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(Mythologie féministe) La famille bourgeoise du 19ème siècle

Publié le 12 juin 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

personnes saines d’esprit.

 

Pourquoi choisir l’exemple d’une famille catholique ?

Selon nos féministes, la religion aurait été et serait le cadre oppressif privilégié des femmes (par exemple vidéo osez le féminisme).

 

Pourquoi « bourgeoise » ?

J’étudierai une famille paysanne une autre fois. Mais dores et déjà, je peux affirmer que dans notre imaginaire collectif, la bourgeoise du 19ème représente un summum en termes « d’oppression », tandis que la paysanne bénéficie encore d’une image de femme forte parce qu’il en subsiste de cette espèce dans notre entourage.

 

Pourquoi « de province » ?

 

La France est essentiellement provinciale à cette époque, et la province est encore très liée à la campagne, également très majoritaire par rapport aux grands centres urbains.

 

 

Le choix de Zélie et de Louis Martin.

 

Je dois préciser que ce couple va bientôt être canonisé par notre Eglise catholique. Cela n’enlève rien à l’analyse que je vais faire puisque je me servirai plutôt de la pléthore de documents qui ont été rassemblés sur eux et sur leur mode de vie, plutôt que sur leur foi. Je me propose donc d’exposer un travail plus sociologique que théologique. Le choix de cette famille a un autre avantage : tout le monde pourra vérifier sur internet et de lui-même que les informations que je vais donner sont ici exactes. Et comme je l’ai précisé juste avant, nous verrons bien si la société dite « catholique » de l’époque était « oppressive » en particulier pour les femmes.

 

Martin Louis

Louis Martin autour de 60 ans

Environnement social et vie de Louis Martin (1823 Bordeaux-1894+ Lisieux).

Une société où il est naturel de se déplacer pour travailler.

Tout d’abord, ce qui surprend, et loin des images de société sclérosée dont nous avons hérité, c’est la mobilité géographique de Louis Martin durant sa jeunesse. Il est vrai que ce petit bourgeois est né d’un père militaire. Encore que cela n’explique pas tous ses nombreux voyages en Bretagne, à Strasbourg pour son apprentissage, ou dans les Alpes suisses pour prier. Ce mode de vie nous rappelle que de nombreux ouvriers, pas seulement des petits bourgeois, devaient quitter leur région pour trouver un maître artisan, mais aussi que les nombreux pèlerinages et couvents ont été l’occasion de mouvements de population importants aussi bien chez les prolétaires que chez les bourgeois. Sans parler des guerres de la république française qui sortaient le paysan de sa propriété contre sa volonté pour aller le faire mourir dans des conflits auxquels il n’adhérait pas forcément…

 

Une société bourgeoise peut-être plus cultivée que la nôtre.

La vie de Louis Martin, ce sont aussi les arts et les savoirs. Loin de l’image d’une époque obscurantiste où le manque d’école aurait gravement nuit à la culture, Louis Martin qui n’est qu’un simple horloger, possède des connaissances de base (langues étrangères, dessin, littérature) que la quasi-totalité de nos étudiants contemporains du supérieur ne maîtrisent plus : « Louis a des facilités en français, il cite aisément les classiques de la littérature et recopie dans des carnets ses passages préférés. Il est également très bon dessinateur. Lors de son apprentissage à Strasbourg, il apprend l’allemand » (2).

 

Le mariage : ce jeune homme n’en voit pas l’urgence.

Si la mariage est le cadre de domination patriarcal par excellence selon nos féministes, Louis Martin n’est pas du tout pressé d’accéder à ce statut, au contraire. Il cherche plutôt à lui échapper en se faisant moine. Cependant, cette vocation ne doit pas être la sienne puisque les hommes du monastère lui interdisent l’accès à la vie religieuse tant qu’il n’aura pas appris le latin/grec et qu’au bout d’un an, il choisit de se consacrer à son métier dans la vie civile plutôt que de continuer. Par la suite au lieu de se venger sur la première femme venue et d’exercer ses impitoyables prérogatives de mâle sur le beau sexe, il prospère tranquillement dans son métier de maître horloger, habitant de ci de là avec l’assentiment de toute sa famille, dont sa grand-mère qui l’héberge durant ses études tardives et qui ne voit rien « >

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22 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Marie Curie: la foule se presse à son premier cours à la Sorbonne en 1906" Figaro du 04/11/2020.

    C'est ça l'affreuse discrimination de toute une société contre les femmes ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La fin du Moyen Âge. Joël Blanchard : « L’histoire des Valois méritait d’être réhabilitée, relue en profondeur »" Breizh du 30/01/2020.

    "que l’on pense à Christine de Pizan, autrice d’un nombre considérable d’ouvrages poétiques mais aussi politiques, qui rivalisent avec ceux des clercs, des théologiens de l’Université ; dans le domaine de théologie, n’oublions pas non plus le cas de Marguerite Porete. "

    Ô mince alors, personne n'a censuré ces femmes. Elles pouvaient donc s'exprimer librement ! On m'aurait donc menti ?