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(Mythologie féministe) La famille bourgeoise du 19ème siècle

Publié le 12 juin 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

à redire à son chaste célibat.

 

Un petit patron doux et heureux.

Comme dans « L’ami Fritz », ce bienheureux exploiteur préfère passer du bon temps en compagnie de ses amis, et même aller à la pêche, plutôt que d’écraser ses ouvriers. Contrairement à notre époque de grand progrès où les bourgeois de gauche veulent faire travailler le prolétariat même le dimanche, le catholique Louis Martin refuse d’ouvrir son magasin le jour du Seigneur, au risque de perdre la plus grande partie de son bénéfice puisque c’est le seul intermède de la semaine qui voit les ruraux investir la ville. Quoiqu’on en dise, l’époque devait être plus douce que la nôtre, puisque vivre selon ses convictions ne l’empêche pas de prospérer. Cependant dans cette société dite « catholique », son confesseur le presse d’agir tout autrement. Mais Louis Martin refuse. De toute évidence, l’avidité et la compromission n’ayant pas d’âge, notre ministre du culte relais de la domination patriarcale selon nos féministes, était bien plus prompt à soutenir les appétits de luxe des femmes de son milieu social que les attentes spirituelles de l’honnête travailleur homme. Sans rancune…

 

Le mariage voulu par les femmes de sa famille.

A 35 ans, c’est un bon parti d’Alençon, mais il ne cherche pas spécialement une épouse : « Le travail, la prière, les bonnes œuvres, les saines distractions et les graves lectures suffisent à peupler son existence » (2). Par contre, sa mère est autrement plus pressée que lui de le voir exploiter la gente féminine. Elle a repéré la petite Zélie Guérin et va arranger l’affaire. Son bienheureux fils cède à ses obligations filiales et épouse la belle. Et je vous vois venir de loin cher lecteur scrupuleux « Léonidas, c’est bien beau une image d’homme heureux, installé, mais cela nous dit rien ou peu de choses sur la femme de cette époque certainement exploitée par l’affreux patriarcat ». Eh bien sachez fidèle lecteur que l’image de Zélie correspond encore moins à celle que nous nous faisons des femmes de cette époque, par rapport à Louis et à l’image des hommes de son époque.

 

martinzelieEnvironnement social et vie de Zélie Guérin (1831 Gandelain dans l’Orne – 1877+ Alençon)

 

Zélie Guérin, une femme libérée issue d’une société de femmes libérées.

Maman tient un café, Papa ancien militaire devenu menuisier ne ramène que peu de revenus au sein du foyer. Ainsi pas d’empêchement pour la femme de travailler à son propre compte, bien au contraire. Pire, filialement, Zélie Guérin entretient une relation affectueuse avec son père, elle qui n’est pourtant qu’une pauvre représentante du sexe féminin. Et par contre, sa mère, qui devrait agir par solidarité féminine dans ce monde de brutes, n’est pas très tendre avec ses filles… vous m’expliquerez le concept d’oppression patriarcale dans ce cadre.
Alors que l’école de la république n’existe pas encore, les bonnes sœurs de Picpus se chargent de son éducation. Elle y est tellement maltraitée qu’elle rêve de devenir religieuse.

 

A 20 ans, le couvent ne veut pas de Zélie Guérin.

Bien que très pratiquante, très croyante, l’Église juge que ce n’est pas sa vocation de devenir religieuse. Comment cela ? Une Eglise qui refuserait d’exploiter de serviables brebis ? Ah non, vous devez vous tromper. L’Église est un instrument d’exploitation des masses. Eh bien non, je ne me trompe pas. L’Église dit que la vocation de Zélie n’est pas d’entrer en noviciat, elle n’y entrera pas. Et pire, il semble que l’Église ait eu raison, car Zélie Martin est animée d’un puissant désir de maternité qu’elle va réaliser avec Louis. Mais il va falloir attendre…

 

Zélie Guérin se lance dans l’industrie à 22 ans.

point d'alençon

Point d’Alençon

Les bonnes sœurs lui ont appris la broderie, elle va finir de se former dans des ateliers de la ville d’Alençon puis engager des ouvrières et ouvrir sa propre production de « >

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22 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Marie Curie: la foule se presse à son premier cours à la Sorbonne en 1906" Figaro du 04/11/2020.

    C'est ça l'affreuse discrimination de toute une société contre les femmes ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La fin du Moyen Âge. Joël Blanchard : « L’histoire des Valois méritait d’être réhabilitée, relue en profondeur »" Breizh du 30/01/2020.

    "que l’on pense à Christine de Pizan, autrice d’un nombre considérable d’ouvrages poétiques mais aussi politiques, qui rivalisent avec ceux des clercs, des théologiens de l’Université ; dans le domaine de théologie, n’oublions pas non plus le cas de Marguerite Porete. "

    Ô mince alors, personne n'a censuré ces femmes. Elles pouvaient donc s'exprimer librement ! On m'aurait donc menti ?