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(Mythologie féministe) La famille bourgeoise du 19ème siècle

Publié le 12 juin 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

dentelles dans la maison familiale. Ses parents trouvent évident de soutenir leur fille dans ce projet. Elle se forme sur le tas, travaille de manière acharnée, connaît des galères infinies mais finit par faire beaucoup de fric. Sa soeur assure la partie commerciale sur Paris. Quand celle-ci les quitte pour le couvent, Zélie Guérin se retrouve sous la coupe d’un vendeur de la capitale. Elle a 25 ans. Heureusement, son mariage va lui permettre de se libérer progressivement de l’emprise de son patron. A 27 ans, elle reçoit une médaille d’argent de la ville d’Alençon pour son travail de brodeuse juste avant de se marier. Et à 31 ans, unie à Louis depuis 5 ans, elle peut reprendre la production à son propre compte. Même si les affaires de son mari restent juteuses, tout le monde trouve normal qu’elle fasse prospérer sa petite industrie à côté de celle de son mari. Pas d’oppression de la femme bourgeoise apparemment. Rien. A moins que ce genre d’us et coutumes n’aient cours que chez les catholiques pratiquants ? Il faudrait que nos progressistes nous expliquent cela. Il faudrait aussi qu’ils nous expliquent le concept d’« entreprise paternaliste » appliqué à une femme, puisque Zélie Gérin se soucie grandement du sort de ses ouvrières, de leurs conditions de travail, mais va aussi les visiter quand elles sont malades malgré la charge accablante de travail qui la tient. Un tel « paternalisme », on en rêverait aujourd’hui…

 

Ouvrières de la dentelle

 

Vie et environnement sociale de Louis et Zélie Martin.

Le mariage, une libération.

Louis et Zélie Martin en couple

Le couple Martin

Pourquoi une femme indépendante, avançant en âge, célibataire, souhaiterait se marier et entrer dans ce carcan moral du 19ème siècle tel qu’il est décrit par les féministes de notre époque ? Et pourtant entre Zélie et Louis, c’est bien Zélie qui est animée du plus fort désir de fonder famille. Leur rencontre est arrangée certes, mais par des femmes qui se fréquentent entre elles (la mère de Louis qui travaille chez Zélie). Loin d’être les victimes d’un système patriarcal, les deux membres de ce couple partagent des valeurs identiques, s’aiment au premier regard, et décident en toute conscience de se marier seulement quelques mois après leur rencontre. Là encore, qu’est-ce que les féministes ont à nous dire sur la liberté d’engagement d’une femme de cette époque. Ce capitaine d’industrie, ce tempérament fort, cette ardente personnalité se serait laissée convaincre par on ne sait qui, pour on ne sait quoi ? En vérité, comme à toutes époques, le célibat est une malédiction, non pour les hommes qui s’en accommodent trop bien, mais pour les femmes qui risquent de perdre le sens de leur existence. Cette malédiction quasi universelle est très bien décrite dans le film de Tommy Lee Jones « Homesman ». Le célibat pour l’homme, c’est la déchéance, et pour la femme, le suicide. Telle est la condition universelle de l’être humain et peut-être même animale. Il n’y a pas de vocation au célibat, seulement une croix dont on se charge volontairement ou pas. Que les féministes aient pu prendre cela pour une libération et en faire la promotion, en dit long sur leur superficialité. Jamais un intellectuel n’en saura aussi long sur la vie qu’un couple marié avec enfants, quand bien même cet intellectuel serait un ponte en matière de pédagogie, et que ce couple serait maltraitant pour sa progéniture.

 

Vie de couple

La sœur en charge des archives du Carmel de Lisieux écrit avec malice :

« Il règne une grande considération entre les deux époux. Zélie respecte l’autorité de son mari, et quand elle ne partage pas son avis mais pense avoir raison, elle sait en douceur l’amener à changer ses vues. » (2)

Je ne pense pas que Zélie ait toujours eu raison dans ce couple. Chère sœur, je voudrais d’ailleurs vous dire que les femmes n’ont pas toujours raison, for heureusement. Louis est surtout d’une sagesse et d’une foi extraordinaire, sans parler de sa tempérance naturelle. Il pleure doucement en tenant sa fille contre son coeur quand elle lui fait part de sa décision d’entrer au Carmel et lui assène des conseils d’une grande « >

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22 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Marie Curie: la foule se presse à son premier cours à la Sorbonne en 1906" Figaro du 04/11/2020.

    C'est ça l'affreuse discrimination de toute une société contre les femmes ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La fin du Moyen Âge. Joël Blanchard : « L’histoire des Valois méritait d’être réhabilitée, relue en profondeur »" Breizh du 30/01/2020.

    "que l’on pense à Christine de Pizan, autrice d’un nombre considérable d’ouvrages poétiques mais aussi politiques, qui rivalisent avec ceux des clercs, des théologiens de l’Université ; dans le domaine de théologie, n’oublions pas non plus le cas de Marguerite Porete. "

    Ô mince alors, personne n'a censuré ces femmes. Elles pouvaient donc s'exprimer librement ! On m'aurait donc menti ?