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(Microfiction) La confession "Mon père, j'ai une très mauvaise image des femmes"

Publié le 21 avril 2021 par Léonidas Durandal à 10 h 50 min

de leurs enfants. Non, ce qui les préoccupe seulement, c’est d’avoir l’air éternellement jeunes et baisables.

_ Oh ces mots ! Vous vous emportez. Péché de colère contre vous.

_ Non mon père, regardez-y de plus près, elles veulent juste rester attirantes. Vous faisiez référence tout à l’heure à l’être et à l’avoir. Les femmes de notre époque sont dans l’avoir uniquement. Elles ne sont rien à proprement parler, juste apparences. Des coquilles vides imperméables à la virilité. Elles courent les grandes villes pour faire des rencontres, trouver le meilleur parti, faire du fric et vivre sur le dos d’une société urbaine riche et facile d’accès. Voilà pourquoi elles rêvent d’un homme fort. Puis quand un homme réellement fort les contredit dans leur intimité, voire au travail, les voilà prêtes à employer tous les moyens pour avoir raison. Elles mentent alors comme des arracheuses de dents. A ce point qu’elles ne savent plus, souvent, distinguer le réel de leurs mensonges. Elles humilient leurs compagnons, leurs collègues, puis portent plainte pour « violences conjugales » ou harcèlement sexuel, tout en restant sur place. Ce n’est pas elles qui doivent bouger, mais le monde qui doit s’adapter, vous comprenez ! Le monde doit tourner autour d’elles. Elles vivent dans le monde des bisounours et elles voudraient bénéficier de tous les avantages d’une société, sans en subir la moindre contrainte. Elles sont jalouses, même des hommes. Elles en ont été punies par la stérilité individuelle et le servage social, mais croyez-vous qu’elles aient commencé à se remettre un tant soit peu en question ? Non, c’est encore et toujours de la faute des hommes. Et pour avoir raison, elles mentent si bien que tous les autres hommes jettent l’opprobre sur le pauvre malheureux qui a eu l’audace de vouloir faire régner le bon sens chez lui ou au boulot. Enfin pour s’éviter tout ce genre de désagrément, tout conflit, toute remise en question, elles engagent des efféminés, des soumis qui leur rapporteront un petit salaire à la maison et qu’elles contrôleront de bout en bout. Et encore, cela ne les empêchera pas de jouer les mégères à domicile et de se soulager les nerfs sur leur souffre-douleur masculin, voire sur leurs enfants. Elles ne savent plus rien accueillir. Rien ni personne. Ce sont des capitaines fendus. Elles ne se distinguent pas du mâle à vrai dire. Je ne veux pas faire l’amour à un homme. 

_ Et pour lutter contre ça, vous avez choisi d’entrer en guerre contre elles et de mimer leurs attitudes ?

_ C’est à dire…

_ Vous-aussi vous ne pensez qu’à vous.

_ Vous avez raison, il y a quelque chose qui cloche. Il faut pourtant que nous nous en sortions de cette idéalisation. C’est inhumain et cela nous fait tous souffrir.

_ J’ai l’impression que tout ça vous dépasse. Et pour tout vous dire, ça me dépasse aussi. Pour que Dieu vous éclaire, vous me réciterez un chapelet complet. Maintenant passons à l’absolution…

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