, les unit eux-mêmes pour former dans un moment de perfection intense et unique, l’Espoir Salvateur de ce monde. A ce moment précis, devant la pureté de la renonciation de Marie, devant le don de Joseph, accueillant pleinement « >

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13 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Une vision païenne de la responsabilité de l’Eglise dans le mariage homosexuel : nous n’aurions pas accepté les homosexuels contrairement aux autres religions immanentes et ils auraient eu une révolte légitime :

    NDF du 18/05/2014

    Vision à l’exact opposé de la mienne (Vierge Marie, féminisme et détournement de la révélation), comme si nos sociétés anti-christiques n’étaient pas encore chrétiennes, comme si les personnes homosexuelles n’avaient pas été largement accueillies par l’Eglise, mais débat intéressant tout de même car argumenté.

  2. Commentaire de kasimar:

    @DemonanarIl suffit de voir les commentaires de nos contradicteurs pour se rendre compte que la manipulation est plus inconsciente que nous le croyons.Ce qui me fait rire est que ces gens se croient réellement dans une démarche véridique.En tout cas ça fait longtemps qu’on a pas eu de débat passionnel sur le site de Leonidas.Comme quoi il y a encore du boulot pour faire avancer la cause masculine et pas qu’un peu… 

  3. Commentaire de Zorro le renard:

    @PllParce que ces gens là prennent un plaisir sadique de blasphémer les religions. Religions qui leur auraient causé du « tort » dans le passé.Un peu comme les féministes et ses alliés le font avec les hommes aujourd’hui.

    • Commentaire de Demonanar:

      Exactement. En fait, la société fournit un ensemble d’acquis préfabriqué enveloppé dans une sorte de socle commun de connaissances afin de faire renier aux gens leur passé par l’acceptation comme vérité révélée de la falsification du prisme historique. Cette volonté insidieuse répond à une logique de basculement paradigmatique accordé avec les dessins conceptuels d’une élite internationaliste et appatride. Ainsi, le peuple, révolté par le passé noirci de ses ancêtres, sera l’initiateur de ce bouleversement social qui verra dans sa finalité l’avènement d’un ordre nouveau incarné par une hégémonie élitiste absolue.Le schéma est similaire pour le féminisme et la religion. Le féminisme a pour vocation de rompre avec l’horreur du « patriarcat » en mystifiant l’assujetissement des femmes. Pour les religions, il s’agit de l’obscurantisme.Autant dire que c’est le caractère profane du monde qui nous a spoliés, et qui nous contraint à supporter des idéologies scélérates comme le féminisme.

  4. Commentaire de Pll:

    Ma question est la suivante: Vu que le concept de la Virginité perpétuelle existe depuis que les premiers docteurs ont écrit dessus, pourquoi les lobbys homosexuels s’en saisissent maintenant pour l’utiliser à leurs moqueries ?

  5. Commentaire de Pll:

     PS: « Cela me fait penser aux sanctifications dernières : on flatte le petit peuple en pensant le mettre dans sa poche ». Vous faîtes référence aux canonisations des deux papes ? C’est vrai qu’ils auraient dû canoniser Vatican II directement. ça aurait été plus clair ;)… Et pendant ce temps-là Pie XII (qui est mort de son fameux hoquet) peut encore attendre dans la salle d’attente … Rmhmhm … surtout, ne parlons-pas de la conversion d’Israël Zolli ! chut ! Mouhahaha !

  6. Commentaire de Pll:

    Bonjour Monsieur Léonidas,J’ai bien lu votre récit. Rien de choquant si on le prend sur une dimension humaine et rationnelle. ça peut même étrangement mener à une profonde réflexion. Mais si vous avez le temps et l’envie, je vous conseille de vous pencher sur le mystère et le dogme de l »‘Immaculée Conception », et sur le terme de « frères et soeurs » à l’époque du Christ. Juste l’envie de vous rendre un petit service, car je sais que vous n’êtes pas un idiot et que vous êtes curieux.Respectueusement. 

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Je me suis penché un peu dessus (dans un autre article d’ailleurs, j’en fais mention ici). Le Pape qui a proclamé le dogme a laissé place à interprétation et pour cause… Cela me fait penser aux sanctifications dernières : on flatte le petit peuple en pensant le mettre dans sa poche. Je ne crois pas que ce soit un bon calcul. J’ai l’impression qu’on salit Marie en ce qui me concerne, mais je reste ouvert sur d’autres aspects du dogme que je ne comprends peut-être pas, et je reste surtout ouvert dans la prière. D’ailleurs si vous pouviez me donner un fil conducteur, un lien pour que je commence mes recherches sur le terme de « frères et soeurs » au début du christianisme, je vous en serais vraiment reconnaissant.

