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(Mythologie féministe) La famille bourgeoise du 19ème siècle

Publié le 12 juin 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

sagesse. Mais plus encore, il soutient sa femme dans son activité. Ce notable finit même par abandonner son propre travail afin de poursuivre cet objectif. Oui, nous sommes bien au 19ème siècle au sein d’une société dite patriarcale. Quant à Zélie, que dire de la compagne idéale ? Cultivée, artiste, attentive, croyante, dévouée, travailleuse, engagée, charitable, pudique, belle, intelligente, espiègle. Si on ne croit pas en la sainteté, force est de reconnaître qu’une époque d’absolu oppression morale n’aurait pu accoucher de tels êtres.

 

Louis et Zélie Martin, l’idéal féministe du 21ème siècle.

A la limite, ce couple catholique dans leur environnement social du 19ème siècle, est l’idéal absolu féministe réalisé sur terre : l’homme arrête son activité pour soutenir sa femme et participer à l’éducation des enfants; l’épouse est entrepreneure, indépendante, prend la décision de se marier à un âge bien avancé; leurs choix ne semblent pas remis en cause par la société ; pas de pression sociale mais une aide bienveillante pour s’épanouir, en particulier à l’égard des filles; mobilité géographique pour suivre les femmes (déménagement du couple d’Alençon à Lisieux); rien ni personne n’y trouve à redire, tout semble aller de soi, sans heurts ni conflits, sauf avec l’ecclésiaste confesseur qui voudrait que Louis Martin rende à Cléopâtre ce qui ne lui appartient pas ; en observant cette peinture sociale réaliste et significative, il est presque à se demander si les féministes ne militent pas pour conquérir ce qu’elles se sont acharnées à détruire.

 

 

Conclusion : La Sainteté versus le féminisme.

Pour d’autres raisons que celles que j’ai exposées, Louis et Zélie vont être déclarés saints. Comme mon Eglise, je le sens, je le souhaite, je le veux. Ce couple sera un modèle pour notre époque en perdition. En parallèle aux attitudes que j’ai décrites, l’accueil des pauvres chez soi, la diligence envers eux, la charité, l’abnégation, la fermeté et la tendresse dans l’éducation, la complémentarité des rôles, ne sont pas des concepts qui se comprennent dans celui de « domination patriarcale ». Quand bien même on ne serait catholique, il est facile de comprendre que ces pratiques sociales généralisées ne peuvent pas trouver leur place dans un cadre matérialiste. La bonté ne s’explique pas, elle se décide. Et seul Un plus grand que nous peut nous aider à la vivre, au milieu des difficultés de notre temps. Dans une histoire humaine, le féminisme n’a pas sa place. Il est antéchrist, il est antichrist. Mais plus encore pour les gens qui me lisent et qui ne seraient pas croyant : il est anti-scientifique. Il dénature une histoire auquel on ne peut plus rien comprendre. De ce fait, l’existence entre hommes et femmes en devient plus difficile, en particulier pour ceux qui veulent vivre en humanité.

Zélie et Louis Martin sont le fruit d’une époque et d’une Eglise par trop caricaturées. L’amour, le respect, la complémentarité entre hommes et femmes, ont existé, et ils tendent à disparaître surtout depuis que des êtres humains se disant féministes ont décidé de faire mieux. Car rien de grand ne s’érige avec la raison seule qui ne peut être bénéfique qu’en soutien d’une vraie foi qui vient d’ailleurs. « L’oppression patriarcale » au 19ème siècle et celle d’aujourd’hui n’ont jamais existé, pas plus que la « domination masculine ». Ces concepts sont inopérants à englober une réalité sociale complexe faite de complémentarité, mais aussi de supériorité objective des femmes dans bien des domaines, qu’ils soient familiaux comme nous le rappelle François Mauriac pour le pire dans « Le nœud de vipères », ou sociaux comme ce genre de cas pratique l’illustre bien. Les femmes à de nombreuses époques ont tenu des auberges, des lupanars, des exploitations agricoles ou même les rênes du pouvoir politique quand elles ont jugé avec plus ou moins d’à propos, qu’il était de leur intérêt de payer le prix pour y accéder (1). Durant la période industrielle, leur culture du vêtement les a fait se lancer dans de petites unités de production, et on les a laissées agir autant qu’elles le désiraient, c’est à dire autant qu’elles en avaient les compétences et la volonté. Le monde ne s’est jamais porté mieux que lorsque ces revendications de réussite publique n’ont pas été plaquées sur toutes en réponse à une jalousie de quelques unes à l’égard des hommes. La société politique brouille la société civile quand elle veut s’occuper de religion, tout comme la société religieuse brouille la société civile dès qu’elle veut ignorer la réalité. Aujourd’hui, « >

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22 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Marie Curie: la foule se presse à son premier cours à la Sorbonne en 1906" Figaro du 04/11/2020.

    C'est ça l'affreuse discrimination de toute une société contre les femmes ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "La fin du Moyen Âge. Joël Blanchard : « L’histoire des Valois méritait d’être réhabilitée, relue en profondeur »" Breizh du 30/01/2020.

    "que l’on pense à Christine de Pizan, autrice d’un nombre considérable d’ouvrages poétiques mais aussi politiques, qui rivalisent avec ceux des clercs, des théologiens de l’Université ; dans le domaine de théologie, n’oublions pas non plus le cas de Marguerite Porete. "

    Ô mince alors, personne n'a censuré ces femmes. Elles pouvaient donc s'exprimer librement ! On m'aurait donc menti ?