      • Commentaire de Pll:

        Je comprends les gens lorsqu’ils disent que Marie a eu sûrement des relations sexuelles avec Joseph. Ils ont la possibilité d’avoir des doutes sur ce sujet, surtout s’ils ne sont pas croyants (combien de fois j’ai eu des débats sur ça 😉 ). Car normalement ce sont des choses naturelles et même un devoir au sein d’un couple. Mais si nous essayons de voir les choses bien au-delà de la raison humaine, ainsi nous pouvons essayer de comprendre que Joseph et Marie se sont d’un même accord préservés pour se consacrer entièrement à Dieu. Ils auraient été ainsi à la fois un model de parents et un exemple de première communauté moniale.Mais essayons de voir cela avec une toute autre vision qui nous échappe, nous, hommes de chair et de sang.Dans la Loi, les femmes juives avaient obligation de se marier, car pour eux l’Enfant-Sauveur devait venir de la lignée du peuple Elu. C’est pourquoi Marie avait un fiancé. Au passage petite précision: N’étaient-ils pas encore mariés quand l’ange Gabriel est venu voir Marie ? Il faut pour cela revoir l’épisode de l’Annonciation: Marie avait bien dit qu’elle ne connaissait « point d’homme » pour que l’enfant soit conçu ? Pourquoi l’ange lui aurait alors proposé « l’ombre de l’Esprit-Saint » ?Mais revenons à nos moutons.Avant de passer par la case mariage, toutes femmes juives devaient recevoir une bonne formation (bien poussée) sur les saintes écritures, car pour eux c’était primordial que la mère-choisie soit capable de les Lui enseigner. C’est pourquoi dès son plus jeune âge, Marie fut consacrée au temple où elle reçut une très bonne formation. Elle devient alors une femme cultivée, capable de parler plusieurs langues (et ouais pas bête la Marie !).Maintenant imaginons la pensée des femmes juives toutes excitées à l’idée d’être, éventuellement, la mère du Sauveur (bah ouais les femmes imaginent beaucoup 😉 ). Beaucoup d’entre elles pouvaient tomber dans la prétention et l’orgueil. Ex. de pensée d’une femme juive: »Seigneur faîtes de moi la mère du Sauveur, je saurai accomplir ma tâche (et gnagna et gnagna) ». Et bien pour Marie, la « Servante du Sauveur », qui connaissait le but de sa formation, ne pouvait pas prétendre être la Mère du Sauveur (c’est trop beau pour elle). Elle se serait alors refusée cette destinée, car se jugeant trop imparfaite et inutile (elle est toute remplie d’humilité la petite Marie 😉 ). Alors elle s’est consacrée de tout son âme pour essayer de se concentrer sur Dieu seulement et Lui être tout au plus favorable et recevoir sa protection. Ainsi elle aurait prononcé les premiers voeux religieux. Mais Marie n’était du genre à jouer aux petites révoltées en se faisant remarquer de tout le monde (« Non le mariage c’est ringard et en plus on est soumise ! » dicat une féministe). Elle a fait cela en toute discrétion et elle aurait accompli son devoir d’épouse si l’ange n’était pas venu la voir. Seul Joseph devait le savoir (lui aussi aurait par humilité fait voeu de chasteté ?). Ainsi, lorsque l’ange est venu la voir, pour ne pas rompre son voeu secret, Dieu lui aurait permis cette conception miraculeuse et mystérieuse.Ainsi Marie serait Vierge en tout et elle deviendrait à la fois un modèle de chasteté, de maternité et de vie consacrée. Idem pour Joseph et en prime le modèle de paternité adoptive 😉 . Avec tout cela c’est plein aux As pour Marie et Joseph 🙂 !PS: C’est comme cela que l’on m’a enseigné les choses en cours de catéchisme. Après faîtes-en ce que vous en voulez.Pour les termes de « frères et soeurs de Jésus », je vous envoie ce lien pour que vous puissiez vous lancer dans vos recherches.http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/jesus-avait-il-des-freres-syntheseBonne continuation Monsieur Léonidas !Respectueusement Marie.

        • Commentaire de Léonidas Durandal:

          Il y a quelque chose que je ne comprends pas : dans votre document, il est dit que les vierges consacrées sont les seules à se donner entièrement à Dieu. Or pour moi, une femme catholique ou un homme catholique qui se marient doivent également se donner entièrement à Dieu, même si c’est d’une autre manière. Pour moi, les premiers sont les oenuques dont parlent Jésus, des sortes d’Ange. Mais cela n’enlève rien à la consécration des seconds envers Dieu. De même, je trouve que les arguments du document sont parfois tirés par les cheveux : s’il s’acharne à prouver la possibilité que Marie n’ait pas eu de relations sexuelles, il ne prouve, à aucun moment, qu’elle est restée vierge. Il reste la possibilité que le document ait raison, mais qu’il ait tort également. Tandis que les arguments contre la virginité perpétuelle mariale, eux, sont nombreux, les arguments favorables à la virginité perpétuelle mariale sont inexistants. Marie était une vierge consacrée au temple. En cela, elle a été vierge. On peut donc continuer à l’appeler vierge, puisqu’elle a conçu dans la sainteté. Pour la suite… Un exemple d’argument à double mesure : quand Jésus dit à Marie et à Jean : « voici votre mère, voici votre fils », le document précise tout de suite que si Jésus avait eu des frères, ils auraient accueillis Marie. Or je ne vois pas pourquoi cela est avancé comme tel : Jésus a pu prononcer cette phrase pour des centaines d’autres raisons : Jean était le disciple que « Jésus aimait » et à travers cet échange après la mort, c’est un lien d’amour qui perdure et qui est créé. C’est aussi l’interdépendance au sein de l’Eglise. Ou encore une forme d’adoption d’amour. Bref, toutes ces idées font plus sens symboliquement que « Jésus n’avait pas de frère et il a choisi Jean par défaut ». Enfin, je voudrais souligner que la paternité d’adoption de Joseph par amour, l’est de fait, car aucun enfant ne nous appartient et nous devons, en quelque sorte les adopter. Mais si Jésus est le descendant de David, il s’agit bien d’une filiation biologique également, sinon toute filiation paternelle perd de son sens : je vais donc être très brutal mais la question est trop grave et a eu trop de conséquences pour qu’on s’en écarte avec pudeur : pour moi le concept de la virginité mariale perpétuelle dans notre société a fait aboutir le concept de mariage homosexuel. Car cette conception est déjà une destruction de la filiation biologique, et en particulier paternelle. Elle est une négation de la sacralité de la Création si chère à Saint Thomas d’Aquin. Pour reprendre l’idéologie de celui qui s’attache à la virginité mariale : si Marie est perpétuellement vierge, la Création et le Créateur se confondent. Or c’est ontologiquement impossible. Et cela l’est encore de bien d’autres manières. S’il y a faisceau de preuves c’est en direction de la virginité de Marie comme vierge consacrée avant le mariage. Après, elle donne son corps à Dieu par l’action humaine de Saint Joseph. J’ai donc des reproches à faire aux anges de Dieu. Je crois qu’ils ont confondu parfois leur sacerdoce et leurs pulsions. Et maintenant, ils ne sont plus capables d’action virile contre le mariage homosexuel. C’est compréhensible quand on suit un tel chemin, car le mariage homosexuel dans ce cadre est l’aboutissement exact du dogme catholique dans ses failles. Je le répète encore une fois : nous avons voulu jouer avec les croyances populaires liés à la déesse mère. Et ces croyances sont en train de nous revenir en plein dans la figure. L’Eglise a failli ici dans sa responsabilité. Plus elle tardera à le reconnaître, plus notre société tombera bas et dans la souffrance. L’arbre de la virginité perpétuelle mariale a donné de très mauvais fruits. Et nous ne pourrons combattre ces mauvais fruits si nous persistons à éviter de faire les constats qui s’imposent.

  7. Commentaire de ALLINE:

    C’est l’approche de la canonisation des deux guignols qui vout met en transe ? Benoit XVI : « Le peu d’informations que nous avons sur la vie de Jésus nous impose de faire acte de foi ». Croire c’est le contraire de savoir, de la connaissane, de l’intelligence, non. Pour lire tous vos actes de foi, j’ai un peu de mal à comprendre comment ous vous y retrouvez entre votre antiféminisme et la soumission à cette femme qu’est l’église. Marie s’est faite engrosser par un soldat romain du nom de Léopolda, le Talmud en fait mention à une vingtaine de reprises. En résumé, la femme est ce que les Grecs en décrivait, à l’image de sa jouissance, sans limite, conduisant à la décadence et au déclin que nous connaissns aujourd’hui. Christianisme et communisme animés, l’un comme l’autre, des meilleures intentions en démonstrations malheureusement éclatantes. Le patriarcat, le père, l’homme en rempart à cette destruction autoprogrammée. La femme ne donne pas la vie, met au monde. L’homme donne la vie en son droit et besoin d’exister aussi sûrement que l’ensemencement du champ aride préside à la vie.Amen !

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